Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Marichesse.com

Marichesse.com

Conseils, science, sante et bien-être


La réélection d'Ali Bongo validée par la Cour constitutionnelle

Publié par MaRichesse.Com sur 24 Septembre 2016, 10:13am

Catégories : #AFRIQUE, #POLITIQUE

La réélection d'Ali Bongo validée par la Cour constitutionnelle

Le recours déposé par son rival Jean Ping a été rejeté. «J'appelle tous les responsables politiques, y compris les candidats malheureux à l'élection du 27 août, à un dialogue politique», a déclaré à la télévision le président du Gabon.

50,66% pour Ali Bongo Ondimba, contre 47,24% pour Jean Ping. C'est ce que la Cour constitutionnelle a annoncé comme résultat de l'élection présidentielle contestée du 27 août. Le président réélu conserve donc une avance sur son rival dont le recours vient d'être en grande partie rejeté. «J'appelle tous les responsables politiques, y compris les candidats malheureux à l'élection du 27 août, à un dialogue politique», a déclaré dans une allocution télévisée Ali Bongo, 57 ans, élu une première fois en 2009 à la mort de son père, resté au pouvoir 41 ans. Un important dispositif policier et militaire a été déployé à Libreville. Aucun acte de violence n'a pour le moment été signalé. Mais la décision fait craindre de nouvelles manifestations.

Selon les résultats provisoires dévoilés par la commission électorale le 1er septembre, le président sortant, Ali Bongo, l'emportait d'une poignée de voix, à peine plus de 5500, sur son rival Jean Ping. Ce dernier affirmait détenir des preuves de fraudes, la plus haute instance juridictionnelle du Gabon avait jusqu'à vendredi soir pour trancher le litige et se prononcer sur son recours. «Nul ne peut contester le fait que Jean Ping a largement gagné cette élection», a réagi son porte-parole Jean Gaspard Ntoutoume Ayi. Jean Ping fera une déclaration samedi matin.

Si Jean Ping et ses proches assuraient n'avoir aucune confiance dans la Cour, qu'ils surnomment la Tour de Pise pour sa capacité à pencher toujours du même côté, ils ont tout de même construit leur requête. Ils se sont appuyés sur les chiffres très étranges de la province du Haut-Ogooué, le fief d'Ali Bongo. Selon ces données officielles, le président sortant y aurait fait 95 % des voix, avec une participation de plus de 99,9 %. L'abstention concernerait moins de 50 électeurs. «Une triche manifeste», accuse le porte-parole de Jean Ping. De son côté, Alain-Claude Bilie By Nzé, le ministre de la Communication, affirme que «les résultats n'ont rien d'étonnant».

Pas de compromis

Jeudi, les avocats des deux parties ont longuement plaidé leur cause devant les magistrats, qui n'ont rien laissé filtrer de leurs intentions. La Mission d'observation de l'Union européenne, pour sa part, avait souligné le caractère étonnant de ces chiffres avant de faire part, début septembre, à mots choisis, de ses doutes quant à leur véracité. La France, comme les États-Unis, avait appelé à la transparence.

Depuis lors, la pression n'avait cessé de monter entre les deux camps, de rumeurs en démentis, d'accusations en contre-accusations. Jean Ping s'était dit vainqueur de l'élection. Ali Bongo a, quant à lui, multiplié les interviews pour mettre en avant sa bonne foi. Jeudi, l'opposant a un rien haussé le ton, laissant redouter des troubles. Les autorités ont rétorqué en faisant comprendre que tous ceux qui lanceraient des appels à l'émeute seraient arrêtés. Selon les proches de Jean Ping, plusieurs voitures de police sont désormais garées près de son domicile. Chacun semble redouter que l'annonce du verdict entraîne les mêmes manifestations de colère que celles qui avaient suivi les premiers résultats. L'Assemblée nationale avait alors été partiellement incendiée et les partisans de Jean Ping violemment réprimés. Le bilan se monte à trois morts selon les autorités et à au «moins 50» d'après l'opposition. «Il faut à tout prix éviter que le pays ne sombre dans la violence et trouver une manière de dialoguer», s'inquiétait, vendredi, un diplomate.

Reste que ces dernières heures, toutes les portes au dialogue semblaient fermées. Jean Ping excluait toute forme de compromis sur la présidence, tout comme Ali Bongo. «Il ne faut peut-être pas faire trop attention aux déclarations. Les deux camps se connaissent bien. Ils ont certains intérêts en commun. Il est fort possible que des tractations se mènent en secret», soulignait un observateur africain, en rappelant que Jean Ping n'était autre que l'ancien beau-frère d'Ali Bongo et que la présidente de la Cour constitutionnelle avait eu deux enfants avec Omar Bongo. 

 Source

Commenter cet article

Archives