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Dans l’univers magique des djinns

Publié par MaRichesse.Com sur 11 Septembre 2016, 06:24am

Catégories : #LIVRES-A-LIRE, #CANADA

Dans l’univers magique des djinns

Après avoir décrit et expliqué comment il vivait depuis la publication des Versets sataniques dans son ouvrage précédent,Joseph Anton – une autobiographie, Salman Rushdie propose une incursion dans l’univers magique des djinns dans un roman palpitant, luxuriant, drôle, empreint de fantaisie: Deux ans, huit mois et vingt-huit nuits.

Dunia, princesse de la foudre, était venue sur terre pour la première fois au 12e siècle. Elle s’était éprise d’un mortel, Ibn Rushd, à qui elle avait donné une nombreuse descendance. Neuf siècles plus tard, la belle réapparaît: son bien-aimé n’est plus et elle voit comment les djinns malfaisants ont décidé d’asservir la terre entière, après avoir brisé les sceaux cosmiques. Elle réactive les pouvoirs de quatre de ses rejetons et part en guerre contre les forces de l’ombre.

« Réponse émotive »

Salman Rushdie<br />
Deux ans, huit mois et vingt-huit nuits. <br />
Éditions Flammarion <br />
352 pages
PHOTO COURTOISIE FLAMMARION
Salman Rushdie
Deux ans, huit mois et vingt-huit nuits. 
Éditions Flammarion 
352 pages

«Ce livre était un genre de réponse émotive après avoir écrit mes mémoires», commente l’auteur, en entrevue téléphonique depuis une adresse secrète. «J’avais pris tellement d’années à écrire ce long livre, pour dire la vérité et sortir complètement de la fiction que j’ai eu cette envie de faire complètement le contraire, d’écrire quelque chose d’imaginaire», explique-t-il.

Il a repris l’esprit des contes orientaux et les a mariés avec la tradition surréaliste occidentale. «Si j’allais à la rencontre de ces deux cultures, qu’allait-il se produire?» questionne-t-il.

Les djinns l’ont beaucoup intéressé, par leur puissance, leur poésie, leur magie. «Même aujourd’hui, en Inde, les gens s’y réfèrent continuellement. Si vous faites une crevaison, par exemple, vous dites que c’est la faute des djinns. Il y a un bâtiment en ruine dans la vieille partie de Delhi où, chaque jeudi, les gens livrent des messages aux djinns et leur demandent des faveurs. J’ai lu tout ce que je pouvais trouver à leur sujet... mais dans ce livre, c’est mon interprétation de leur univers. [...] Cela symbolise la collision entre la réalité et le monde du rêve.»

La réalité pure et dure

Dans ce monde merveilleux, il a introduit la réalité pure et dure, la politique, les conflits, le fanatisme, la corruption. «Ce qui est étrange, c’est que j’ai commencé à l’écrire il y a environ quatre ans et demi. À l’époque, personne n’avait entendu parler d’ISIS [ÉI], moi inclus. J’ai complètement inventé l’intrigue qui parle d’une guerre au Moyen-Orient. Et à mon grand désarroi, les événements historiques ont pris le dessus sur mon livre.»

«Ça fait peur», convient-il. Je suis fatigué de voir que mes écrits finissent par se réaliser. C’est supposé être de la fiction.»

La Religion

Ibn Rashd, son personnage principal, se voit comme une personne religieuse qui essaie d’intégrer des aspects de la philosophie réaliste dans la religion. Mais Salman Rushdie se voit comme un étranger à la religion. Ironiquement, ajoute-t-il, il est souvent associé à la question religieuse. «Je pense qu’une des grandes surprises de ma vie, c’est que la religion ait pris tant d’importance politique. J’étais à l’université dans les années 1960, à l’époque où la religion n’était pas si importante. Il y a 50 ans, c’était impossible d’imaginer que la religion et l’intolérance religieuse allaient se retrouver au beau milieu de la scène. Et pourtant, c’est ce qui s’est produit.»

Passionnément athée

«Le plus grand problème que je dois affronter, comme écrivain, c’est qu’à cause des Versets sataniques, on m’associe avec la religion. Mais je ne suis pas un auteur religieux. Je pense que ce dernier livre reflète beaucoup plus ma pensée et mon art, si on peut dire. Je suis passionnément athée. Je n’ai pas besoin de la religion et je ne l’admire pas non plus. [...] Laissez-moi pratiquer mon métier d’écrivain et raconter mes histoires.»


» Salman Rushdie a écrit 11 romans, dont Les Enfants de minuit, qui lui a valu les prix Booker et The Best of the Booker.


» En 2007, il a été nommé Chevalier par la reine Elizabeth II pour saluer sa contribution à la littérature.


» Ses livres sont traduits en 45 langues. 

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