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Faut-il dire adieu aux SMS et se préparer à communiquer par messages vocaux ?

Publié par MaRichesse.Com sur 12 Septembre 2016, 03:16am

Catégories : #TECHNOLOGIE

Faut-il dire adieu aux SMS et se préparer à communiquer par messages vocaux ?

«Coucou, c'est maman...» Vous n’écoutez jamais les messages vocaux de vos paternels sur votre messagerie. On ne vous jette pas la pierre, nous non plus. On vous félicite même de vivre avec votre temps, époque formidable où Apple est en train de tester un moyen de permettre à Siri de retranscrire en texte les messages audio qu'on n'a plus la patience d'écouter... Du coup, ça va sans doute vous paraître contre-intuitif si l’on vous dit que…

 

Les messages vocaux sur whatsapp c'est trop la base

 
 

Comprendre: les messages vocaux, c'est cool.

Parisienne de 29 ans, Léa travaille pour une boîte de médias implantée en Afrique, et sur WhatsApp, c'est par messages vocaux, fonction disponible sur l'application depuis 2013, qu'elle reçoit chaque jour des compte-rendus de la part de ses partenaires. «C’est beaucoup plus pratique sur des aspects très concrets. Dès que je dois expliquer quelque chose, je le fais aussi par message vocal. C’est sans doute encore plus utile entre différentes cultures, quand on n’aborde pas un problème de même façon, l’oral facilite les choses.»

Pour Justine, pas d’histoire de boulot, les messages vocaux sur WhatsApp, c’est «avec les amis, ceux à l’étranger. Un ami m’envoie des petits speechs sur sa vie depuis le Liban. Ses histoires, des petites blagues. Comme si c’était la chose la plus normale du monde.»

Est-ce la chose la plus normale du monde, pourtant, que de parler seul à son téléphone - sans y coller l'oreille - pour enregistrer quelques mots, dans la rue, dans un café ou chez soi, comme un patron des années 1950 dictait son courrier, comme l'Agent Dale Cooper dictait ses observations à «Di-ane» dans Twin Peaks, et de communiquer ainsi par messages audio allant de quelques secondes à quelques minutes? 

En Chine, oui. Et depuis quelques années déjà. «Montez dans un métro à Pékin et vous verrez tout le monde crier dans son téléphone par intermittence, comme s’ils avaient des talkies-walkies», raconte sur Quartz un journaliste américain, en montrant à quoi ressemble une conversation type sur WeChat, le réseau social chinois ultra-populaire aux 650 millions d’utilisateurs dont 570 millions actifs en Chine (image-ci contre). 

Discussion sur WeChat

Une barrière culturelle? 

En Chine, l’énorme popularité des messages audio (qu'utiliseraient plus de 90% des utilisateurs de WeChat) s’explique en premier lieu par une raison pratique: la difficulté qu’il y a à taper les caractères chinois, comme l’a noté Xinyuan Wang, membre de l’équipe d’anthropologues menant le passionnant et vaste projet de recherche Why We Post. Des codes se sont peu à peu définis – on n’envoie pas de message vocal à ses collègues, c’est trop intime - et l’audio est très prisé des travailleurs chinois qui logent loin de leurs familles, détaille l’anthropologue.

Mais la complexité des caractères chinois n’explique pas tout. Les 70 millions d’utilisateurs indiens de WhatsApp s’en tiennent aux messages écrits malgré la complexité de leur langue et la multitude de dialectes, tandis qu’en Argentine, où l’espagnol n’a rien d'insurmontable, les jeunes sont devenus addicts de la pratique, comme le racontait un article de Vice l’été dernier. «Parce que c’est dans la culture, les Argentins aiment parler et s’entendre parler», suggérait un chercheur argentin. L’observateur américain de Quartz soulignait de son côté l’aisance avec laquelle les Chinois «parlent fort dans des endroits publics».

