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Harkis : Hollande reconnaît la responsabilité de la France

Publié par MaRichesse.Com sur 26 Septembre 2016, 08:48am

Catégories : #FRANCE, #AFRIQUE

Harkis : Hollande reconnaît la responsabilité de la France

Le président de la République honore l'un de ses engagements de campagne en reconnaissant publiquement la responsabilité des gouvernements français. Après la fin de la guerre d'Algérie, des milliers de harkis ont subi les représailles sanglantes. Depuis 2003, le 25 septembre est une journée d'hommage pour ces victimes.

Il s'y était engagé avant d'être élu à l'Élysée. Dimanche, à l'occasion de la journée nationale d'hommage aux harkis, François Hollande a «reconnu les responsabilités des gouvernements français dans l'abandon des harkis». «Je reconnais les responsabilités des gouvernements français dans (...) les massacres de ceux restés en Algérie et les conditions d'accueil inhumaines de ceux transférés en France», a déclaré le chef de l'Etat lors d'un discours depuis la cour des Invalides, applaudi par les représentants des harkis présents dans l'assistance.

«La France a manqué à sa promesse, elle a tourné le dos à des familles qui étaient pourtant françaises», a-t-il déploré.

Instituée par le décret du 31 mars 2003, cette journée donne lieu chaque année, à Paris, à une cérémonie officielle. Outre François Hollande, l'ancien président Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen, présidente du FN, et Jean-François Copé, candidat à la primaire de la droite, ont assisté à cet hommage.

Selon le secrétariat d'État aux Anciens combattants et à la Mémoire, cette journée est l'occasion de présenter le bilan de la 2e année du «Plan Harki», le plan d'action en faveur des anciens membres des forces supplétives et de leurs proches présenté le 25 septembre 2014.

Avec ce geste, «nous trouvons la paix des mémoires», s'est félicité dimanche Mohamed Otsmani, membre du Comité de liaison national des harkis. «Maintenant il est important que cette reconnaissance soit actée par une loi, qu'elle soit inscrite dans le marbre de l'Histoire de France». Et «la reconnaissance ne va pas sans la réparation», a-t-il souligné.

Certains politiques ont déjà multiplié les déclarations dès samedi. François Fillon, candidat à la primaire de la droite, a affirmé qu'il fallait «réparer» les injustices vis-à-vis des harkis, pour qui il fera «les gestes symboliques nécessaires» s'il est élu président de la République. «Nous avons commis des fautes à l'égard des harkis. Aujourd'hui, il faut réparer ces injustices. Si je suis élu président de la République, je ferai les gestes symboliques nécessaires pour remettre les pendules à l'heure et l'histoire de notre pays où elle doit être», a écrit l'ancien premier ministre sur sa page Facebook.

François Fillon rencontrait samedi une famille de harkis en Camargue. Il s'est déclaré «Heureux et honoré d'être reçu par la famille Boualem au Mas-Thibert. Je suis très attaché à l'histoire de ces femmes et de ces hommes qui se sont battus pour la France et qui n'ont pas été considérés à la hauteur de leur combat». 

 

55.000 à 75.000 Harkis «abandonnés» en Algérie

En visite à Perpignan, Nicolas Sarkozy s'est lui engagé à supprimer la date du 19 Mars, qui commémore la fin de la guerre d'Algérie. 

 

Après les accords d'Évian le 18 mars 1962, 55.000 à 75.000 harkis (Algériens ayant combattu pour la France), ont, selon les historiens, été abandonnés en Algérie et victimes de sanglantes représailles. 60.000 ont été admis en France. Avec leurs descendants, leur communauté est estimée aujourd'hui à 500.000 personnes.

Depuis plusieurs années, la question de l'abandon des harkis revient au sein de la classe politique. Dans un discours prononcé le 5 avril 2012, François Hollande, alors candidat à l'élection présidentielle, s'était engagé à reconnaître la responsabilité de la France «dans l'abandon des harkis, le massacre de ceux restés en Algérie et les conditions d'accueil des familles transférées dans des camps en France».

En avril 2012, à quelque jours du premier tour, Nicolas Sarkozy avait été le premier président à se rendre au camp de Rivesaltes (sud) où avaient été parqués plusieurs dizaines de milliers de harkis après la guerre, dans des conditions misérables. Il avait lui aussi «reconnu» cette responsabilité française, mais pas dans un cadre officiel. 

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