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"Le sang-froid, c'est une qualité"

Publié par MaRichesse.Com sur 8 Septembre 2016, 03:03am

Catégories : #POLITIQUE, #FRANCE

"Le sang-froid, c'est une qualité"

Le discours était très attendu. Et plus encore que le thème du colloque que François Hollande ouvre "la démocratie face au terrorisme", ce sont les petits cailloux semés par le chef de l'Etat en vue de 2017 qui étaient scrutés. Englué dans les bas-fonds des sondages, encadré par des candidatures dissidentes (Arnaud Montebourg sur sa gauche et Emmanuel Macron sur sa droite), le président de la République était pressé par une partie des siens d'envoyer un signal.

Cette intervention faite salle Wagram devant la Fondation Jean Jaures et le think tank Terra Nova (proches du PS) devait être l'occasion pour lui de rassurer son camp sur ses intentions.

C'est d'ailleurs surtout à la gauche qu'il s'est adressé en tapant très fort sur la droite et Nicolas Sarkozy sur leurs propositions régaliennes (internement des fichés S, droit du sol, port du burkini) et évoquant mezzo vocce quelques réformes de ce quinquennat (sur l'école, la santé ou la protection sociale).

Revivez les moments forts de la prise de parole ci-dessous:

 
 
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Pour clore sa longue intervention, François Hollande est passé en mode presque meeting avec un président de la République qui ne se dit pas encore candidat mais fait campagne. "Je ne laisserai pas l'image de la France s'abîmer dans les prochains mois ou les prochaines années", dit-il en chute.

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Première allusion à Alain Juppé quand François Hollande affirme que "l'identité de la France n'est ni heureuse ni malheureuse". "La France est bien plus qu'une identité, elle est une idée", résume-t-il.

 

"L'identité n'est ni heureuse, ni malheureuse." 

 
 
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Aujourd'hui 12h39 CEST
Quel enjeu pour 2017?

François Hollande livre les enjeux qui feront, selon lui, l'élection de 2017: "la protection des Français, la cohésion nationale, l’avenir de notre modèle social et la place de la France dans le monde". "C'est beaucoup plus que la seule identité de la France", dit-il avec encore la droite (et notamment Nicolas Sarkozy) dans le viseur.

 

 : @fhollande fixe les cinq enjeux majeurs de la campagne >> http://bit.ly/2cDZm7v  

 
 
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"La République exemplaire, ça ne veut pas dire qu'il n'y aura plus de faute veut dire que les faites sont mises à jour et que les fautes seront punies par des condamnations exemplaires", dit François Hollande alors que le procès Cahuzac s'est ouvert en début de semaine.

 

"Une République exemplaire, ça ne voulait pas dire qu'il n'y aurait plus jamais de faute commise" 

 
 
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"La Ve République donne les moyens d'agir", assure François Hollande qui "parle d'expérience". Il répond ainsi à ceux qui voudraient passer à une VIe République avec une perte d'influence de la fonction présidentielle. Il le conditionne à un contrôle du Parlement

"Des réformes institutionnelles devront être accomplies", précise-t-il cependant (sur l'élaboration et le vote de la loi) mais il écarte "le recours aux ordonnances" voulu par Jean-François Copé ou "le référendum" désormais cher à Nicolas Sarkozy ou Marine Le Pen. Certains y voient aussi une allusion au Brexit quand il affirme que "ceux là même qui appellent à voter pour une direction qui finit par être choisie n’ont de cesse que de s’enfuir pour ne pas en tirer les conséquences pour eux-mêmes".

Il en profite aussi pour dénoncer ceux, comme Nicolas Sarkozy, qui veulent revenir sur le non-cumul des mandats adopté pour 2017. Et il annonce une première mesure pour un éventuel deuxième quinquennat: la limitation des mandats dans le temps.

 

.@fhollande souhaite "réduire le cumul des mandats dans le temps" >> http://bit.ly/2cDZm7v   

 
 
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François Hollande rappelle que "la démocratie c'est le vote", dénigrant au passage ceux qui préfèrent manifester que se rendre dans les urnes. Mais il vante aussi "l'engagement" avec le service civique et la réserve nationale.

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Pour la première fois depuis le début de son discours, François Hollande se projette dans l'après-2017. "Ce qu'il faudra faire dans les prochaines années, ce n'est pas seulement réparer ce qui a été détruit puisque nous l'avons fait. L'ambition qui doit nous guider c'est que l'école accomplisse sa mission en la rendant plus juste, plus innovante, plus ouverte sur la société. Il reste beaucoup à faire pour démocratiser l''excellence", dit-il.

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Aujourd'hui 12h23 CEST
"Ce n'est pas facile une élection"

François Hollande profite d'une digression sur le modèle social pour critiquer les candidats de l'opposition qui seraient "lancés dans une fuite en avant". "Il y a une course pour assécher et liquider le modèle social comme si c'était lui qui nous entravait", dénonce-t-il mettant en garde ses rivaux potentiels qui croiraient que la primaire serait la véritable élection présidentielle.

"Dans une démocratie, il y a l'élection. Ce n'est pas facile une élection. Il faut s'y préparer et respecter les citoyens", dit-il, ajoutant que "jusqu'au mois de mai, je suis le seul qui ait eu l'onction du suffrage universel." Un message adressé autant à droite qu'à ses rivaux potentiels à gauche, notamment Emmanuel Macron qui ne s'est jamais présenté à aucune élection.

Sans dévoiler ses intentions, il vante son bilan en matière social.

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"Tant que je serai président de la République, il n'y aura pas de législation de circonstance qui ne serait pas constitutionnel", affirme François Hollande balayant de fait une loi pour interdire le burkini comme le réclame Nicolas Sarkozy. "Nos lois suffissent, il faut les appliquer", juge-t-il.

