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L'élevage, un problème et une solution

Publié par MaRichesse.Com sur 13 Septembre 2016, 07:07am

Catégories : #FRANCE, #FAITSDIVERS

L'élevage, un problème et une solution

Comme un tissu qui se déchire. L'envie de tout lâcher. La crise n'est pas qu'économique. Elle est aussi existentielle. « Animal on est mal », pourraient murmurer plusieurs dizaines de milliers d'éleveurs français en reprenant le titre d'une chanson de Gérard Manset.

« Le pire, c'est le silence », a rappelé Michel Barnier, en charge des négociations du Brexit lors de Terre 2016, les premières rencontres de l'élevage et de l'alimentation organisées à Rennes. Un appel à ouvrir le débat. Et à s'intéresser à des hommes et des femmes malmenés par la crise. Ce sera encore le cas, cette année, au Space, deuxième salon mondial de l'élevage qui s'ouvre aujourd'hui à Rennes.

L'élevage n'est pas condamné à un lent reflux. Il pourrait même recréer des emplois, à condition de construire une stratégie de différenciation capable d'alimenter des circuits de proximité mais aussi les consommateurs des pays émergents. De développer de nouvelles relations économiques avec les industriels et les distributeurs.

Mais rien ne se fera sans la prise en compte des coûts de production des éleveurs. Une petite révolution est en cours dans le paysage français. Pas un mois désormais sans l'annonce de contrats entre des filières d'élevage, des industriels et des distributeurs. Signe des temps, les Jeunes agriculteurs ne sont plus opposés à l'entrée de la grande distribution dans les interprofessions. Et ne la voient plus comme le loup dans la bergerie. Le débat, longtemps saignant, fait place à la raison et à la volonté de coopérer. Un vrai progrès.

Le consommateur pour arbitre

L'élevage a besoin d'être entendu et mieux compris. Il joue un rôle central dans de nombreuses régions françaises. Mais peine à être entendu. On parle souvent des éleveurs à leur place. À coups d'approximations quand on évoque les élevages industriels sans être capable d'apporter une définition. Approximations toujours, quand on met en avant les émissions de gaz à effet de serre des ruminants en oubliant de rappeler le rôle joué par les prairies dans le stockage de carbone. Approximations enfin, quand on appelle à supprimer l'élevage pour redonner un peu d'air à une planète menacée par le réchauffement climatique.

Car l'élevage est à la fois un problème et une solution. Un problème, quand des animaux concentrés sur un même territoire génèrent des pollutions insupportables. Une solution quand il s'empare de ces défis pour apporter des réponses techniques mais aussi humaines. Les éleveurs de lait engagés dans un programme ambitieux de réduction des émissions de méthane peuvent en témoigner.

Rien ne pourra se faire sans le consommateur. C'est lui l'arbitre du jeu. Il impose ses goûts et ses dégoûts. A besoin de comprendre, de se nourrir de sens et pas seulement de protéines. Le développement accéléré du marché des oeufs de plein air illustre cette tendance. Tout comme les demandes liées au bien-être animal. C'est en répondant à toutes ces attentes pour plus de proximité, de transparence, de sécurité que les éleveurs lèveront tous les fantasmes associés aujourd'hui à l'élevage. Notamment ceux alimentés par les ultras du véganisme.

 

 

Plus de viande, de lait ni même de miel. À trop vouloir plaider, de façon caricaturale, la défense des animaux, c'est l'humanité même qui est menacée. Les éleveurs sont une chance pour la planète, pas une menace.

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