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Ce qu'il faut retenir de L'Émission politique de Nicolas Sarkozy

Publié par MaRichesse.Com sur 16 Septembre 2016, 08:47am

Catégories : #POLITIQUE, #TV, #FRANCE

Ce qu'il faut retenir de L'Émission politique de Nicolas Sarkozy
«Ne pas intervenir en Libye aurait été une erreur diplomatique»
 
Nicolas Sarkozy s'est ensuite exprimé sur le dossier épineux de la Libye. La France était intervenu en 2012 dans ce pays en proie aux manifestations dans le cadre du printemps arabe, et le colonel Mouammar Khadafi réprimait la contestation dans le sang. L'intervention de la communauté internationale, menée par la France et la Grande-Bretagne, avait finalement conduit à la mort du dictateur, lynché par une foule de manifestants.

"Nous sommes intervenus pour défendre la ville de Benghazi, que Khadafi menaçait de détruire. J'ai vu pour la première fois les jeunes Arabes nous dire 'merci' aux Français et non pas 'mort aux juifs' ou mort aux Américains'", s'est défendu Nicolas Sarkozy. "J'ai été très marqué dans les années 1990 quand 8000 musulmans ont été massacrés à Srebenica devant une communauté internationale qui n'a pas levé le petit doigt", a-t-il poursuivi.

Loin de juger négativement son intervention en Libye, l'ancien chef de l'Etat a jugé que ne pas intervenir "aurait une erreur diplomatique". "En 2012, il y a eu des élections législatives en Libye avec plus de 60% de participations. Au final, les modérés ont gagné. C'était une victoire. Mais après, nous avons laissé tomber la Libye pour s'occuper d'autre chose alors qu'il fallait continuer à les aider". "La Méditerranée, c'est notre mer", a-t-il ajouté, estimant que les débordements en Libye auraient eu des répercussions en France. 

» LIRE AUSSI : Royaume-Uni : un rapport parlementaire éreinte Sarkozy et Cameron pour l'intervention en Libye
à 23:02
Le problème démographique plus important que le réchauffement climatique, selon l'ex-président
 
Davis Pujadas lui rappelle le Grenelle de l'Environnement et un discours lors duquel l'ancien président déclarait que l'homme était responsable du réchauffement climatique. Une affirmation qui va à l'encontre de sa récente déclaration, selon laquelle, rappelle le journaliste, "l'homme n'est pas le seul responsable de ce changement". 

Nicolas Sarkozy dénonce une caricature. S'il estime que le changement climatique est "un défi très important", le premier défi pour lui, "c'est le défi démographique". "En 2100, nous serons 11,5 milliards. La première cause de dégradation de l'environnement c'est le nombre d'habitants sur la planète." Il faut "poser la question de la natalité sur le question africain", dit Nicolas Sarkozy en prenant l'exemple de l'explosion démographique du Nigeria.

LIRE AUSSI - Les doutes de Nicolas Sarkozy sur les causes du réchauffement climatique
à 23:00
«Les 6 millions de chômeurs» sont «une bombe atomique»
 

Sur la situation économique, Nicolas Sarkozy estime qu'"aujourd'hui, c'est la situation économique de la France qui peut faire plonger l'Europe".

"Le premier problème français est que le montant des dépenses publiques est très élevé", a déclaré Nicolas Sarkozy.  Pour lui, les dépenses publiques sont la conséquence du déficit public français élevé."C'est un effort considérable de 100 milliards d'euros que nous devons faire et nous n'avons pas le choix", a indiqué Nicolas Sarkozy. Il veut notamment supprimer "300 000 postes de fonctionnaires". Il insiste également sur la nécessité de baisser les impôts pour les classes moyennes ainsi que les charges sur les entreprises.

Nicolas Sarkozy : " Je veux ramener la dépense publique de 57,5% du PIB à 50% du PIB : c'est 100 Mds d'économies ! " Euh ... C'est 150 !!!

 
 
Sur le front du chômage, Nicolas Sarkozy estime que "les 6 millions de chômeurs" sont "une bombe atomique".
à 22:43
«L'euro est le coeur de l'idéal européen», dit Sarkozy
 
Face à Mickaël Sala, chef d'entreprise dans le Val-d'Oise et partisan de Marine Le Pen, Nicolas Sarkozy a réitéré son amour à l'Union européenne: "Européen je suis, européen je resterai. Je crois profondément à la civilisation européenne. Je ne laisserai pas exploser l'Europe".

Face aux accusations du fondateur du Collectif bleu marine, Nicolas Sarkozy a reconnu que "des tas de choses" ne lui plaisent pas en Europe, et notamment le statut des travailleurs détachés. "Je vous le dis, je ferai changer les règles européennes. Or, pour faire cela il faut de l'expérience et des alliés. Marine Le Pen n'a ni l'un, ni l'autre". "Marine Le Pen, c'est l'isolement de la France, on a vu ce qu'a fait [Alexis] Tsipras", selon l'ancien président.

Nicolas Sarkozy veut changer les règles européennes. A chaque élection, les mêmes promesses. Après chaque élection, les mêmes trahisons 

 
 


Également interrogé sur la faiblesse de la compétitivité française face à l'Allemagne, Nicolas Sarkozy juge que "ce n'est pas l'euro qui tue notre compétitivité, c'est que nous avons davantage de dépenses publiques, d'impôts et de côtisations". Selon lui, "l'euro est le coeur de l'idéal européen".

