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La honte et la culpabilité poussent les hommes à faire du sport n'importe comment

Publié par MaRichesse.Com sur 19 Septembre 2016, 15:53pm

Catégories : #SPORTS, #SANTE-BIEN-ETRE

La honte et la culpabilité poussent les hommes à faire du sport n'importe comment

Les femmes sont loin d'être les seules à subir l'injonction du corps parfait

Les hommes qui se soucient de leur gras sur un mode négatif –quand ils en ont honte et se sentent coupables d'en avoir trop, même s'ils n'osent pas l'admettre– sont plus susceptibles de s'inscrire à un club de sport sur un coup de tête et de le fréquenter sporadiquement. C'est la principale conclusion d'une étude de psychologues anglais et australiens publiée dans le numéro de septembre du Journal of Strength and Conditioning Research. Un travail qui montre par ailleurs que les femmes sont vraiment loin d'être les seules à souffrir de l'injonction au corps parfait, véhiculée sur papier glacé, dans les salles de cinéma ou encore dans moult timelines Instagram. 

Menée sur une centaine d'individus, cette étude est aussi la première à analyser le rapport au corps masculin en prenant en compte à la fois les motivations conscientes et inconscientes des hommes à aller soulever des poids ou courir sur un tapis. Selon les chercheurs, ce que les hommes pensent à voix haute de leur musculature ou de leurs aptitudes athlétiques (et ce qu'ils souhaitent en faire) importe bien moins, pour prédire s'ils iront ou non faire du sport et avec quelle régularité, que l'opinion, souvent dissimulée, qu'ils ont de leur masse graisseuse. Plus ils en tireront des sentiments négatifs –peurs inavouables, honte, culpabilité–, plus ils auront tendance à se rendre à la salle de manière spontanée et imprévisible. Et le serpent de se mordre la queue vu que ce genre de «poussée sportive», sans discipline à moyen ou long terme, n'a que peu de résultats.

David Keatley, spécialiste de la motivation à l'Université de Lincoln, au Royaume-Uni, et auteur principal de l'étude, explique aussi que les pressions sociales et culturelles sont un facteur conséquent de versatilité sportive chez les hommes.

«Cette étude est importante en ce qu'elle nous montre que s'ils sont moins susceptibles de l'admettre, les hommes sont tout autant touchés que les femmes par l'insatisfaction corporelle et la dysmorphophobie, un phénomène qui demande donc d'être étudié sans réserve», commente-t-il.

Des observations qui soulèvent beaucoup de questions sur les effets psychologiques –tous sexes confondus– que peut générer la mise en scène de «corps parfaits» dans les médias et sur les réseaux sociaux. Selon les chercheurs, cette étude pourrait aussi contribuer à obtenir de meilleurs résultats dans la lutte contre l'obésité et la sédentarité en axant davantage les campagnes publiques sur la fierté et la réussite personnelle, plutôt que sur des notions comme la santé ou même la compétitivité. 

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