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Le système immunitaire aide à brûler les graisses inutiles

Publié par MaRichesse.Com sur 11 Septembre 2016, 11:53am

Catégories : #SANTE-BIEN-ETRE, #OBESITE, #SCIENCE

Le système immunitaire aide à brûler les graisses inutiles

Les kilos pris sont souvent difficiles à perdre, malgré les efforts  pour manger moins et faire du sport. Or, d'après une nouvelle recherche parue dans Cell Metabolism, le système immunitaire pourrait être en partie responsable des difficultés que peuvent rencontrer des personnes obèses à perdre du poids. En effet, des chercheurs ont trouvé que des cellules du système immunitaire, les lymphocytes NKT invariants (iNKT) jouent un rôle dans une série d'événements qui contrôlent le poids.

Les cellules iNKT permettent aux cellules de graisse de fabriquer un facteur de croissance appelé FGF-21 qui favorise la conversion de la graisse blanche en graisse brune, plus saine pour l'organisme. Cette transformation en graisse brune active le métabolisme et facilite la perte de poids. Les personnes obèses auraient moins de cellules iNKT, donc moins de FGF-21, ce qui limiterait la conversion de la graisse blanche en graisse brune. C'est pourquoi il faudrait stimuler ces cellules du système immunitaire pour perdre du poids.

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Article initial paru le 16/06/2014 à 09:32

Deux molécules du système immunitaire, des cytokines, stimulent la transformation des cellules du tissu adipeux blanc en cellules capables de consommer des graisses, mimant une situation où l'organisme est soumis au froid. Il pourrait y avoir des applications dans le domaine de la lutte contre l'obésité.

Lorsqu'il fait froid, l'organisme dépense de l'énergie pour se réchauffer et maintenir sa température corporelle stable. Ainsi, le froid favorise la croissance de cellules adipeuses « brunes » qui consomment de l'énergie, par opposition aux cellules adipeuses « blanches » qui la stockent. Ce mécanisme pourrait être exploité dans une optique de perte de poids, sans que l'organisme ait besoin d'être soumis au froid. C'est ce que suggère une étude de l'université de Californie parue dans Cell.

Les adultes possèdent un tissu adipeux brun, réparti dans différentes régions du corps, qui ressemble au tissu adipeux beige des rongeurs. En effet, les tissus adipeux brun et beige produisent tous deux de la chaleur en consommant des graisses. Pour cela, ils expriment une protéine particulièrement importante dans ce processus : UCP1 (uncoupling protein-1), qui stimule la respiration cellulaire. La souris sert donc de modèle d'étude pour comprendre le fonctionnement des circuits de signalisation qui stimulent le développement du tissu adipeuxbrun chez l'Homme (ou beige chez la souris). C'est chez cet animal qu'ont été réalisées les expériences présentées dans cet article.

Les macrophages sont des cellules du système immunitaire qui activeraient la formation de tissu adipeux brun capable de brûler les graisses. © Timothy Triche, National Cancer Institute, DP

Les cytokines IL-4 et IL-13 stimulent la formation de tissu adipeux brun

Les chercheurs se sont intéressés à deux molécules de signalisation du système immunitaire : les cytokines, plus précisément des interleukines, IL-4 et IL-13. Quand ils ont inhibé la signalisation par l'IL-4, ils ont trouvé que les souris produisaient moins de graisses beiges et consommait moins d'énergie ; elles ne parvenaient plus à maintenir leur température normale dans le froid. Inversement, lorsque les souris recevaient de l'IL-4, leur masse de graisse beige augmentait et leur dépense énergétique était de 8 à 12 % supérieure : les souris produisaient plus de chaleur et pouvaient perdre du poids.

D'après les chercheurs, les cytokines IL-4 et IL-13 activent des cellules du système immunitaire, les macrophages, qui produisent des catécholamines, ce qui causerait la transformation des graisses blanches en graisses beiges chez la souris. Par conséquent, le contrôle de la thermogenèse n'est pas uniquement commandé par le système nerveux autonome, mais il ferait intervenir d'autres voies de signalisation, dont celles impliquant le système immunitaire.

Les résultats de ces travaux pourraient permettre d'identifier de nouveaux moyens thérapeutiques pour lutter contre l’obésité en ciblant la dépense énergétique, et non uniquement les calories ingérées.

 

Notre second cerveau responsable de l'obésité ?  Raphaël Moriez, neurobiologiste à l’université de Nantes, explique le lien qu’il vient de découvrir avec ses collègues entre le système nerveux entérique, aussi appelé « second cerveau », et l’obésité. © Inserm 

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