Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Marichesse.com

Marichesse.com

Conseils, science, sante et bien-être


Les Bahamas Leaks expliqués en trois minutes

Publié par MaRichesse.Com sur 22 Septembre 2016, 04:26am

Catégories : #ECONOMIE, #MONDE

Les Bahamas Leaks expliqués en trois minutes

De quels documents parle-t-on?

Il s’agit d’une sorte de registre du commerce officieux qui liste 175 480 structures offshore enregistrées dans ce paradis fiscal entre 1990 et 2016. Les documents donnent l’identité des directeurs de ces sociétés-écrans.

Certaines de ces informations devraient se trouver au registre du commerce bahamien – accessible à tous moyennant redevance – mais n’y figurent pas. C’est le cas de l’ancienne commissaire européenne Neelie Kroes, qui a été administratrice d’une société offshore, ce qui n’apparaissait pas au registre du commerce.

 

Quelle est la différence avec l’affaire des Panama papers?

Les Panama papers révélaient des documents internes àun cabinet panaméen, Mossack Fonseca, sur des sociétés immatriculées par lui dans plusieurs paradis fiscaux.

Les Bahamas Leaks concernent des sociétés immatriculées par de nombreux cabinets aux Bahamas.

Contrairement aux Panama papers, les journalistes n’ont pas eu accès à des documents complémentaires comme des e-mails. Il n’est donc pas possible de savoir si les sociétés ont été utilisées à des fins légales ou non. De plus, ces documents ne donnent que les administrateursdes sociétés et rarement les actionnaires ou les véritables bénéficiaires. Les administrateurs ne peuvent être que des prête-noms.

Le nombre de documents est beaucoup moins grand (1,3 million de fichiers contre 11,5 pour les Panama papers).

Qui est mis dans l’embarras par les Bahamas Leaks?

Parmi les hommes politiques qui ont administré des sociétés offshore, on trouve le ministre des Finances canadien Bill Morneau, le vice-président angolaisManuel Vicente, l’ancien émir du Qatar Hamad Ben Khalifa Al-Thani, l’ancien premier ministre de MongolieSukhbaataryn Batbold ou encore l’ancien ministre colombien des mines Carlos Caballero Argaez. Il a aussi été révélé que la Néerlandaise Neelie Kroes a été directrice d’une entreprise offshore créée aux Bahamas alors qu’elle était commissaire européenne à la concurrence, ce qui est interdit.

 

De quoi se rendent coupables ceux qui sont cités dans les Bahamas Leaks?

A priori, rien. Il n’est pas illégal d’être administrateur d’une société offshore. Ces sociétés peuvent cependant être utilisées pour blanchir de l’argent ou frauder le fisc, c’est pourquoi leurs détenteurs sont suspects.

Etre administrateur d’une société offshore peut être jugé incompatible avec certaines fonctions, en particulier politiques.

D’où vient la fuite?

La «Süddeutsche Zeitung», qui a reçu les documents, ne divulgue pas l’identité de sa source.

Peut-on consulter ces documents?

Oui, une grande partie a été ajoutée à la base de données en ligne de l’offshore tenue par le Consortium international des journalistes d’investigation. Cette base de données est publique et peut-être consultée ici

 Source

Commenter cet article

Archives