Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Marichesse.com

Marichesse.com

Conseils, science, sante et bien-être


Le blé risque de beaucoup souffrir du réchauffement climatique

Publié par MaRichesse.Com sur 14 Septembre 2016, 08:30am

Catégories : #CLIMAT, #MONDE

Le blé risque de beaucoup souffrir du réchauffement climatique

L’une des cultures les plus importantes du monde est en partie menacée selon de nouvelles prévisions.

Une étude publiée cette semaine dans la revue Nature Climate Change prédit un avenir très préoccupant pour les cultures de blé, à cause de la hausse des températures. Comme l’explique le Washington Post, les scientifiques utilisent habituellement un large éventail de méthodes pour faire de telles prédictions, avec de nombreux modèles et analyses statistiques. Et il y a souvent de grands débats pour savoir quelle technique produit les résultats les plus précis… 

Alors pour cette nouvelle étude, des dizaines de chercheurs venus de nombreux pays du monde ont décidé de comparer trois méthodes différentes pour évaluer l’impact de la hausse des température sur la production de blé, en se concentrant sur la chaleur et sans analyser d’autres facteurs du changement climatique. 

Résultat, toutes les méthodes montrent qu’une augmentation globale de la température de 1°C entraînerait une baisse mondiale du rendement des cultures de blé allant de 4,1 à 6,4%. Les impacts envisagés par les différentes méthodes sont similaires chez les grands pays producteurs de blé, comme la Chine, l’Inde, les États-Unis et la France. 

 

Incertitudes

Une diminution de 5%, cela signifie 35 millions de tonnes de blé en moins produites chaque année. Ce qui poserait de gros problèmes à l’approvisionnement mondial, alors que la demande alimentaire devrait exploserd’ici à 2050. D’après la FAO, la production de blé pour 2016/2017 devrait atteindre 741 millions de tonnes, dont presque 500 destinées directement à la consommation humaine. Une proportion plus faible des cultures de «céréales secondaires» arrive dans l’assiettes des consommateurs.

Le Washington Post note cependant qu’il reste encore beaucoup d’incertitudes. D’une part, parce que les résultats similaires entre les différentes méthodes deviennent moins réguliers au dessus d’un degré de réchauffement. Et d’autre part, parce que l’étude n’évalue que les effets de la température sur l'agriculture. Or, le changement climatique apporte d’autres variables comme les niveaux de dioxyde de carbone dans l’atmosphère ou les précipitations. Senthold Asseng, l’un des auteurs, précise que les effets de l’interaction entre tous ces éléments dans les différentes régions du monde sont encore loin d’être clairs, et que «certains de ces facteurs pourraient réduire ces chiffres, d’autres les augmenter».  

 Source

Commenter cet article

Archives