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Ken Baker, l'homme qui a dû attendre l'âge adulte pour faire sa puberté

Publié par MaRichesse.Com sur 28 Septembre 2016, 11:27am

Catégories : #VIDEO, #INSOLITE

Cet Américain a mis des années pour oser consulter sur son impuissance sexuelle. Il a alors découvert qu'il n'avait jamais réellement commencé sa puberté.

Durant plus de vingt-cinq ans, l'américain Ken Baker s'est paré de tous les accessoires qui définissent un mâle hétérosexuel épanoui aux yeux de la société. Adolescent, il gardait sa casquette de baseball vissée sur le crâne, se passionnait pour le hard rock et était de toutes les compétitions de hockey. Âgé de la vingtaine, il a tenu une chronique dans un journal local en Virginie où il décrivait ses expériences sexuelles et amoureuses sur un ton aussi caustique que viril. En un mot, Ken Baker s'est érigé aux yeux de tous comme un homme sportif, épanoui et séducteur. Un mâle conquérant bardé des clichés adéquats, sans failles ni faiblesses.

Pourtant, Ken Barker a toujours su que quelqu'un chose n'allait pas, rapporte Esquire qui lui consacre un portrait. Sa vie sexuelle a débuté avec une érection matinale vers l'âge de 13 ans. Puis plus rien. Face à ses petites amies ou à ses conquêtes d'un soir, Ken Baker s'est révélé incapable de les pénétrer. Terrifié à l'idée de ne pas être comme ses copains bravaches qui se vantaient de leurs conquêtes multiples, il a préféré dissimuler sa virginité tardive, générée par son impuissance chronique.

«Il savait qu'il était en train de passer à côté de quelque chose de fondamental, rapporte Esquire, mais il ne savait pas comment y remédier. Il savait aussi qu'il n'était ni gay, ni asexuel:“J'ai toujours été attiré par les femmes”, rapporte Ken.»

Mais malgré son attirance, à chaque rapport sexuel, le même scénario cauchemardesque se reproduisait:

«On s'embrassait, se souvient Ken Baker. Elle tentait répétitivement de stimuler mon pénis flasque... C'était un échec. Elle finissait par retirer sa main. Elle se plaignait: “Est-ce que c'est de ma faute?”... Et je finissais par lui dire de rentrer chez elle.»

 

Vivre sa puberté à presque 30 ans

Ken Baker n'est pas allé voir de médecin –son père lui a toujours inculqué que«les vrais hommes» ne voient pas de docteur. Il s'est enfoncé dans la dépression et le silence, allant jusqu'à adopter des comportements autodestructeurs. Il refusait d'avouer son absence de vie sexuelle. De faire face à sa défaillance. Jusqu'à ce qu'une femme avec qui il a tenté –en vain– de faire l'amour finisse par le supplier d'aller consulter.

À 26 ans, Ken Baker a alors découvert qu'une tumeur était responsable de son impuissance. Sa puberté n'avait tout simplement pas été déclenchée. Durant toutes ces années, un simple passage chez le médecin aurait pu le délivrer de ses angoisses.

Le jeune homme a suivi un traitement par voie médicamenteuse et les effets se sont avérés imméidats:

«Le premier matin après avoir pris mon médicament, je me suis réveillé avec une érection si dure que j'ai craint d'avoir cassé le frein! J'ai réalisé que mon pénis n'avait jamais été aussi dur depuis mes 13 ou 14 ans.»

Ken est à présent le père comblé de deux enfants et un film consacré à sa vie The Late Bloomer sortira sur les écrans américains en octobre (date de sortie encore inconnue en France). 

L'histoire de Ken Baker est emblématique de l'implacable pression qui règne sur les performances sexuelles des hommes et sur la perception collective –trompeuse et tronquée– d'une supposée «virilité».  «Le film parle d'un homme qui se bat pour devenir ce que l'on appelle un homme, explique Ken Baker. C'est facile d'être un mâle. Mais être un homme est bien plus dur.»

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