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Harcèlement sur les réseaux sociaux : un algorithme pour protéger les enfants

Publié par MaRichesse.Com sur 11 Septembre 2016, 05:56am

Catégories : #INTERNET, #ENFANT

Harcèlement sur les réseaux sociaux : un algorithme pour protéger les enfants

Sur les réseaux sociaux, "les invisibles" désignent ces enfants ayant menti sur leur âge pour se créer un profil. Ils s'exposent à de nombreux dangers dont le cyber-harcèlement.

Quoi de plus banal, en 2016, que d'avoir un compte sur Facebook, YouTube ou encore Instagram ? Rien a priori. Cela devient un peu plus problématique lorsque l'utilisateur a moins de 13 ans. En réalité, c'est l'âge minimum requis pour pouvoir s'inscrire sur n'importe lequel de ces réseaux sociaux, dans la plupart des pays où ils existent. Or certaines études estiment qu'en 2011, 7,5 millions d'utilisateurs Facebook étaient des enfants de moins de 13 ans. Un chiffre qui ne peut cependant pas être vérifié.

Sur les réseaux sociaux, on appelle ces enfants "les invisibles", car pour y avoir accès ils mentent sur leur âge. La psychologue américaine, Mary Aiken, s'inquiète dans un article posté sur The Atlantic, repéré par Slate, que souvent "ces enfants s'inscrivent avec l'accord de leurs parents". S'appuyant sur une étude réalisée par le groupe de recherche EU Kids Online, entre 2011 et 2014, elle rappelle que ces enfants sont parfois même très jeunes. Ainsi un tiers des utilisateurs de Facebook, dans l'étude, avaient entre 8 et 10 ans.

 

Des enfants très exposés au cyber-harcèlement

Selon les responsables de ces réseaux sociaux, il est "quasiment impossible" de mettre un frein à ce phénomène. La psychologue, elle, estime que ces derniers n'ont pas vraiment envie de le faire. Elle juge en effet qu'il n'est souvent pas très difficile de deviner qu'il s'agit d'un enfant. Sur Facebook, la première chose qu'ils font généralement après s'être inscrits, c'est de mettre une photo. Ils ajoutent ensuite leurs amis d'écoles. De quoi rapidement repérer la présence d'un grand nombre d'enfants.

Ce qui inquiète le plus Mary Aiken, c'est surtout l'exposition de ces enfants au cyber-harcèlement. D'autant que, des analyses ont montré que "plus l'utilisateur d'un réseau social est jeune, plus il a "d'amis" avec qui il est en relation", précise-t-elle. Autant de possibilités supplémentaires que le "mur" d'un mineur de 13 ans devienne la cible des pires quolibets. "Si vous pensez que les jeunes filles de 11-12 ans ont toujours été méchantes, vous n'avez pas vu ce qu'elles peuvent faire d ans l'envionnement de surenchère qu'est internet", affirme la psychologue américaine.

Un algorithme pour prévenir les victimes

Mary Aiken n'attire pas l'attention sur ce phénomène par hasard. Si les professionnels des réseaux sociaux refusent de s'emparer du problème, elle estime que, notamment avec l'aide de la data, il serait assez facile de repérer les comportements de harcèlement sur les réseaux sociaux. Elle travaille même "avec une entreprise high-tech de Palo Alto (située en pleine Silicon Valley, ndlr)" pour mettre au point une solution.

En résumé, son algorithme ressemble à une équation, explique-t-elle. Il s'agit de multiplier le nombre de fois qu'une même cible (un profil Facebook, Twitter ou Instagram par exemple) reçoit par un même internaute une liste d'insultes recensées. Le tout multiplié par la fréquence et l'intervale entre les phases de harcèlement. Dans son article, Mary Aiken propose de faire appel à tous ceux qui ont déjà été harcelés pour compléter la banque de données des insultes. "Ainsi, ceux qui ont été victimes de cyber-harcèlement pourraient devenir acteurs d'une solution pour tenter de régler ce problème", explique-t-elle.

La psychologue américaine imagine également que l'algorithme pourrait alors "scanner" automatiquement les profils des utilisateurs des réseaux sociaux. Il enverrait alors un message à la victime l'encourageant à demander de l'aide à un adulte, par exemple. Il pourrait par ailleurs envoyer une alerte aux parents pour les encourager à évoquer le problème avec leur enfant. Une première étape qui pourrait éviter certains drames.


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