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Pétrole : l’Arabie saoudite et la Russie vont « coopérer »

Publié par MaRichesse.Com sur 5 Septembre 2016, 05:16am

Catégories : #MONDE, #ECONOMIE

Pétrole : l’Arabie saoudite et la Russie vont « coopérer »

Les deux pays ont signé en marge du G20 un accord de coopération pour soutenir le marché, mais sans mesure concrète à ce stade.

Les marchés ont vivement réagi à l'annonce de la signature, en marge du G20 lundi, d'un accord de coopération entre la Russie et l'Arabie saoudite : le brent pour livraison en novembre a bondi de plus de 5 % après l'annonce, à 49,3 dollars le baril, pour finalement retomber à X dollars (+X % sur la séance).

Le ministre de l'Energie russe Alexandre Novak, et son homologue saoudien Khaled Al-Faleh, ont signé une déclaration commune, affirmant « l'importance d'un dialogue constructif et d'une coopération étroite entre les principaux pays exportateurs afin de soutenir la stabilité sur le marché du pétrole et garantir un niveau constant d'investissement sur le long terme ». Moscou et Riyad ont annoncé la création d'un groupe de travail chargé d'envisager des actions communes en ce sens.

image: http://www.lesechos.fr/medias/2016/09/05/2025000_petrole-larabie-saoudite-et-la-russie-vont-cooperer-web-0211258485391.jpg

Pas de gel de la production

Rien de concret toutefois n'a été annoncé à ce stade -et en tout cas pas le fameux gel de la production attendu. « Nous avons un certain nombre d'outils à notre disposition », a simplement indiqué Alexandre Novak, tandis que Khaled Al-Faleh soulignait, de son côté, qu'il n'était à ses yeux « pas nécessaire actuellement de geler la production ».

  •  

« Les marchés ont réagi positivement car il n'est pas neutre que ces deux acteurs de poids se parlent. Cela pourrait aussi créer une dynamique chez d'autres producteurs », explique Francis Perrin, président de Stratégies et Politiques énergétiques. L'Arabie saoudite, leader de l'Opep et deuxième producteur mondial de brut, dit depuis des mois qu'un accord n'est envisageable qu'avec la participation de la Russie, non membre de l'Opep et troisième producteur mondial.

Mais la probabilité d'un gel des productions ne semble pas plus élevée pour autant. Et ce, même si le Koweit ou les Emirats Arabes Unis se sont félicités de la déclaration. « Je ne vois pas pourquoi des pays qui n'ont pas réussi à se mettre d'accord en avril, lorsque le baril était tombé à 30 dollars, trouveraient aujourd'hui un terrain d'entente, alors qu'il évolue autour de 50 dollars », poursuit Francis Perrin.

À 

En avril dernier, à Doha, les pays producteurs avaient semblé assez proches d'un accord, mais l'Arabie saoudite avait opéré une volte-face surprise en exigeant la participation de l'Iran. Or Téhéran, qui sort de plusieurs années de vaches maigres avec la levée de l'embargo début 2016, veut retrouver au moins son niveau pré-sanctions (4 millions de barils par jour) avant même de commencer à envisager le moindre effort -à supposer qu'il y consente un jour. Malgré la croissance de la production iranienne, on n'y est pas encore. « Selon l'AIE, elle a atteint 3,6 Mb/j en juillet », indique Francis Perrin.

Les principaux pays producteurs de pétrole doivent se retrouver à la fin du mois à Alger, pour un forum international sur l'énergie. Ils ont prévu à cette occasion une rencontre « informelle », mais qui ne devrait pas non plus déboucher sur de grandes décisions (« Les Echos » du 5 septembre).


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