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Les Bordelais sont en rang serrés derrière Alain Juppé

Publié par MaRichesse.Com sur 28 Septembre 2016, 06:09am

Catégories : #POLITIQUE, #PEOPLE, #FRANCE

Les Bordelais sont en rang serrés derrière Alain Juppé

Le 2 juillet 2017 est une date que tous les Bordelais guettent. Ce jour-là, si d’ultimes retards ne viennent pas perturber les plans, la future Ligne à grande vitesse (LGV) destinée à relier Paris à Bordeaux en deux heures (plus de trois aujourd’hui) sera opérationnelle. Une course contre la montre qui fait écho à une autre accélération, simultanée: celle de la présidentielle française pour laquelle le maire de la ville demeure aujourd’hui favori.

Avec 37% d’intentions de vote au premier tour de la primaire de la droite et du centre, selon un sondage publié lundi, Alain Juppé reste le mieux placé pour l’emporter au sein de son camp politique. Tous les sondages le donnent encore en finale, en mai 2017, contre Marine Le Pen, et les premières vagues de tracts appelant les Bordelais à voter pour lui ont été distribuées au cours du week-end. Problème: un autre écart se resserre à grande vitesse, celui qui le sépare de Nicolas Sarkozy. Avec 33% d’intentions de vote à la primaire, l’ex-président et son ancien chef de la diplomatie sont au coude-à-coude.

Ville la plus attractive du pays

Sur les quais de la Garonne, l’affaire est entendue. Difficile, dans la cité girondine que toutes les enquêtes désignent comme la ville la plus attractive de France, de trouver des voix pour défendre Sarkozy contre «Juppé de Bordeaux», titre d’un livre tout juste publié (Ed. Sud-Ouest). «Un an avant son possible départ pour l’Elysée, et quatre ans avant le prochain scrutin municipal (2019), le maire de Bordeaux semble avoir balisé le terrain», explique son auteur, Bernard Broustet.

Balisé localement, avec l’implantation de sa dauphine désignée Virginie Calmels, 41 ans, venue du secteur privé et de l’audiovisuel. Balisé nationalement avec une équipe de campagne au fort ancrage girondin. Son principal conseiller, Gilles Boyer, dirigeait jusqu’en 2014 son cabinet à la mairie. Son épouse Isabelle y réunissait encore ces jours-ci le club des «femmes pour Juppé». Lundi, l’édile y était pour recevoir le maire de la ville japonaise de Fukuoka. Bordeaux vitrine: «Si l’on ramène ses réussites locales à l’aune de la France, il a démontré qu’il sait changer les choses, même si une partie du crédit revient aussi à la région, dirigée par le socialiste Alain Rousset», poursuit Bernard Broustet.

Ce «Juppé de Bordeaux» n’est pourtant pas sans ennemi, au plan local comme au plan national. Dans l’estuaire de la Gironde, le sarkozyste à la manœuvre est, selon les juppéistes, le député-maire d’Arcachon Yves Foulon. C’est à ce dernier qu’ils reprochent ouvertement d’avoir, lors du meeting de Nicolas Sarkozy fin 2014, fait siffler «Alain». Une conseillère municipale accuse: «On connaît leurs méthodes: des bus remplis de personnes âgées acquises à Sarko. On s’attend au pire.»

Ville miroir

Dans la cour pavée du Palais Rohan, la mairie de Bordeaux, une autre collaboratrice s’inquiète d’une phrase dans les statuts de la primaire, pourtant acceptés par Alain Juppé. Les électeurs devront, en plus de s’acquitter de 2 euros, signer un engagement à soutenir «les valeurs de la droite et l’alternance». De quoi décourager les pro-Juppé de gauche: «Même ici, dans sa ville où il a été réélu au premier tour avec 60,9% des voix en mars 2014, Juppé aura du mal à convaincre les électeurs socialistes de se déplacer et de voter pour lui», juge l’ancien rédacteur en chef de «Sud-Ouest» Henri de Grandmaison.

 

Avec les Bordelais pour échanger sur mon projet pour la. Enthousiasme et .

 
 

Bordeaux miroir. La ville s’est réinventée en vingt ans, depuis le départ de son maire historique de l’après-guerre, Jacques Chaban-Delmas, en 1995. Alain Juppé y a ratissé large. Or la présidentielle est un sprint. Et la primaire un zoom: «Le chiffre qui inquiète le plus est le score de 47% réalisé par Sarkozy auprès des sympathisants du parti Les Républicains. Juppé est en décalage», note l’universitaire bordelais François Dubet. S’y ajoute la face cachée du juppéisme, celle que les Bordelais connaissent bien: le caractère du maire. Lorsqu’il discute long terme, rénovation urbaine, projets, l’homme sait être détendu et faire confiance. «Il sait fixer le cap, mettre sur les rails», note Pascal Gerasimo, l’un des principaux pilotes de la rénovation immobilière à Bordeaux. Sauf que ce TGV politique peut déraper: «Quand il est en difficulté, il perd ses moyens et devient cassant, bête, méchant, hautain», tranche la députée PS Michèle Delaunay.

Bordeaux contre Neuilly

La donne est résumée. François Fillon, Bruno Le Maire ou Jean-François Copé – les principaux autres candidats à la primaire de la droite – vont essayer d’exister.

 

Mais le duel, in fine, sera celui entre Bordeaux et Neuilly. Juppé, le Bordelais d’adoption (il est originaire des Landes) qui ne veut pas surenchérir sur l’identité, et a localement toujours défendu des compromis avec la gauche sur l’aménagement de la métropole. Sarkozy le Parisien des Hauts-de-Seine (le département le plus riche du pays), qui toise la province et ne l’aime guère. Deux France que les succès bordelais n’estompent pas: «Alain Juppé doit l’emporter pour montrer que les grandes villes françaises sont la chance de réinventer l’Hexagone. Bordeaux est aussi le laboratoire d’une politique moins passionnée, moins caricaturale», estime sa dauphine Virginie Calmels. Mais certaines caricatures ont la vie dure… 

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