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La surveillance sur smartphone en hausse dans les PME

Publié par MaRichesse.Com sur 19 Septembre 2016, 06:16am

Catégories : #ENTREPRISE, #TECHNOLOGIE

La surveillance sur smartphone en hausse dans les PME

La capacité à surveiller et contrôler à distance des systèmes de caméras de sécurité IP directement depuis un appareil mobile est désormais un atout majeur. Elle joue un rôle de plus en plus central dans les décisions des dirigeants d'entreprise de passer à un système de surveillance numérique connecté. Ces systèmes comportent généralement soit des caméras individuelles avec leur propre attribution d'adresse IP, soit un appareil enregistreur basé sur IP.

"Il y a beaucoup de caméras de vidéosurveillance traditionnelles dans les bâtiments, mais les systèmes IP sont en train de les devancer parce qu'ils sont plus rentables", constate Graeme Reardon, directeur général de D-Link pour l'Australie et la Nouvelle-Zélande. "Avec un système IP, les enregistrements vidéo deviennent des données sur le réseau et vous pouvez en faire beaucoup de choses : les envoyer à un moniteur, les archiver ou éventuellement les soumettre à un traitement analytique."

Graeme Reardon lui-même bénéficie directement des capacités de contrôle à distance de la technologie de surveillance que sa propre entreprise produit et vend sur le marché local. Il fut un temps où il devait se déplacer en personne si une alarme au bureau de Sydney de D-Link se déclenchait pendant la nuit. Désormais, il peut effectuer les vérifications chez lui sur son téléphone.

"Ce que je trouvais vraiment agaçant, c'était de recevoir un appel de notre prestataire de systèmes d'alarme à deux heures du matin", nous confie-t-il. "Que pouvais-je faire ? Il m'était impossible de savoir s'il s'agissait d'une fausse alerte ou si nous avions un intrus. Je devais donc prendre ma voiture, en plein milieu de la nuit, et me rendre au bureau, généralement seul. Je pénétrais dans les locaux moyennement rassuré, en me demandant quel était le problème et en espérant que tout se passe pour le mieux."

"Avec la technologie actuelle, je peux effectuer des vérifications facilement. Nous avons pourtant eu probablement 12 à 15 alertes au cours des trois dernières années. Désormais, il me suffit d'ouvrir l'application sur mon Samsung Note 5 et de voir ce qui se passe dans pratiquement chaque recoin du bureau, juste en regardant mon téléphone, plutôt que de me déplacer en personne. Cela présente un avantage considérable en termes de tranquillité d'esprit et de sécurité personnelle. C'est aussi un grand avantage pour les dirigeants de petites et moyennes entreprises", estime-t-il.

Grâce aux caméras haute définition installées dans l'entrepôt de Sydney de D-Link, ainsi que dans ses agences plus petites, Graeme Reardon peut repérer le moindre incident assez rapidement et facilement où qu'il se trouve, du moment qu'il bénéficie d'une bonne couverture des données sans fil. De son point de vue, c'est cette capacité qui incite de nombreuses petites entreprises à adopter la technologie des caméras IP.

De nombreux systèmes de vidéosurveillance d'entreprise basés sur IP peuvent être utilisés avec des applications tierces, grâce à des standards ouverts tels que le standard mondial de l'Open Network Video Interface Forum pour l'interface des appareils de sécurité IP physiques.

Les caméras de surveillance IP individuelles peuvent être surveillées, contrôlées et manipulées à distance via une application pour smartphone. Dans de nombreux cas toutefois, c'est l'enregistreur vidéo en réseau (NVR), vers lequel les multiples caméras dirigent leur flux numérique, qui sert de principal point d'accès vers le monde extérieur.

Les grands systèmes de vidéosurveillance, qui comptent plus d'une demi-douzaine de caméras environ, utilisent généralement un NVR pour le stockage, tandis que les systèmes plus petits ne comportant que quelques caméras enregistrent souvent directement sur une carte SD intégrée. Si les grands systèmes peuvent utiliser un logiciel tiers de traitement analytique, de nombreux systèmes plus petits se contentent d'utiliser les services basiques de traitement analytique intégrés dans les caméras individuelles.

La plupart des caméras IP sur le marché sont dotées d'une forme de traitement analytique. Il peut s'agir tout simplement d'un détecteur de mouvement numérique qui, lorsqu'il est déclenché, fait basculer le fonctionnement de la caméra d'un réglage de basse résolution avec un nombre peu élevé d'images par seconde vers un réglage supérieur. Des fonctionnalités comme celle-ci permettent de maintenir les standards de qualité d'image en cas de besoin, tout en maximisant l'espace de stockage nécessaire pour enregistrer les séquences de vidéosurveillance.
"La gestion du trafic est un exemple très intéressant de la façon dont le traitement analytique peut être utilisé", souligne Graeme Reardon. "Les magasins de détail, par exemple, peuvent ainsi surveiller et gérer les mouvements de circulation dans leurs locaux pour conduire les personnes vers certains endroits où il peut y avoir des offres spéciales." 

