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L'économiste Kenneth Rogoff propose des taux nettement plus négatifs

Publié par MaRichesse.Com sur 24 Septembre 2016, 03:26am

Catégories : #ECONOMIE

L'économiste Kenneth Rogoff propose des taux nettement plus négatifs

Kenneth Rogoff, professeur à Harvard, ne croit pas à la permanence d’une croissance atone, ni d’une inflation et de taux d’intérêt extrêmement bas. L’ancien chef économiste du FMI était invité par la BNS à tenir un exposé, jeudi soir, à Zurich, dans le cadre d’une conférence en l’honneur de l’économiste suisse Karl Brunner. Le co-auteur du best-seller «This Time is Different» a déclaré qu’il ne serait pas surpris que dans cinq ans un politicien présente comme le fruit de son action le fait que la croissance soit revenue à ses niveaux historiques.

A son goût, les cycles n’ont pas disparu. «Cela me rappelle la fin des années 1970, lorsque l’on pensait que la productivité resterait éternellement faible. Or, elle a nettement augmenté au début des années 2000», a-t-il rappelé. 

 

Le taux d’endettement empêche la croissance

L’économiste a par exemple indiqué qu’en 1992 quarante pays présentaient un taux d’inflation supérieur à 40%. «Aujourd’hui il n’existe plus que deux pays avec une inflation à ce niveau (Venezuela et Ukraine) alors que 36 autres se situent dans une situation de déflation», a-t-il argumenté.

Il reconnaît que la reprise économique soit très modeste dans bien des pays. «Non seulement les réformes structurelles font défaut, mais les politiques monétaires sont paralysées par un plancher à 0% pour les taux d’intérêt nominaux», a-t-il expliqué. «Cette incapacité à mettre en œuvre des taux très négatifs a amené les banques centrales à discuter d’alternatives telles que l’hélicoptère monétaire ou l’établissement d’un objectif d’inflation de 4% au lieu de 2%», a-t-il ajouté. 

 

«Le super cycle de la dette»

Kenneth Rogoff plaide, au besoin, pour des taux fortement négatifs, à condition que la mesure ne soit que temporaire. La Fed n’est pas insensible à sa thèse. L’économiste s’est d’ailleurs réjoui d’un graphique dévoilé par Janet Yellen, la présidente de la Fed, lors du symposium économique de Jackson Hole, à la fin août. Il indique qu’en cas de chômage élevé, un taux négatif de 6% permet de provoquer une solide reprise économique. 

 

Les banques centrales forment une «ligne de défense»

L’économiste ne considère pas l’action des banques centrales comme «une panacée», mais comme «une première ligne de défense contre une récession». L’une des raisons principales de l’actuelle faiblesse de la croissance réside, à son goût, dans ce qu’il nomme «le super cycle de la dette», soit un taux d’endettement excessif.

«Aujourd’hui, les instituts d’émission monétaire sont à la croisée des chemins», a-t-il indiqué. Il estime que l’assouplissement monétaire (QE) n’est guère efficace. Quant à l’hélicoptère monétaire, soit la distribution d’argent aux citoyens, il l’interprète comme une combinaison de politique budgétaire et d’assouplissement monétaire et ne l’apprécie guère. «Pour préparer la prochaine récession, mieux vaut réfléchir à des taux très négatifs», a-t-il insisté. 

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