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Conseils, science, sante et bien-être


L’eau de coco, la boisson de demain ?

Publié par MaRichesse.Com sur 27 Septembre 2016, 00:27am

Catégories : #BOISSON, #SANTE-BIEN-ETRE, #SCIENCE

Très développé au Brésil, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, le marché de l’eau de coco reste encore embryonnaire dans l’Hexagone, mais a le vent en poupe. Sophie Bodin, directrice marketing et digital d’Innocent (groupe CocaCola), et Cédric Colliot, directeur général France et Benelux de Vita Coco, reviennent sur cet engouement, qui a toutes les chances de monter en puissance…

L’eau de coco, la boisson de demain ?

pital.fr : L’eau de coco est de plus en plus plébiscitée par les consommateurs français. Que représente ce marché actuellement ?

Cédric Colliot : L’eau de coco en brique n’a débarqué en France qu’en 2010. Depuis, le marché est en plein essor. Les ventes réalisées sur un an par les différents acteurs atteignent déjà 5 millions d’euros.  

Sophie Bodin : C’est le montant des ventes cumulées, à fin août, sur 52 semaines, soit un bond de plus 70% sur un an. Si le marché de l’eau de coco ne représente encore que 1,3% de celui des jus de fruit réfrigérés, soit 395 millions d’euros, il contribue à hauteur de 30% à la croissance du marché des jus vendus en rayon frais. 

Capital.fr : Pourquoi un tel engouement ?  

Cédric Colliot : L’eau de coco ne manque pas d’arguments. C’est une boisson 100% naturelle et saine, avec 0 graisse et 0 cholestérol, et 2 à 3 fois moins calorique qu’un jus de fruit ou un soda. Une bouteille de 33 cl contient moins de sucre qu’une pomme, plus de vitamine C qu’une orange, et plus de potassium qu’une banane, ce qui est excellent pour se réhydrater et prévenir les crampes. La boisson est donc particulièrement adaptée aux sportifs.

Sophie Bodin : La boisson est riche en potassium, contribuant ainsi à une bonne récupération musculaire et régulation de la pression artérielle, ainsi qu’au bon fonctionnement du système nerveux. 

Capital.fr : Quels sont les principaux pays consommateurs ?   

Cédric Colliot : Le Brésil, ou l’eau de coco est autant consommée que le jus d’orange, ainsi que les Etats-Unis et le Royaume-Uni. Le Brésil est aussi un des principaux pays producteurs. Les autres sont également situés près de l’équateur, comme les Philippines, le Sri Lanka, la Thaïlande, l’Indonésie et la Malaisie.

Sophie Bodin : Le marché français de l’eau de coco est encore peu développé. L’Ile-de-France représente 40 à 50% de la consommation nationale.

>>> Vidéo. Philippines : l'eau de coco pour arrondir les revenus des paysans

 

 

 

Capital.fr : Quelles sont vos parts de marché en France ?

Sophie Bodin : Innocent était n°2 en août, avec 29% de parts de marché, contre 26% en juillet et 15% en janvier. Vaïvaï (marque française distribuée par Solinest, NDLR) reste leader, avec 46% du marché, contre 9% pour Vita Coco.

Cédric Colliot : Vaïvaï est n°1 car il a été le premier à lancer l’eau de coco en France il y a six ans.

Capital.fr : Outre l’eau de coco, quels sont les autres marchés de la noix de coco ?

Cédric Colliot : Les fibres de la noix de coco sont utilisées pour fabriquer des tapis et des vêtements. La coque noire intérieure, concassée, sert de combustible. Quant à la chair, elle peut être séchée, transformée en pâte alimentaire, ou encore en huile… Dans les années 1960, l’huile de coco était déjà très répandue, avant que l’huile de palme prenne le pas sur elle. Elle fait maintenant son come back… L’huile de coco ne représente à ce jour que 5% de nos ventes dans l’Hexagone, contre 95% pour l’eau de coco, mais nous pourrions la mettre en avant de façon beaucoup plus massive.

Capital.fr : L’essor de la demande mondiale tire les cours de la noix de coco à la hausse. Comment faites-vous pour composer avec l’inflation de votre matière première ?

Cédric Colliot : C’est vrai que la demande est très dynamique. Si les tendances actuelles devaient se poursuivre sur les prochaines années, les cours pourraient encore grimper.

Sophie Bodin : Chez Innocent, l’eau de coco est un produit 100% pur jus, donc mécaniquement, le renchérissement de la matière première n’est pas sans impact, même si nous nous efforçons de le limiter pour le consommateur. Le taux de change euro/dollar est un autre aléa majeur, dans la mesure où la matière première est libellée en billets verts alors que nous vendons en euros. La dépréciation de 20% en deux ans de la devise européenne face au dollar ne nous a pas aidés… Cela dit, nous parvenons à gérer la situation, ayant établi des relations privilégiées de long terme avec nos fournisseur

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