 

Surveillance connectée pour tous les budgets

Une multitude de fonctionnalités deviennent accessibles aux petites entreprises, à l'heure où le coût des systèmes de surveillance IP baisse grâce à leur technologie qui se banalise de plus en plus. Ces fonctionnalités incluent les commandes de direction et de zoom à distance, des déclencheurs automatiques de changement de réglages et, bien entendu, le traitement analytique.
D'après Campbell Letson, directeur général du spécialiste en systèmes de sécurité d'entreprise Perisale Australia, basé à Sydney, le traitement analytique est devenu un critère majeur que recherchent les entreprises lorsqu'elles mettent en place des systèmes de vidéosurveillance. Les logiciels de traitement analytique ont beaucoup à offrir, notamment le potentiel d'aider à gérer la foule et à identifier des individus ou des objets.

Toutefois, bon nombre de petites entreprises ont tendance à rechigner devant le prix des systèmes plus sophistiqués de traitement analytique tiers qui peuvent désormais être appliqués aux flux de caméras numériques. Les solutions bénéficiant d'un traitement analytique avancé peuvent en effet coûter entre 20 000 et 100 000 dollars australiens, souligne Campbell Letson.
Si le traitement analytique peut alourdir le prix d'un système de vidéosurveillance, le prix du matériel est quant à lui généralement à la baisse. Pour autant, cela n'est pas toujours une bonne chose. D'après Campbell Letson, les dirigeants d'entreprise peuvent certes économiser de l'argent en amont en investissant dans un système meilleur marché, mais pour s'apercevoir ensuite qu'il ne répond pas à leurs besoins sur le long terme. Différents types de caméras conviennent à différentes applications et il est facile de se tromper.

Les petites entreprises peuvent profiter des avantages des systèmes de surveillance IP numériques sans débourser trop d'argent en optant par exemple pour un système hybride. Celui-ci combine les caméras analogiques et le câblage coaxial existants avec un NVR numérique ou une unité de contrôle qui dispose d'une adresse IP attribuée et d'une connexion pour le contrôle et la surveillance à distance à partir d'appareils mobiles.

Dans de nombreux cas, c'est le NVR qui dispose d'une adresse IP attribuée et qui est connecté à internet, plutôt que les caméras individuelles, si bien que la mise en place d'un système de surveillance hybride est pertinente. De même, les caméras numériques existantes non IP peuvent être associées à des NVR via un réseau Ethernet existant.

C'est une option potentiellement valable pour de nombreuses entreprises, étant donné que le câblage d'un réseau de caméras de vidéosurveillance peut souvent représenter plus de la moitié du coût du système tout entier. Une configuration hybride offre également la possibilité de mettre progressivement à niveau un système, caméra par caméra, de sorte que cette approche est plus abordable pour les entreprises à court terme.

Ainsi, les dirigeants d'entreprise peuvent commencer à tirer profit des capacités d'accès mobile des systèmes de surveillance IP, telles que les notifications par message push déclenchées par la détection de mouvement, et accéder aux flux vidéos enregistrés ou en temps réel, sans avoir à investir dans un système complet.

Si l'approche hybride est une façon idéale pour les entreprises d'exploiter les toutes dernières technologies, Campbell Letson laisse entendre que les dirigeants devront investir dans un câblage adéquat à un moment ou à un autre, de préférence sans tarder, afin d'être parés pour l'avenir.

"Les entreprises qui s'intéressent aux caméras IP doivent moderniser le câblage et l'enregistreur numérique, car dans quelques années, le traitement analytique appliqué à votre équipement deviendra beaucoup plus utile et abordable", prédit-il. "Voilà qui justifie d'adopter sans trop tarder un système IP, car plus le traitement analytique sera abordable, plus vous pourrez l'exploiter. Or, il ne fonctionnera jamais avec les anciens systèmes." 

 

Une question de largeur de bande

Même si les derniers systèmes de caméras connectées donnent aux dirigeants d'entreprise une capacité sans précédent de contrôle et d'accès à distance, les flux de données nécessaires pour obtenir ces capacités peuvent être entravés par d'autres facteurs, notamment les limitations de largeur de bande du réseau interne et externe (internet).

