Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Marichesse.com

Marichesse.com

Conseils, science, sante et bien-être


De la Hollande à Hong Kong

Publié par MaRichesse.Com sur 26 Septembre 2016, 17:20pm

Catégories : #BIOGRAPHIE-DES-RICHES

De la Hollande à Hong Kong

Il est entré à l’école primaire alors qu’il ne parlait pas un mot de français ni d’anglais. Six décennies plus tard, la firme de gestion de placement du millionnaire J. Sebastian van Berkom, l’une des premières à investir dans Couche-Tard, a des rami­fications jusqu’à Hong Kong.

«C’était assez rough», se rappelle l’homme de 70 ans, qui a passé ses premières années à faire rire de lui dans une école anglophone de Montréal, alors qu’il était le seul à ne parler ni anglais ni français.

J. Sebastian van Berkom, aujourd’hui un philanthrope reconnu, est arrivé au Québec dans les années 1950 à six ans. Sa famille avait quitté la Hollande après la Seconde Guerre mondiale parce que le pays se remettait difficilement de l’occupation allemande.

Son père gagnait un salaire modeste comme artiste commercial, à créer des affiches publicitaires et des pages de catalogues.

Pionnier

Le jeune Sebastian a donc commencé à faire de petits boulots vers l’âge de 11 ans: livrer les journaux, couper le gazon, travailler dans une quincaillerie.

«Si je voulais aller à la danse du samedi, je n’avais pas d’argent autrement», dit celui qui a grandi à Rosemère.

Après avoir fait un baccalauréat en marketing à l’Université Concordia, il a travaillé comme analyste chez Bell. C’est alors qu’il s’est intéressé aux petites capitalisations, ces petites entreprises qui avaient un bon potentiel de croissance, mais qui étaient encore sous-évaluées.

Il travaillait alors quelque 18 heures par jour. «C’était fou. J’aimais tellement ça. Je voulais tout comprendre», dit-il.

Repartir à zéro

M. van Berkom a fondé en 1991 sa propre compagnie, qui gère notamment des caisses de retraite. «Quand j’ai commencé, personne ne me connaissait dans le milieu.» Il lui a donc fallu près d’un an pour trouver son premier client.

Parmi ses bons coups, van Berkom et associés a été une des premières sociétés à investir dans Aliments Couche-Tard, un titre qui a par la suite pris une expansion fulgurante.

Fier de ces succès, il a ouvert une division américaine dans les années 2000, puis une division à Hong Kong.

«Chaque fois, on repartait à zéro, avec aucun client.» Aujourd’hui, toutes ses divisions gèrent un total de 5 milliards de dollars, estime-t-il.

La seule chose qu’il regrette est le temps en famille qu’il n’aura pas connu. «Nos partenaires deviennent une seconde famille. Mais peut-être que je n’ai pas passé assez de temps avec mes [deux] filles», avoue celui qui est aujourd’hui grand-père de cinq petits-enfants.

QUELQUES-UNS DE SES IMPORTANTS DONS

  • 1 M $ à l’Université Concordia, qui a créé un programme en gestion d’investissements à son nom
  • 1 M $ à l’Université McGill pour la recherche sur les maladies neurologiques
  • 500 000 $ au Musée des beaux-arts pour l’acquisition du Soleil de Dale Chihuly

SES CONSEILS

Bien s’entourer

  • «La clé de mon succès? J’ai des partenaires extraordinaires qui ont la même philosophie que moi», explique-t-il.

Être passionné

  • «Si tu trouves ta passion, il y a beaucoup de chance que tu réussisses. Quand j’en entends dire qu’ils ont hâte de prendre leur retraite, je ne comprends pas. Pour moi, rentrer au bureau, c’est un plaisir. Je vais probablement mourir dans mon bureau.»

Être visionnaire et créatif

  • Pour réussir dans le monde de la gestion de portefeuille, il ne faut pas seulement être bon en maths, explique M. van Berkom. «Il faut être capable de juger les gens. Ce sont les gens qui font les chiffres, et non l’inverse. Ça prend un certain côté artistique. Un nez capable de renifler, capable de voir le futur.»

Être discipliné

  • Chaque titre dans lequel la firme de M. van Berkom investit est longuement étudié pour s’assurer qu’il sera rentable à long terme. «La Bourse, c’est une jungle. Il faut avoir une discipline et l’appliquer constamment», dit-il.

Commenter cet article

Archives