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La Suisse bat un record au classement mondial de la compétitivité du WEF

Publié par MaRichesse.Com sur 28 Septembre 2016, 08:06am

Catégories : #SUISSE, #MONDE, #ENTREPRISE

La Suisse bat un record au classement mondial de la compétitivité du WEF

La Suisse a réalisé cette année un résultat historique au classement mondial de la compétitivité, publié ce mardi par le World Economic Forum (WEF). L’indice de l’économie helvétique a atteint un score de 5,8 points, sur un maximum de 7. Du jamais vu depuis 2007, date d’introduction de la nouvelle méthodologie de calcul mise en place par la Fondation basée à Genève et qui prend en compte 114 indicateurs de productivité regroupés en 12 catégories, dites «piliers de la compétitivité».

 

Pour la huitième année consécutive, la Suisse occupe la première place du classement du WEF, lequel met en concurrence 138 pays, pesant quelque 98% du PIB mondial. Depuis le lancement du palmarès en 2008, la performance helvétique n’a connu que quatre baisses de régime: en 2004 et en 2005 (8e au palmarès), puis en 2007 et en 2008 (2e place du podium). 

 

Spirale déflationniste en vue?

Pour cette édition 2016, la Suisse se distingue dans dix catégories, dont quatre où elle surclasse le reste du monde. Parmi ses points forts: l’efficacité de son marché du travail (capacité incomparable à attirer la main d’œuvre la plus qualifiée), l’organisation de son économie et de ses acteurs (management au mérite, réseau dense de PME et présence de multinationales phares), ainsi que la fertilité de son écosystème favorisant l’innovation (excellence académique, recherche appliquée à l’économie réelle, etc.).

Mais aussi, ce qui est inédit en douze éditions du rapport du WEF, sa maturité technologique. «La Suisse est devenue le leader mondial de l’usage et du transfert de technologies», résume Daniel Gòmez Gaviria, responsable de la recherche sur la compétitivité pour la Fondation de Cologny. Et ce dernier de préciser: «L’accès aux technologies est aujourd’hui un facteur aussi important – si ce n’est plus parfois – pour le développement que les infrastructures, la formation, l’ouverture aux marchés et les institutions.»

Points négatifs de la Suisse: les conséquences du vote du 9 février 2014, ainsi que l’accroissement de la déflation (1,1% en 2015, ce qui a fait chuter le pays de la 30e à la 94e place sur ce critère). Mais aussi les barrières à l’entrepreneuriat et la faible participation féminine au marché du travail. 

 

Stagnation de la productivité

Plus généralement, le WEF s’inquiète du déclin du commerce international (biens et services) depuis environ dix ans. L’institution pointe aussi du doigt l’insuffisance – à elles seules – des mesures de relance monétaire prônées par les gouvernements, et plaide pour des réformes structurelles profondes afin de rétablir une prospérité à long terme. Selon les estimations publiées ce lundi soir par l’Organisation mondiale du commerce (OMC), les échanges internationaux devraient progresser cette année de 1,7%, soit plus lentement que prévu en avril dernier (2,8%). Même révision à la baisse pour 2017, l’évolution attendue étant comprise entre 1,8% et 3,1%, contre 3,6% initialement. Avec une progression du PIB mondial estimée à 2,2%, l’année 2016 sera marquée par la croissance du commerce et de la production la plus lente depuis la crise financière de 2009.

Si la Suisse reste la reine indétrônable de la compétitivité selon le WEF, le classement concurrent de l’IMD a placé en mai dernier l’économie helvétique au 2e rang, derrière Hong Kong. «Nous n’utilisons pas la même méthodologie ni les mêmes sources, explique Daniel Gòmez Gaviria. Le WEF fait appel à des partenaires régionaux comme des centres de recherches et des entreprises privées, alors que l’échantillon de l’IMD comprend essentiellement des données fournies par son réseau d’anciens élèves.» 

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