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La droite dénonce le mélange des genres d'un président en campagne

Publié par MaRichesse.Com sur 9 Septembre 2016, 06:28am

Catégories : #POLITIQUE, #FRANCE

La droite dénonce le mélange des genres d'un président en campagne

Après le discours du chef de l'État, l'opposition l'accuse de délaisser sa fonction présidentielle pour entrer en campagne sans s'être déclaré.

C'est un discours qui sonne comme une entrée en campagne. Après avoir lancéplusieurs signes annonciateurs de sa candidature à la primaire de la gauche, François Hollande a revêtu, le temps de son discours ce jeudi salle Wagram à Paris, le costume du candidat. C'est en tout cas ce que dénoncent la droite et le FN, qui montent au créneau à l'unisson.

Attaque en règle des principales propositions de la droite, essentiellement celles de Nicolas Sarkozy, le propos de François Hollande avait tout d'un discours de campagne. De quoi exaspérer dans le camp des Républicains. Pour Roger Karoutchi, proche de Nicolas Sarkozy, le président «revoit sa fonction» pour se transformer en «commentateur sur le terrorisme» contre lequel il ne fait pourtant «pas la guerre». Sur son compte Twitter, le sénateur LR des Hauts-de-Seine affirme que François Hollande ne se comporte plus en président de la République mais en «premier secrétaire du PS contre la droite». De son côté l'ex-édile de Nice et actuel président de la région PACA Christian Estrosi estime que les Français «attendaient des mesures de protection du président» et qu'ils ont eu «le discours du candidat Hollande». Même son de cloche du côté d'Éric Ciotti le porte-parole de Nicolas Sarkozy.

 
 

Valérie Debord, vice-présidente LR de la région Grand-Est va plus loin. Elle réclame sur les réseaux sociaux que cette entrée en campagne soit «décomptée et financée en tant que telle». Contactée par le Scan, la porte-parole des Républicains, juriste de formation, explique que «si ce discours était financé par les moyens de l'Élysée, il est important que la Commission nationale des comptes de campagne puisse se pencher dessus pour que ces frais soient reportés dans le compte de campagne du candidat lorsque celui-ci sera déclaré». Selon elle, au-delà du droit, il s'agit surtout d'une «question d'éthique». «Il n'a rien annoncé sur le terrorisme et a tapé sur Nicolas Sarkozy. On était plus proche du meeting que de la conférence de presse», conclue-t-elle.

Une accusation qui trouve un écho jusque dans les rangs de l'UDI. Philippe Vigier, président du groupe UDI à l'Assemblée nationale dénonce à son tour une sortie de route du président: «François Hollande est en campagne», écrit-il sur son compte Twitter. «Il n'a pas rassuré les Français. Il a préféré rentrer dans le combat politicien», ajoute t-il. Même sentiment du côté du Front national où Nicolas Bay, secrétaire général du parti, évoque aussi sur Twitter un «François Hollande déjà en campagne».


L'Elysée a pris ses précautions

Soucieux sans doute d'éviter de donner du grain à moudre à ses détracteurs, c'est avec précaution que François Hollande est intervenu ce jeudi, évitant soignement tout financement de l'Élysée. La prise de parole du président salle Wagram à Paris, qui avait lieu le cadre d'un colloque, était financée par trois associations: la Fondation Jean-Jaurès, haut lieu de la pensée socialiste, mais aussi le think-tank Terra Nova, cercle de réflexion progressiste, ainsi que le Fond européen d'études progressistes. Un financement que la Fondation Jean-Jaurès confirme au Scan, «de la même façon que pour le discours du président au théâtre du Rond-Point», le 3 mai, au cours duquel François Hollande avait déjà dessiné les grandes lignes de sa campagne à venir. À noter également: le live-tweet officiel organisé pendant le meeting a été mis en place sur le compte personnel de François Hollande et non sur celui de l'Élysée pour éviter tout amalgame. 

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