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Nicolas Sarkozy veut parler de «la réalité dont personne ne parle»

Publié par MaRichesse.Com sur 17 Septembre 2016, 06:31am

Catégories : #POLITIQUE, #FRANCE

Nicolas Sarkozy veut parler de «la réalité dont personne ne parle»

À Mandelieu, l'ex-président s'est une nouvelle fois présenté comme le «candidat de la majorité silencieuse».

Envoyée spéciale à Mandelieu (Alpes-Maritimes)

Au lendemain de son émission sur France 2, Nicolas Sarkozy s'est dit «très content». «J'ai parlé à tout le monde», confiait-il, peu après. En meeting, vendredi soir, à Mandelieu-La Napoule, devant près de 2000 personnes, le candidat à la primaire de la droite a ironisé sur l'émission de France 2. «J'ai passé une tellement bonne soirée hier soir au cœur de la pensée unique qui vous explique ce que vous avez le droit de penser et de dire!…On se demande bien où ils trouvent une telle arrogance…», a-t-il glissé à la tribune, sous les applaudissements nourris de la salle.

À Mandelieu, Nicolas Sarkozy est venu «parler de la France» mais surtout, dans une longue anaphore, du «retour à la confiance» qui, selon lui, ne peut se faire qu'à deux conditions: «Dire la vérité sur la situation de notre pays» et «rétablir l'autorité de l'État». «La vérité, c'est refuser le déni, ce déni qui a gagné une partie des élites de notre pays qui refusent de voir la situation en face», a soutenu le candidat, ajoutant qu'il ne serait «pas le président de la naïveté ni de l'impuissance». Une façon de renvoyer François Hollande et Alain Juppé dos à dos. Car à la tribune, le candidat a aussi clairement souligné qu'il était «candidat à la primaire de la droite et du centre, pas candidat à la primaire de la droite, du centre et de la gauche. Ça, ce n'est pas moi!». Une allusion directe à son adversaire Alain Juppé qui a été clairement comprise par la salle.

Dans ce département frontalier de l'Italie où l'afflux de migrants est croissant, le candidat a poursuivi sur le retour de la confiance «qu'il n'y aurait pas si nous laissons nos frontières ouvertes, au-delà de nos capacités d'accueil et d'assimilation». «Dire la vérité ici, à quelques kilomètres de la frontière italienne, c'est prendre la mesure de l'ampleur de la crise migratoire qui touche notre pays», a-t-il encore ajouté, rappelant sa proposition d'un Schengen II, d'une nouvelle politique d'immigration et d'un délai de cinq ans avant qu'un étranger qui s'installe en France puisse bénéficier des «prestations sociales non contributives». 

 

«Ce dont personne ne veut parler»

Se présentant comme le «candidat de la majorité silencieuse», Nicolas Sarkozy a affirmé qu'il parlait «de la réalité», «ce dont personne ne veut parler». «Certains témoins m'ont raconté ces adolescents de 16 à 17 ans terrorisés et qui, à l'arrivée de contrôleurs ou des douaniers, cherchent à se dissimuler dans les porte-bagages, sous les sièges ou dans les toilettes, implorant des voyageurs tout aussi épouvantés de leur venir en aide», a-t-il raconté en évoquant le train de nuit Milan-Paris. «Voilà ce que les Français qui voient ce qui se passe ne peuvent plus admettre, a rebondi l'ancien président. Ils ne peuvent plus admettre que le pouvoir détourne le regard. Ils ne peuvent plus admettre d'être stigmatisés tout simplement parce qu'ils sont les témoins et parfois les victimes d'une réalité que personne n'a le droit de dénoncer sous peine d'être condamné au silence ou au pilori médiatique.» «Bien sûr que quand on voit ces malheureux traverser la Méditerranée on est bouleversé, a nuancé Nicolas Sarkozy. Ils pourraient être nos frères mais nous avons la responsabilité de la France. Nous ne pouvons pas être submergés car ça conduirait à un affrontement entre différentes communautés. Chez nous, le communautarisme, on n'en veut pas! Il y a une seule communauté, la République.»

Ovationné par le public, Nicolas Sarkozy en est venu à parler du burkini dans cette ville où le maire LR, Henry Leroy, a pris un arrêté en 2013. «Si on veut tellement mettre un burkini, il y a des pays où c'est possible! Si c'est un tel plaisir, que ceux qui veulent nous imposer ces règles aillent dans ces pays!», a énoncé le candidat, rappelant la «tradition française pour l'émancipation de la femme». «Je ne suis pas décidé à accepter que cette lutte pour l'égalité soit bafouée parce que des esprits moyenâgeux veulent imposer une inégalité en France. Chez nous, sur les plages, les hommes ont le droit d'être en maillot de bain, les femmes aussi! Nous n'accepterons pas de transiger sur les principes de République», a-t-il déclaré. En conclusion de cinquante minutes de discours, Nicolas Sarkozy a invité la salle à faire «entendre sa voix» dans la campagne. 

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