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Hollande-Royal, le vrai couple présidentiel

Publié par MaRichesse.Com sur 12 Septembre 2016, 09:21am

Catégories : #POLITIQUE, #PEOPLE, #RELATIONS, #FRANCE

Hollande-Royal, le vrai couple présidentiel

 

Y a-t-il quelqu'un pour sauver le président ? Oui... son ex-compagne, avec laquelle il forme un tandem politique unique en son genre.

Les Françaisn'élisent certes pas un couple à l'Elysée. Mais la relation privilégiée, unique, que François Hollande et son ex-compagne, Ségolène Royal, entretiennent en fait assurément un vrai couple présidentiel. Si les cœurs n'y sont plus, la politique, elle, a retrouvé tous ses droits dans ce tandem hors norme. Pas une décision importante sans que François Hollande ne consulte Ségolène Royal. Pas une stratégie échafaudée sans qu'elle n'y mette sa patte...

 

Maintenant que ce président est candidat — même s'il ne le dit pas officiellement —, le « flair » et la popularité de sa ministre de l'Ecologie, notamment auprès des classes populaires, lui sera plus précieux que jamais. Incroyable pirouette de l'histoire ! Candidate malheureuse en 2007, Royal s'était estimée lâchée par son compagnon qui dirigeait alors le PS. En 2012, c'était à son tour à lui de faire une campagne victorieuse... qu'elle a vue de loin. Et la voilà aujourd'hui dans le rôle officieux de « vice-présidente » chargée de voler au secours du père de ses quatre enfants, dans sa quête presque désespérée de briguer un nouveau mandat ! Et si 2017 était enfin pour eux l'occasion de mener la bataille ensemble ?

 

 
 

 

 

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« Ils ont repris leurs vieux réflexes, l'amour en moins »

 

« Attention, voilà la reine mère. » Même si on ne se distrait plus beaucoup en ce moment à l'Elysée, certains employés facétieux ont mis au point ce signal d'alerte quand Ségolène Royal franchit les grilles du palais. Rien de bien méchant. L'ex-compagne de François Hollande n'a jamais martyrisé qui que ce soit à la présidence. Mais la fréquence de ses visites, ces derniers temps, amuse et intrigue. « Les deux premières années du quinquennat, on ne l'a pas vue du tout. Avec Valérie Trierweiler, elle était bannie. Et puis, petit à petit, elle a recommencé à passer une tête. Maintenant, elle assiste aux réunions importantes et vient parfois déjeuner avec ses enfants. Elle a presque son rond de serviette ici », sourit un habitué du Château. C'est d'ailleurs lors d'un de ces repas familiaux, en novembre 2015, que le chef de l'Etat a testé son idée — très contestée — d'inscrire la déchéance de la nationalité dans la Constitution. Ségolène Royal était pour. Cette scène surprenante est racontée dans le livre « Conversations privées avec le président » (Albin Michel).

 

Certains ministres s'inquiètent de cette influence retrouvée. Ils s'interrogent aussi sur la facilité avec laquelle le numéro trois du gouvernement emprunte à sa guise les avions de la République pour ses déplacements professionnels, quand eux ont plus de mal. Parfois cassante, Ségolène Royal n'hésite pas à afficher ses désaccords, se prévalant du soutien présidentiel. Que ce soit avec Laurent Fabius sur l'organisation de la COP21 (la conférence climat) ou plus récemment avec Manuel Valls à propos des boues rouges polluantes dans les calanques de Marseille.

 

Ce qui ne veut pas dire qu'elle obtient toujours gain de cause. « Lors du dernier remaniement en février, elle voulait le Quai d'Orsay. Hollande a tourné autour du pot tout en activant discrètement la piste Ayrault. Au final, il lui a dit : Je voudrais bien te nommer mais il faudrait que Nicolas Hulot te remplace à l'environnement, or il ne veut pas. Bref, il l'a un peu roulée dans la farine », se souvient un conseiller.

 

Au-delà de ces péripéties, c'est la reconstitution du couple politique qui fascine ceux qui sont aux premières loges. « Ils s'appellent ou s'envoient des textos toute la journée. Dès qu'il termine un discours ou une intervention télé, Hollande veut savoir ce que Royal en a pensé. Quand il n'arrive pas à lui parler directement, il laisse des messages à sa secrétaire. C'est simple, ils ont repris leurs vieux réflexes, l'amour en moins », résume une amie commune.

 

Le journaliste Serge Raffy, biographe de Hollande, confirme le retour au premier plan de ce tandem si singulier. « Malgré ses différends passés, c'est un couple indéfectible. Ils se connaissent par cœur. Dans les réunions, il suffit qu'il lève un sourcil pour qu'elle sache ce qu'il veut dire, et vice-versa. A l'Elysée, on l'entend souvent lancer : Qu'est-ce qu'en pense Ségolène, que dit-elle de ce projet, vous lui en avez parlé ? »

 

Pour 2017, si François Hollande parvient à se représenter, Ségolène Royal a promis de l'aider. En échange, elle aimerait un poste prestigieux à l'international. « Elle est en train de consolider le bilan environnemental du quinquennat. On l'attend surtout sur ce registre-là », confie-t-on à la présidence. Patron de l'institut de sondages Odoxa, Gaël Sliman relativise : « Ségolène Royal figure dans le top 5 des personnalités de gauche. Ça peut aider. Mais Hollande est tellement affaibli qu'il lui faudra bien d'autres choses pour imaginer être réélu. »

 

En tout cas, la prochaine campagne sera peut-être la dernière, le baroud d'honneur du duo socialiste. Quand François Hollande doute — ça lui arrive parfois —, Ségolène Royal ressort sa formule fétiche empruntée au philosophe Sénèque : « Seules sont perdues d'avance les batailles qu'on ne livre pas. » 

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