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Les combines utilisées par les footballeurs pour parier

Publié par MaRichesse.Com sur 27 Septembre 2016, 16:22pm

Catégories : #FAITSDIVERS, #BELGIQUE

Les combines utilisées par les footballeurs pour parier

Le scandale des paris sportifs qui touche le football belge prend chaque jour des proportions de plus en plus grandes. Après Olivier Deschacht (Anderlecht), Knowledge Musona (Ostende) et Laurent Henkinet (Waasland-Beveren), c'est le nom de Tuur Dierckx (Antwerp, ex-Club Bruges) qui a été cité. Dans Het Nieuwsblad, plusieurs footballeurs anonymes révèlent les trucs utilisés par les joueurs pour gagner de l'argent en toute discrétion. "Parier sur son propre match, tout le monde le fait."

Le nom de Knowledge Musona (Ostende) a aussi été cité © photo news.
© photo news.

1. Se faire payer par un ami
Deschacht, Musona ou Henkinet possédaient tous un compte en ligne à leur nom. Pas très malin, diront certains, surtout que la loi interdit aux sportifs de parier sur des événements sur lesquels ils ont une influence directe. 

Mais contourner la loi n'est pas forcément compliqué. Soit vous demandez à un ami d'aller parier en cash dans un bureau de paris, soit vous lui demandez de créer un compte en ligne à son nom, avant de vous partager les gains. "La saison passée, vous auriez dû voir à quelle vitesse les mises changeaient quand il apparaissait que Defour n'allait pas jouer avec Anderlecht", raconte une source à l'intérieur du vestiaire du RSCA.

2. Parier sur les matches des réserves
Parier sur ses propres matches, c'est illégal. C'est pour cette raison que les matches des équipes réserves sont de plus en plus prisés. S'il est possible de miser sur ces rencontres, c'est parce que les bureaux de paris veulent absolument pouvoir proposer des matches tous les jours. 

Dans les noyaux de D1, on sait très vite combien de joueurs du noyau A évolueront avec le noyau B l'espace d'une rencontre. Un coup de téléphone à un collègue qui joue dans une autre équipe et on dispose d'informations précieuses. 

"C'est un problème", reconnaît Dennis Mariën d'Unibet dans Het Nieuwsblad. "C'est pour ça que depuis le mois d'août, il n'est plus possible de parier sur ces matches avant le coup d'envoi, mais uniquement lorsque la rencontre a déjà commencé et que tout le monde connaît les compositions."

Il reste quand même quelques bureaux qui continuent à proposer les matches des espoirs bien avant le coup d'envoi.

 
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Tuur Dierckx (Antwerp) a avoué qu'il pariait régulièrement © photo news.
Laurent Henkinet, le gardien de Waasland-Beveren lui aussi mouillé © belga.

3. Miser sur les cartons ou rentrées en touche
Une technique plus subtile consiste à parier sur l'équipe qui fera la première rentrée en touche ou l'équipe qui prendra un carton jaune sur une période définie d'un match (entre la 45 et la 60e minute par exemple).

"Un jour, un collègue a gagné des centaines d'euros pendant un match contre Lokeren en prenant une carte jaune au bon moment", confie un footballeur anonyme. Un autre poursuit: "L'idéal, ce sont les matches de fin de saison. Prendre une jaune dans le dernier quart d'heure vous fait gagner de l'argent, tandis qu'il n'y a aucune conséquence sportive."

Les rentrées en touche sont également prisées. Il suffit d'envoyer un long ballon beaucoup trop loin dès l'entame du match pour passer à la caisse. 

"C'est vrai qu'il est possible de miser sur 150 choses différentes mais 55 à 60% des mises concernent le résultat", insiste Marïen d'Unibet. "Parier sur la première remise en jeu ou sur le premier carton jaune est tellement minime que nous détectons directement lorsque les gains sont anormaux. Remporter 1000 euros de cette façon, cela ne me semble pas réaliste."

4. Pour le fun
Les joueurs de foot gagnent souvent beaucoup d'argent. Beaucoup d'entre eux parient plus pour le fun et pour instaurer une sorte de compétition avec leurs collègues. C'est un petit jeu entre les joueurs, parfois même avec les journalistes ou les employés du club. 

Tant qu'ils ne manipulent pas le résultat, ils ne voient pas où est le problème. C'est aussi le cas dans les divisions inférieures. "Toute notre équipe parie", racontait la saison passée au Nieuwsblad un joueur de Heist, alors en Division 2. 

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