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Conseils, science, sante et bien-être


Pourquoi la pneumonie fait si peur

Publié par MaRichesse.Com sur 13 Septembre 2016, 10:02am

Catégories : #SCIENCE, #SANTE-BIEN-ETRE

Pourquoi la pneumonie fait si peur

La candidate démocrate Hillary Clinton a arrêté sa campagne provisoirement à cause d'une pneumonie. Cette maladie est traitable mais elle peut se révéler dangereuse chez les personnes de plus de 65 ans.

Ainsi est-on passé du «coup de chaud» à la «pneumonie». Soit d’une défaillance brutale nécessitant une hospitalisation à une pathologie infectieuse qui peut laisser tout redouter –a fortiori chez une personne âgée de 68 ans ayant, dans ses antécédents récents, un accident vasculaire cérébral nécessitant un traitement par anticoagulant. En refusant une politique de réelle transparence médicale, l’entourage d’Hillary Clinton laisse la porte ouverte à toutes les supputations après le malaise de la candidate ce 11 septembre

 

Du «coup de chaud» à la pneumonie

Le véritable «coup de chaud» («hyperthermie») est une urgence médicale, il correspond à une défaillance du système naturel de thermorégulation de l’organisme. C’est le plus souvent la conséquence d’une trop forte chaleur ambiante associée à une absence de ventilation. C'est ce diagnostic qui fut avancé dans les minutes qui suivirent le départ de la candidate démocrate de cérémonie organisée en mémoire des victimes des attentats du 11 septembre 2001.

 

Or, il ne semblait guère compatible avec les conditions météorologiques de New York (température de 27°C,  soleil brillant par intermittence). Il ne coïncidait pas, non plus, avec l’absence d’hospitalisation et l’apparent rétablissement rapide de la malade.

 

La communication officielle fut alors rapidement modifiée. Et le Dr. Lisa Bardack, médecin personnel d’Hillary Clinton a révélé, dans un communiqué rendu public par l’équipe de campagne de la candidate, qu’elle «souffrait d’une toux liée à des allergies» et que le vendredi 9 septembre, lors de l’examen de cette forte toux prolongée, une pneumonie avait été diagnostiquée. Elle a alors été placée sous antibiotiques, et il lui a été conseillé de se reposer et de modifier son agenda. Conseils suivis, puisque la candidate a annoncé qu’elle suspendait toute activité pendant deux jours, les 12 et 13 septembre. 

 

Un terme vague

«Pneumonie»: ce terme, assez vague, désigne presque toujours aujourd’hui une «pneumonie aiguë», soit une infection aiguë des voies aériennes inférieures avec atteinte inflammatoire des alvéoles, des bronchioles et des tissus pulmonaires. Les risques les plus élevés correspondent aux pneumonies diagnostiquées chez les enfants, les personnes âgées (de plus de 65 ans, comme Hillary Clinton) et celles souffrant d’immunodéficience. Mais, à lui seul, le terme est trop vague pour aider à formuler un pronostic.  

Les causes de pneumonie sont nombreuses et différents éléments peuvent additionner leurs effets. Il s’agit le plus souvent d’infections dues à des bactéries (ou à des virus) dont l’agressivité est très variable en fonction de l’état général de la personne infectée. Il y a trois types d’agents infectieux pour les pneumonie: des bactéries, des virus ou des champignons microscopiques. Selon l’OMS, les agents pathogènes les plus couramment impliqués sont les Streptococcus pneumoniae(le plus souvent à l’origine de la pneumonie bactérienne chez l’enfant),Haemophilus influenzae type b (la deuxième bactérie la plus courante), le virus respiratoire syncytial (l'agent pathogène le plus fréquent en cas de pneumonie d’origine virale) et Pneumocystis jirovecii, un champignon qui est la cause principale de pneumonie chez l’enfant de moins de six mois infecté par le VIH.

La pollution atmosphérique peut également jouer un rôle aggravant de surinfection. Le diagnostic est facilement établi et confirmé par quelques examens complémentaires (radiographie pulmonaire, scanner thoracique). Le plus souvent un traitement de fond par antibiothérapie est indispensable, les antibiotiques devant, autant que faire se peut, être adaptés aux bactéries identifiées chez le malade. Une hospitalisation peut aussi être nécessaire avec oxygénothérapie et kinésithérapie. Dans les cas les plus graves, il est possible de mourir d'une pneumonie, lorsque le traitement est inadapté. Et, plus fréquemment, lorsque l'organisme infecté est d'une très grande fragilité (notamment les personnes très âgées et celles gravement immunodéprimées). La mort est alors la conséquence d'une défaillance respiratoire massive. En France, au début des années 2000, les pneumonies représentent près de la moitié des décès par infection chez les hommes et chez les femmes (25.000 décès soit 5% de la mortalité toutes causes confondues), souligne l'institut de veille sanitaire

 

Bilan médical des candidats

Rentrée chez elle à Chappaqua dans l'État de New York, la médecin d'Hillary Clinton a indiqué qu'elle «récupérait bien». Selon le New York Times, le Dr. Lisa Bardack, avait bien diagnostiqué la maladie vendredi, mais «sans préciser le type de pneumonie contractée par Hillary Clinton ou détailler l'examen subi la semaine dernière»

En juillet 2015, le Dr. Lisa Bardack avait signé un certificat résumant les antécédents médicaux de sa patiente. Elle faisait alors mention d’une hypothyroïdie, d’allergies saisonnières, de deux accidents thrombotiques (1998 et 2009), d’un accident vasculaire cérébral (2012), d’un traitement par anticoagulant (Coumadine ou warfarine).  

Cette transparence était-elle suffisante? «Je peux attester que les Américains ont besoin de beaucoup plus d’informations médicales de la part de ces deux candidats. A ces âges-là, il peut commencer à leur arriver des choses»écrivait le 9 septembre dernier, dans le Washington Post, le Dr. David ScheinerCe médecin était, en 2008, le signataire du bulletin de santé de Barack Obama. Le candidat républicain Donald Trump a, à plusieurs reprises pendant la campagnequestionné la santé de la candidate. Le flou autour du diagnotic de la pneumonie de la candidate démocrate pourrait bien donner un nouvel argument à Trump. Il lui a, pour l'instant, souhaité un bon rétablissement

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