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Ils jouaient aux escrocs sur les sites de vente en ligne

Publié par MaRichesse.Com sur 12 Septembre 2016, 06:30am

Catégories : #FAITSDIVERS, #JUSTICE, #FRANCE

Ils jouaient aux escrocs sur les sites de vente en ligne

«C'était de l'argent facile. Je croyais qu'il n'y aurait que des poursuites. Je ne pensais même pas que je pourrais aller en prison.» Cathy, une Française de 31 ans, et le père de son enfant, Idriss*, délinquant récidiviste et sans emploi, ont escroqué de nombreux sites de vente par correspondance, entre mai 2014 et janvier 2015. Depuis chez eux, dans un village des Alpes vaudoises, ils ont commandé pour 160'000 francs de matériel à des sociétés livrant avec factures: vêtements, parfums, articles pour leur bébé. Ils revendaient presque tout et gardaient l'argent pour eux.

Pour y parvenir, ils fournissaient de faux noms, de faux courriels, de fausses adresses et modifiaient les noms de leur boîte aux lettres en fonction des arrivages. Les entreprises n'ont pas toujours livré les yeux fermés: Zalando a par exemple bloqué pour 100'000 francs de commandes. Plus de quarante mille francs d'objets ont cependant été livrés.

C'est une cour criminelle qui s'est penché sur ce dossier lundi à Vevey (VD), ce d'autant plus qu'Idriss est encore soupçonné d'avoir violé une femme et d'avoir forcé des jeunes sous curatelle à conclure une vingtaine de contrats avec des fournisseurs téléphoniques peu regardants. Détenu, le trentenaire au physique de boxeur leur faisait peur en les menaçant. But de l'exercice: conserver les iPhone et leurs cartes SIM, et les revendre. Les signataires des contrats n'avaient plus qu'à honorer des milliers de francs de factures.

A son procès, Idriss s'est demandé ce qu'il faisait bien là. Il fait mine d'avoir oublié ses condamnations précédentes en France et en Suisse. Le tribunal a ordonné une expertise psy. Il risque six ans de peine privative de liberté au minimum. La défense de sa compagne a plaidé l'acquittement: les sites de vente n'ont rien contrôlé et ainsi accepté le risque de ne pas être payés. Pour Madame, le tribunal a suivi le réquisitoire du procureur: 180 jours-amende avec sursis pour escroquerie par métier et 600 francs d'amende. 

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