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L’Espagne risque de se retrouver sans budget 2017

Publié par MaRichesse.Com sur 7 Septembre 2016, 03:46am

Catégories : #ESPAGNE, #ECONOMIE

L’Espagne risque de se retrouver sans budget 2017

Le pays ne va pas pouvoir opérer les corrections demandées par Bruxelles pour redresser son déficit.

Faute de gouvernement, l'Espagne risque de se trouver sans budget pour 2017. Le pays, installé dans un provisoire qui dure depuis janvier, est dirigé par l'exécutif intérimaire du président sortant, Mariano Rajoy, qui ne peut gérer que les affaires courantes. Sans marge de manoeuvre pour entreprendre des réformes, il n'a pas non plus de mandat pour présenter le prochain budget et, si l'incertitude politique n'est pas résolue dans les semaines à venir, il faudra reconduire d'office celui de 2016, sans possibilité d'intégrer des mesures additionnelles pour réduire le déficit, attendues par la Commission européenne.

  •  

A Madrid, l'impasse politique est totale . Ni les conservateurs du Parti populaire ni les socialistes du PSOE n'ont réussi, depuis huit mois, à dégager d'alliance de majorité au sein d'un Parlement inhabituellement fragmenté par l'irruption de nouveaux partis, Ciudadanos au centre et Podemos à gauche, qui ont cassé le jeu du bipartisme. Si le blocage se prolonge, il pourrait bien déboucher vers un troisième tour d'élections d'ici à la fin de l'année.

 

Situation épineuse

À 

D'ici là, le gouvernement en fonction doit faire face à une situation épineuse. Il a échappé de justesse, en juillet dernier, à une sanction pour déficit excessif de la part de la Commission européenne et s'est engagé à redresser la barre. Il s'en était sorti provisoirement en faisant des acrobaties pour corriger les comptes publics de l'année en cours. Le ministre de l'Economie, Luis de Guindos, a ainsi clôturé les comptes 2016 dès la fin juillet (au lieu de novembre), bloquant d'office toute dépense extraordinaire après cette date. Il a aussi relevé les planchers de l'impôt sur les sociétés afin d'engranger à l'avance la quote-part des entreprises.

Mais le panorama se complique. Madrid doit, en effet, présenter des gages de rigueur à Bruxelles, le 15 octobre prochain, en posant sur la table son budget 2017 ainsi qu'une liste d'actions effectives pour assainir les comptes publics. Le déficit qui a été de 5,1 % du PIB en 2015, doit être réduit à 4,6 % cette année et à 3,1 % en 2017. Les analystes doutent que la feuille de route soit tenue. « L'absence prolongée de gouvernement entrave la capacité de l'Espagne à respecter ses objectifs fiscaux et à faire face aux faiblesses structurelles de ses finances publiques », avertit Moody's dans sa dernière note. Luis de Guindos n'est pas plus optimiste : « L'évolution du déficit est mal partie pour atteindre l'objectif fixé pour cette année », reconnaissait-il il y a quelques jours, prévoyant « un ralentissement de l'économie dans les prochains trimestres ».

Le rythme de la reprise toujours pas enrayé

À

Jusqu'à présent, l'incertitude politique n'a pas enrayé le rythme de la reprise et BBVA Research a même revu ses prévisions à la hausse, tablant sur une croissance de 3,2 % cette année. Durant l'été, les plages espagnoles ont battu leurs records de fréquentation touristique, les investisseurs restent confiants, la consommation des ménages est au beau fixe, et le reflux du chômage se confirme. L'Espagne a profité de l'effet conjugué de taux d'intérêt bas, de la baisse du pétrole et de l'euphorie des familles au sortir d'années de récession, « mais les vents en poupe ne vont pas durer toujours », avertit Raymond Torres, directeur de conjoncture de Funcas.

 

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