Le chef de l'Etat évoque ensuite l'islam de France avec notamment "une Fondation laïque" qui sera dirigée par Jean-Pierre Chevènement avec pour vocation d'appuyer "les initiatives culturelles, éducatives, sociales". Il annonce aussi la création d'une association cultuelle, sans participation de l'Etat, pour récolter des financements nationaux. Dernier point, la formation des imams qui doit autant que possible être faite en France.

 

 : "Pas de législation de circonstance", dit @fhollande >>http://bit.ly/2cDZm7v   

 
 
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François Hollande sort à présent du strict cadre du terrorisme pour évoquer la laïcité. "L'Etat garantit le droit de croire ou de ne pas croire, d'exercer son culte pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public", explique-t-il. "Ce n'est pas la religion d'état contre les religions", précise-t-il.

La loi interdisant le voile à l'école de 2004 a été votée "non pour stigmatiser mais pour protéger la liberté des enfants", estime le chef de l'Etat.

"L'islam peut-il s’accommoder de la laïcité comme l'ont fait les autres religion? Ma réponse est clairement oui", affirme-t-il.

 

"La  ce n'est pas une religion d'Etat contre les religions" (@fhollande)

 
 
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François Hollande affirme que des tentatives d'attentats ont été déjoués ces derniers jours. Il ne précise pas s'il fait référence à la voiture retrouvée près de Notre-Dame-de-Paris avec bouteilles de gaz des bidons d'essence à l'intérieur. Quatre personnes sont en garde à vue dans cette affaire.

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Aujourd'hui 12h05 CEST
"Nous avons heurté des consciences"

François Hollande reconnaît que la réponse qu'il a apportée, notamment l'état d'urgence et sa volonté de le constitutionnaliser a pu "heurté des consciences". Mais il assure que jamais l'état de droit n'a été un obstacle à la lutte antiterroriste. Il s'agit d'une nouvelle critique forte adressée à l'opposition.

 

"L'autre voie, la seule qui vaille, c'est celle de l'Etat de droit" (@fhollande)

 
 
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Pour François Hollande, la République a deux réponses face au terrorisme: mais il écarte d'emblée "l'état d'exception" car selon lui, l'histoire a montré que "c'est quand la République a cédé qu'elle s'est perdue".

Le chef de l'Etat balaye les propositions de la droite comme l'internement des fichés S, revenir sur le droit du sol, la suppression du regroupement familial. "Ce serait autant de renoncement sans assurer la protection des Français", dit-il. Il répond même directement à Nicolas Sarkozy qui avait évoqué des "arguties juridiques" que le gouvernement mettrait en avant pour refuser des mesures proposées par Les Républicains. "La Constitution n'est pas un texte flexible avec des parenthèses, la Déclaration des Droits de l'homme n'est pas un vieux parchemin", tacle-t-il, estimant que le Patriot Act adopté aux Etats-Unis n'est pas la panacée.

L'autre réponse, celle qu'il dit avoir choisie, c'est "l'état de droit". "Nous avons fait en sorte d'agir et de répondre avec le droit", assure le président de la République. "Nous avons voté trois lois antiterroristes et une loi sur le renseignement", précise le chef de l'Etat faisant longuement applaudir son ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve.

 

DIRECT - "Les principes constitutionnels ne sont pas des arguties juridiques !", lance @fhollande à @nicolassarkozy

 
 
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"En même temps que je fais tout, avec le gouvernement de Manuel Valls pour protéger les Français. Je leur doit la vérité. La menace est là et elle va durer. Nous devons l'affronter avec détermination et sang-froid. Ce n'est pas l'absence d'émotion mais cela signifie que nous ne devons jamais nous laisser emporter par la déraison", poursuit François Hollande qui invite les Français à rester eux-mêmes.

Il s'agit là d'une première divergence avec son Premier ministre qui a déjà demandé à la population d'adapter ses comportements.

francois hollande

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"C'est grâce à la liberté que les démocraties ont vaincu des fascismes. (..) C'est ainsi que les terroristes seront traqués, réduits et au bout du compte annihilés. Mais le combat sera long et éprouvant", affirme François Hollande qui fait de la liberté le socle de la riposte.

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"La démocratie sera toujours plus forte que la barbarie qui lui a déclaré la guerre", assure François Hollande pour résumer sa pensée en introduction de son discours. Il rappelle que la France a payé un lourd tribut au terrorisme islamiste avec "238 morts". "Les démocraties gagnent toujours les guerres. Leur victoire est inéluctable", appuie-t-il.

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Gilles Finchelstein a utilisé une métaphore de la mouche et de l'éléphant pour évoquer le terrorisme et la démocratie.

Le terrorisme est une mouche, bien trop faible pour casser le magasin de porcelaine ms peut énerver l'éléphant qui est à l'intérieur 

 
 
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Aujourd'hui 11h17 CEST
Introduction des trois organisateurs

Avant que François Hollande ne prenne la parole, un représentant de chacun des trois organisateurs va faire une courte introduction: le secrétaire général de la Fondation européenne d'études progressistes Ernst Stetter, le directeur général du think tank Terra nova (Thierry Pech) et celui de la Fondation Jean-Jaurès (Gilles Finhelstein).

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Aujourd'hui 11h16 CEST
Arrivée de François Hollande
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François Hollande ne sera pas le seul membre de l'exécutif présent salle Wagram. Manuel Valls, Jean-Marc Ayrault, Bernard Cazeneuve ou Jean-Jacques Urvoas ont déjà pris place. Le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll sera également de la partie.

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Le public de Hollande sera filmé par une caméra 360 degrés. Gaffe à l'endormissement, on vous a à l'œil.

— Matthieu Verrier (@MattVerrier) 8 septembre 2016

 
 
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