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Hillary Clinton et Donald Trump font campagne sur la foi et les «valeurs»

Publié par MaRichesse.Com sur 11 Septembre 2016, 03:17am

Catégories : #POLITIQUE, #ETATS-UNIS

Hillary Clinton et Donald Trump font campagne sur la foi et les «valeurs»

Les deux candidats courtisent deux espèces très différentes d'électeurs chrétiens.

De notre correspondant à Washington

De la posture assurée du commandant en chef à l'humilité du bon paroissien, le jeu de rôles se poursuit pour les deux candidats à la Maison-Blanche.

 

Après Hillary Clinton jeudi devant la Convention annuelle de la National Baptist Church à Kansas City, Donald Trump a plaidé sa cause vendredi auprès des Evangéliques réunis à Washington pour le Values Voters Summit. Le public de la première était presqu'exclusivement noir, composé de pasteurs représentant 7,5 millions de fidèles et largement acquis aux idées démocrates. Celui du second était ultra majoritairement blanc, uni par un «conservatisme social» qui rejette le droit à l'avortement, le mariage gay et toute entrave de l'Etat à l'expression religieuse.

Chacun s'est drapé dans des «valeurs» qu'il dénie à l'autre. «Vos valeurs d'amour, de charité et de foi ont bâti cette nation, a dit Donald Trump aux Evangéliques. Le pays est divisé: c'est notre foi en Dieu et en nos semblables qui nous mènera à l'unité». «Les valeurs de notre nation sont en danger dans cette élection, a mis en garde Hillary Clinton. Nous sommes face à un candidat qui a un long passif de discrimination, fait circuler de théories conspirationnistes malsaines… Il ne respecte même pas tous les Américains, comment pourrait-il être au service de tous les Américains?»

La candidate démocrate a mis en avant ses convictions et sa pratique religieuses, évoquant son père priant à genoux, sa mère enseignant le catéchisme le dimanche et son pasteur l'emmenant adolescente écouter Martin Luther King. «J'ai une foi d'activiste social, a-t-elle dit, une foi où l'on relève ses manches et où l'on met les mains dans le cambouis. (…) Il nous faut un président qui comprenne le rôle que la foi et les communautés de croyants ont toujours joué pour pousser notre pays vers plus de justice sociale. Un président qui priera avec vous et pour vous». 

 

Liberté scolaire

Donald Trump, double divorcé et pratiquant occasionnel, n'a pas trop cherché à jouer les enfants de choeur. Il a plutôt promis aux républicains traditionnalistes ce qu'ils attendaient. En premier lieu, l'abrogation de l'amendement Johnson, datant de 1954, qui conditionne les avantages fiscaux dont bénéficient les Eglises à l'obligation de rester hors du champ politique. «Je vais rendre leur voix à nos églises, a-t-il dit. C'est sans doute ma meilleure ou ma seule chance d'aller au paradis».

Il a aussi plaidé pour une totale liberté scolaire, y compris celle d'éduquer soi-même ses enfants, et mis en garde sur le risque de basculement à gauche de la Cour suprême si son adversaire est élue. La Cour a le dernier mot sur les questions de société, de la peine de mort à la place du religieux dans l'espace public. Promettant de stopper le génocide des chrétiens d'Orient, Trump a même osé un petit éloge du mensonge: «Je répugne à le dire, mais nous ne devons pas être trop honnêtes sur notre stratégie militaire» pour vaincre l'Etat islamique.

L'an dernier, le Values Voters Summit l'avait accueilli avec une méfiance polie. D'autres candidats aux primaires avaient alors les faveurs de la droite chrétienne, Ted Cruz et Mike Huckabee en tête. Aujourd'hui, ces républicains attachés à «leur Bible et leurs armes» se sont réconciliés avec ce candidat atypique. Selon un sondage du Pew Research Center, Trump a l'adhésion massive des Evangéliques sur tous les sujets, de l'immigration au port d'armes et à la politique étrangère - à l'exception des questions raciales.

C'est le point faible que compte exploiter Hillary Clinton. Elle prépare pour les jours à venir une série de discours «positifs» sur l'économie, la famille, l'éducation et le service de la nation. En tentant jusqu'ici de réduire l'élection à un référendum sur Donald Trump, elle n'a pas assuré sa victoire. 

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