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Conseils, science, sante et bien-être


Penser donne faim, bouger rassasie

Publié par MaRichesse.Com sur 19 Septembre 2016, 20:50pm

Catégories : #SANTE-BIEN-ETRE, #CERVEAU, #SCIENCE

Penser donne faim, bouger rassasie
Les activités intellectuelles font consommer davantage de calories.

 

Activer ses méninges est-il source d'embonpoint? Il y a quelques années, des chercheurs de l'université de Laval (Québec) ont soumis des étudiantes âgées d'environ 23 ans à un exercice intellectuel de 45 minutes. Les volontaires devaient lire un texte puis le résumer avant de se voir offrir, pour le déjeuner, leur pizza préférée «à volonté».

Ce qui intéressait les chercheurs n'était pas le travail mental demandé mais la quantité de calories ingérées après l'effort. Or, comparées à d'autres étudiantes mises au repos intellectuel pendant 45 minutes avant le déjeuner, les «intellectuelles» consommaient en moyenne 202 calories de plus (l'équivalent de 145 g de pâtes). Et pour cause, leurs prises de sang indiquaient des variations importantes de leur taux de sucre dans le sang (glycémie), preuve que leur cerveau en ébullition avait pioché allégrement dans cette source d'énergie immédiatement disponible. Après l'effort intellectuel, le réconfort calorique! 

 

Une surconsommation insidieuse

Un piège nutritionnel particulièrement subtil car on ne se rend pas compte de cette «surconsommation» induite par l'activité intellectuelle. En effet, lorsque les étudiantes étaient interrogées sur leur appétit, il n'était ni plus ni moins aiguisé que celui de leurs consœurs moins sollicitées intellectuellement.

Huit ans plus tard, William Neumeier, chercheur en stage postdoctoral au département de psychologie de l'université d'Alabama à Birmingham (États-Unis), a voulu vérifier s'il n'y avait pas un moyen de contrebalancer ce piège métabolique. Grâce au sport!

Dans le protocole, cette fois, tous les étudiants, hommes et femmes, devaient effectuer un travail intellectuel de 20 minutes. La séparation en deux groupes se faisait ensuite. La moitié devait se reposer pendant 15 minutes, physiquement et intellectuellement, pendant que l'autre moitié cavalait sur un tapis de course.

Résultat publié dans la revue Medicine & Science in Sports & Exercise : au déjeuner qui suivait, ceux qui s'étaient reposés après l'effort intellectuel consommaient en moyenne 100 calories de plus qu'en condition de base. À l'inverse, ceux qui avaient enchaîné sur le quart d'heure d'efforts physiques avalaient en moyenne 25 calories de moins! Ajouté à la dépense calorique liée à l'effort physique fourni, le bénéfice moyen était encore plus important puisqu'il revenait à 200 calories en moins. Doublement rentable! 

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