La France serait-elle culturellement plus discrète et secrète, et moins à même de tomber dans cette passion pour les mémos vocaux, que ce soit sur WhatsApp, Messenger et bientôt Google Allo, la nouvelle messagerie instantanée de Google qui s'est inspirée des messages vocaux de WhatsApp

C'est sans compter la facilité grandissante avec laquelle nous nous adressons à notre téléphone (sans interlocuteur à l'autre bout), et le nombre de développeurs de la Silicon Valley qui comptent bien nous habituer à interagir avec les objets connectés par la voix, en faisant peu à peu disparaître les claviers (d'une montre connectée, par exemple...). En trois arguments: 

- Après l'ère du tactile, l'ère de la voix

Cinq ans après l'arrivée en 2011 de Siri, qui était alors pour beaucoup un simple gadget permettant d'obtenir la météo, passer un appel ou lancer une recherche web, Apple, Google avec Google Now pour Android, et Microsoft avec Cortana misent gros sur leurs «assistants personnels intelligents», qu'ils ne cessent d'améliorer: Siri a été ouverte aux développeurs tiers sur l'iOS10, ce qui la fera dialoguer avec les applications, Google a présenté en mai dernier Assistant, une version améliorée de Google Now... Leur développement nous habitue à la recherche vocale, qui décolle. Moins en France qu'aux Etats-Unis, où selon une étude conduite par North Research auprès de 1.400 américains l’an dernier et publiée par Google, un adulte sur quatre parle à son smartphone outre-Atlantique, et près de la moitié des ados disent utiliser la recherche vocale chaque jour (la commande la plus fréquente? «Call Mom»).

«Le développement croissant des assistants personnels va nous redonner une habitude presque oubliée: celle de parler dans nos téléphones» 

Mais la tendance est mondiale et gagne la France. «Le développement croissant des assistants personnels et la démocratisation d'interfaces entièrement basées sur la voix comme par exemple Amazon Alexa vont nous redonner une habitude presque oubliée: celle de parler dans nos téléphones», assure à 20 Minutes Thomas Gayno, fondateur français de l'appli Cord, lancée en 2014 et qui permettait d'envoyer des mini-messages vocaux de 12 secondes, avant son rachat par Spotify. «On a d'abord cru à une spécificité culturelle réservée aux pays dont les langues sont faites de milliers de caractères, mais le voice messaging a un avenir en France comme partout ailleurs, estime-t-il. Il offre une saisie plus rapide, un message plus émotionnel, et moins de quiproquos.»

- La fin des quiproquos? 

«Moins de quiproquos», car nous avons beau agrémenter nos SMS et mails de tous les smileys et emojis possibles, l'ambiguité de l'écrit reste un éternel problème. Comme vient par exemple de le montrer une étude de deux chercheuses américaines en psychologie, selon lesquelles mêmes vos meilleurs amis ont du mal à détecter l'ironie et votre humour pourtant irrésistible dans vos e-mails... «Les e-mails sont inefficaces. Slack, Gchat et les autres applications de messagerie sont intrusives et trop envahissantes, les SMS sont incroyablement ambigus, et la vidéo-conférence (Skype, FaceTime) demande trop de coordination», résume efficacement un article de Quartz voyant dans le voice messaging la «solution idéale permettant de préserver l’intimité de la voix sans que les deux parties aient à synchroniser leurs agendas».

- Enfin, il y a... la flemme. Vous aussi avez de plus en plus d'amis qui se mettent à dicter leurs SMS avec la fonction «Dictée» (quitte à ce que la fonction foire et que vous compreniez un mot sur deux du SMS en question)? CQFD. 

La vie est dure...

 

Les messages vocaux sur WhatsApp sont grave pratique , j'ai la fleme d'ecrire h24 😪

 
 

Mais le serait encore plus si l'idée suivante était appliquée: 

 

Pouvoir envoyer des messages vocaux comme sur whatsapp sur twitter ce serait trop bien pour les flemmards genre moi

 
 

Sur ce, on vous laisse, on va tâcher d'écouter la fin des messages de notre messagerie vocale. Coucou, c'est maman...  

 Source

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