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Conseils, science, sante et bien-être


La fertilité est peu sensible à l'alcool

Publié par MaRichesse.Com sur 6 Septembre 2016, 09:42am

Catégories : #SANTE-BIEN-ETRE, #ALCOOL

La fertilité est peu sensible à l'alcool
Bien que l'abstinence avant la grossesse soit recommandée dans certains pays, la consommation de quelques verres par semaine n'affecterait pas la fertilité.

 

Malgré des études contradictoires sur le sujet, des pays comme la Nouvelle-Zélande, l'Australie, le Canada, la Chine ou encore le Danemark recommandent aux femmes désirant avoir une grossesse d'éviter les boissons alcoolisées. Or de nombreuses femmes en âge de procréer boivent régulièrement: près d'un tiers des Danoises âgées de 16 à 34 ans boit ainsi sept verres ou plus chaque semaine ; aux États-Unis, 18% des femmes de 18 à 44 ans s'adonnent trois fois par mois au binge drinking, une pratique qui consiste à boire beaucoup (au moins quatre verres) en peu de temps.

Afin de vérifier si, lorsqu'une femme boit, sa fertilité en prend un coup, des chercheurs en épidémiologie de l'hôpital universitaire d'Aarhus (Danemark) et de l'École de santé publique de Boston (États-Unis) ont conduit une étude sur plus de 6000 Danoises âgées entre 21 et 45 ans, en couple et désirant un enfant. Les participantes ont été amenées à remplir un questionnaire deux fois par mois durant un an, ou jusqu'à ce qu'elles soient enceinte. Elles étaient notamment invitées à renseigner le nombre de verres bus par semaine, le type d'alcool, la fréquence des rapports sexuels, leur consommation de tabac ou encore l'état de leur cycle menstruel. Au total, 4210 (69%) des participantes ont commencé une grossesse au cours de l'étude.

Parmi les participantes, 1848 ne buvaient pas d'alcool, 4197 buvaient entre un et 14 verres par semaine, et 75 en consommaient 14 ou plus. Les résultats, publiés dans le 30 août dans leBritish Medical Journal, montrent que la consommation de plus de 14 verres d'alcool par semaine est liée à une baisse de 18% de la fertilité par rapport à l'abstinence. Par contre, l‘étude montre que, s'il est consommé avec modération (un à sept verres par semaine), l'alcool n'affecte pas la fertilité.

Les chercheurs admettent cependant que les femmes faisant partie du groupe consommant le plus d'alcool ne représentent que 1,2% de toutes les participantes, ce qui affaiblit la solidité de leurs résultats. 

 

Les hommes concernés

«Cette étude prouve que l'abstinence totale n'est sans doute pas nécessaire pour optimiser les chances de concevoir. La décision de consommer de l'alcool ou non revient à la femme», commente Annie Britton, une épidémiologiste à l'University College London, dans un autre article de cette même revue. Elle souligne que la décision de consommer de l'alcool alors que l'on veut être enceinte expose au risque de boire en début de grossesse, lorsque celle-ci n'est pas encore connue (environ trois semaines sont nécessaires entre l'implantation embryonnaire et le diagnostic de la grossesse).

«La consommation d'alcool du partenaire doit aussi être prise en considération», précise Annie Britton, qui déplore que cette donnée, qui a sans doute influencé les résultats, n'ait pas été prise en compte par les chercheurs. Le Pr Bernard Hédon, président du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) rappelle qu'une «consommation excessive d'alcool peut avoir un retentissement sur la fertilité, en particulier chez les hommes», et qu'une diminution peut permettre d'améliorer la qualité du sperme.

«Étant donné qu'être enceinte peut prendre un certain temps, une femme peut choisir de continuer à boire durant cette période, poursuit Annie Britton. Cependant, il serait sage d'éviter le binge drinking, à la fois pour éviter une éventuelle perturbation des cycles menstruels, mais aussi pour éviter le potentiel préjudice qu'il peut causer au fœtus en début de grossesse». L'épidémiologiste recommande également aux deux partenaires d'un couple de réduire leur consommation d'alcool en cas de difficultés à concevoir: «la modération est la clé». Dans les pays développés, jusqu'à 24% des couples connaissent l'infertilité, c'est-à-dire que plus de douze mois sont nécessaires pour qu'une fécondation ait lieu. 

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