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La Syrie au centre des préoccupations à l'ONU

Publié par MaRichesse.Com sur 21 Septembre 2016, 09:13am

Catégories : #GUERRE, #MONDE, #SYRIE

La Syrie au centre des préoccupations à l'ONU

«Tout peut basculer d'un côté comme de l'autre», a prévenu le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, réuni pour une session de crise sur la Syrie après l'échec d'un énième accord de cessez-le-feu décrété le 9 septembre sous le parrainage des chefs de la diplomatie américaine et russe John Kerry et Sergueï Lavrov.

En présence de ce dernier, John Kerry a réclamé avec force la remise sur les rails de l'accord dit de Genève. Et notamment le rétablissement de la trêve qui a volé en éclats lundi et «l'interdiction de voler» pour les aéronefs des forces armées du régime du président syrien Bachar el-Assad.

Dans un long plaidoyer pour une réduction des violences, John Kerry a souligné que «pour rétablir la crédibilité du processus, nous devons tenter de clouer au sol immédiatement tous les aéronefs qui volent» dans les zones de conflit, autour de la ville d'Alep (nord), épicentre du conflit. 

 

«Violations flagrantes»

Estimant une nouvelle fois que seuls Moscou et Damas pouvaient en être responsables, il a condamné les frappes de lundi contre un convoi humanitaire et le raid de mardi soir contre deux ambulances: des «violations flagrantes du droit international», a-t-il tonné. Moscou et son protégé, Damas, ont nié toute responsabilité dans ces bombardements.

«Nous n'avons pas d'autre choix que d'aller rapidement vers la mise en oeuvre maintenant du cessez-le-feu», a lancé le chef de la diplomatie américaine. Le texte prévoyait sept jours de trêve à compter du 12 septembre, l'acheminement de l'aide humanitaire, une zone de facto d'interdiction de survol aérien pour l'armée syrienne et une coopération militaire russo-américaine contre les djihadistes.

«C'est un moment de vérité pour la Russie», a averti M. Kerry à New York. Son homologue russe a une nouvelle fois nié toute responsabilité de son pays dans les attaques contre les humanitaires en Syrie. M. Lavrov n'a pas fermé la porte à un rétablissement de la trêve mais a affirmé qu'il «ne pouvait plus y avoir de pause unilatérale» dans les combats de la part de l'armée syrienne. 

 

Proposition française

Les précédentes trêves unilatérales ont, selon lui, surtout permis aux groupes rebelles de se regrouper pour se réarmer et renforcer leurs positions. Il a réitéré la demande de Moscou de «revoir la liste des organisations terroristes» qui seraient exclues d'un cessez-le-feu. «Si nous pouvons nous mettre d'accord sur cette approche globale, une cessation des hostilités aura de meilleures chances de survivre et de réussir», a conclu le Russe.

Le ministre français des affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a pour sa part déploré «l'entêtement» du régime de Bachar el-Assad dans «sa fuite en avant militaire». Paris a proposé un nouveau mécanisme de surveillance d'une future trêve pour permettre une évaluation commune des violations de celle-ci et des obstacles à l'accès humanitaire. Paris réclame également des sanctions contre les auteurs d'attaques à l'arme chimique en Syrie. 

 

Secouristes tués

A des milliers de kilomètres de New York, en Syrie même, l'armée russe a annoncé le déploiement de son porte-avion en Méditerranée pour renforcer ses capacités militaires alors que les violences sur le terrain ont repris de plus belle. Mardi soir, 24 heures après un raid meurtrier contre le convoi humanitaire de l'ONU, une frappe aérienne a visé deux ambulances à Khan Toumane, au sud d'Alep, qui venaient évacuer les blessées d'un premier raid.

Deux ambulanciers et deux infirmiers ont été tués. Un troisième se trouve dans un état critique, a indiqué l'Union des organisations de secours et soins médicaux (UOSSM). Khan Toumane est une localité rebelle qui a changé plusieurs fois de mains et que le régime tente de reprendre.

La nationalité des avions ayant mené ce raid n'a pas été déterminée dans l'immédiat, mais les forces aériennes du régime et de son allié russe frappent fréquemment dans la province d'Alep. 

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