"Le réseau étendu et le stockage d'entreprise constituent pour nous un vaste secteur d'activités", remarque Campbell Letson. "Une part très importante de la demande sur le marché des PME est motivée par le besoin de flux de données de surveillance entre le siège et les sites distants. Jusqu'à récemment, cela était tout bonnement impossible."

Du point de vue de Campbell Letson, le déploiement du réseau national haut débit en Australie (malgré ses vitesses comparativement lentes en upload) et le développement des offres Ethernet des fournisseurs locaux d'accès à internet soulagent le problème de la connectivité pour les PME.

Les technologies plus anciennes, telles que DSL et la connexion par câble en cuivre, ne fournissaient pas toujours la largeur de bande requise par les entreprises pour transférer les blocs volumineux des flux de données nécessaires pour la vidéosurveillance.

Désormais, les entreprises peuvent utiliser plus facilement les capacités à distance de la technologie de surveillance IP grâce à des offres haut débit plus rapides, une nouvelle technologie de caméras et de NVR, ainsi qu'une puissante technologie de compression, telle que H.264, qui réduit les transferts de blocs de données volumineux.

Les caméras de sécurité numériques gagnent en stabilité dans leur capacité à minimiser l'utilisation de la largeur de bande, si l'on en croit Steve Charles, directeur du marketing et des ventes des solutions de vidéo sécurité de Sony pour l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Par exemple, la gamme de caméras de surveillance numériques de Sony utilise la technologie de compression des données et offre un contrôle complet sur des paramètres tels que la résolution et la fréquence d'images, pour que le débit binaire de la caméra ou du NVR reste le plus constant possible.

"Vous pouvez désormais bien mieux gérer le débit binaire", assure Steve Charles. "Par exemple, nous avons des caméras qui peuvent être paramétrées de sorte que les mouvements soient signalés à un débit binaire intégral, ce qui permet à l'utilisateur final de minimiser la quantité de stockage [et de largeur de bande] requise." 

 

Sécurisation des réseaux de surveillance

Si le problème de la largeur de bande est lentement en passe d'être résolu, le problème de la sécurité ne fait quant à lui que s'aggraver. Comme avec bon nombre des appareils connectés qui composent l'internet des objets, les équipements de surveillance IP ont le potentiel de présenter des vulnérabilités en termes de sécurité des informations.

"La sécurité est un problème bien plus grand que vous ne pouvez l'imaginer. Tout ce qui est connecté à internet a le potentiel d'être piraté. Il y a des caméras sur le marché, y compris dans le segment haut de gamme, qui n'intègrent aucune forme de protection pour empêcher des individus de les pirater", prévient Steve Charles.

Tout en précisant que les caméras de Sony ont toutes une certification et une technologie de sécurité de "niveau un" en place pour prévenir les brèches de sécurité, il admet qu'à l'instar de tout appareil connecté, un individu peut trouver d'autres moyens de contourner les mesures de sécurité et d'obtenir l'accès à un système de surveillance IP.

En même temps, il prévient que les entreprises ne doivent pas seulement se méfier des caméras dont la technologie de sécurité est insuffisante, mais aussi des installateurs professionnels qui ne disposent pas des connaissances ou de la formation adéquates pour sécuriser correctement un réseau de système de surveillance.

"Vous devez concevoir un système en veillant à ce qu'il n'y ait aucun croisement avec des réseaux non sécurisés", préconise Steve Charles. "Plus un système est vaste, plus il est nécessaire que le réseau soit conçu par un professionnel. La plupart du temps, les problèmes ne proviennent pas de la caméra, mais plutôt de l'installation."

Mis à part les problèmes d'installation, les dirigeants d'entreprise doivent s'assurer que leurs systèmes de surveillance IP ont le même niveau de protection par mot de passe et d'autorisation d'accès à plusieurs niveaux que n'importe quel autre système d'entreprise connecté, préconise Paul Sims, directeur commercial national de JD Security, intégrateur de systèmes de contrôle d'accès, vidéo et de sécurité .

"Mettez à jour votre mot de passe et limitez l'accès au système", conseille-t-il. "Si le personnel va et vient, changez votre mot de passe. Vous devez le changer souvent de toute façon."
La caractéristique même pour laquelle les systèmes de surveillance IP sont un tel atout pour les dirigeants de PME, à savoir la possibilité d'y accéder et de les contrôler à distance depuis un appareil mobile, peut également ouvrir la voie à des vulnérabilités potentielles. Sachant cela, Paul Sims recommande aux dirigeants d'entreprise de limiter au minimum le nombre de personnes bénéficiant d'un accès mobile aux systèmes de surveillance afin de réduire le risque de brèches de sécurité des points de terminaison. 

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