» LIRE AUSSI : Après le Brexit, Sarkozy veut un nouveau traité européen
à 22:27
Éducation: «Ce n'est pas à l'élève de choisir son programme»
 
Marlene Lecefel, enseignante et secrétaire générale du Syndicat des enseignants (SE-Unsa) critique sa proposition de placer les élèves perturbateurs "d'office dans des internats".  Il défend que "ce n'est pas à l'élève de choisir son programme". "Le but de l'école c'est d'apprendre l'effort", dit l'ancien président qui veut voir les 100 000 décrocheurs par an de 18 à 25 ans faire un service militaire obligatoire. 

"Les établissements scolaires ne sont pas des 'clubs Med'", répond l'enseignante, en duplex de Martinique.

» LIRE AUSSI- Éducation : Les priorités de la campagne du candidat Sarkozy 

à 22:15
«C'est à l'islam de s'intégrer dans la République»
 
Interrogé par l'imam d'Ivry-sur-Seine, Mohamed Bajrafil, sur la place de l'islam en France, Nicolas Sarkozy argue qu'on ne doit pas stigmatiser les Français qui ont le droit de poser la question d'un islam de France, et non pas d'un islam en France. (...) On a le droit de dire, dans notre pays, qu'une conception de l'islam pose problème sans être considéré comme islamophobe. Vous dites qu'il ne faut pas stigmatiser les musulmans et vous avez raison. Je vous réponds qu'on ne doit pas stigmatiser les Français comme moi qui veulent non pas d'un islam en France, mais d'un islam de France. L'islam va devoir faire ce travail". 

"J'ai voulu le Conseil français du culte musulman (CFCM). Croyez-vous que j'ai oublié les musulmans qui sont morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale? Bien sûr que les musulmans sont des Français comme les autres, mais si vous êtes Français vous vivez selon le mode de vie français. Monsieur, en France on serre les mains des femmes. En France, les filles vont à l'école non voilées. En France, la femme est exactement l'égale de l'homme", a poursuivi l'ancien chef de l'Etat. 

En réponse à Mohamed Bajrafil, l'ancien chef de l'Etat assure qu'"il y a en France des revendications d'un islam politique. La France n'a aucune leçon à recevoir sur ces dix dernières années. C'est à l'islam de s'intégrer dans la République, et non pas à la République de s'adapter à l'islam".

» LIRE AUSSI - Immigration et islam : les priorités de la campagne du candidat Sarkozy
à 22:06
Sur le mariage pour tous, «j'ai évolué», déclare Sarkozy
 

Sur le mariage pour tous, Nicolas Sarkozy estime que François Hollande l'a mis en oeuvre "dans les pires conditions possibles en montant les Français les uns contre les autres". Mais il ne veut plus abroger la loi Taubira. "J'ai réfléchi, j'ai évolué, mais je pense aujourd'hui que la France a bien d'autres problèmes que d'ouvrir une guerre sur le mariage pour tous. Donc on ne les démariera pas, ils pourront toujours se marier", déclare Nicolas Sarkozy. Il rappelle qu'il est contre la GPA et très opposé à la fiscalisation des allocations familiales.

LIRE AUSSI » Les opposants au mariage pour tous déçus par "l'évolution de Sarkozy" 

à 21:58
«Notre Constitution doit s'adapter à la menace»
 
La journaliste Léa Salamé cite l'ancien président lors de son discours à Versailles en 2007. Il affirmait alors ne pas vouloir changer la Constitution. Désormais, Nicolas Sarkozy demande une réforme constitutionnelle par rapport au burkini. "En 2007, le problème du burkini ne se posait pas car aucune jeune fille n'avait l'idée de venir vêtue à la plage", argue l'ancien président. "En revanche, celle de la burqa se posait, c'est la loi de 2010", assure-t-il.

"Je ne veux pas qu'on passe de la Ve République à la VIe République". En revanche, Nicolas Sarkozy souhaite que "notre texte fondamental s'adapte à la menace pour l'Etat de droit et la sécurité". 

» LIRE AUSSI - Burkini : « La République a trop reculé» 
» LIRE AUSSI - Burkini : Sarkozy réclame à nouveau une loi
à 21:43
Migration: «Peut-on accueillir tous ceux qui veulent venir ? Ma réponse est non»
 

Le maire EELV Damien Carême de Grande-Synthe estime que Nicolas Sarkozy accuse les migrants "de tous les maux". "Est qu'on peut accueillir tous ceux qui veulent venir ? Ma réponse est non", affirme Sarkozy, qui évoque le choc démographique sans précédent en Afrique. "Nous ne sommes pas les garde-barrières de l'Angleterre. C'est à l'Angleterre d'ouvrir des hot-spots, nous devons les amener en Angleterre pour que l'Angleterre examine les dossiers". 

L'ancien président se dit contre la "dissémination" des migrants dans la région: "Nous n'avons pas d'emploi, nous n'avons pas les moyens. (...) L'Europe et la France ne peuvent pas être le seul continent où on rentre sans parler la langue, sans emploi (...). Il faut mettre une limite." "Ils ne viennent pas profiter des aides sociales, ils ne les connaissent pas. Ils fuient des pays en guerre", rétorque le maire de Grande-Synthe, qui en appelle à l'humanité. "Ce n'est pas un problème d'humanité, c'est un problème de pragmatisme. L'Europe est le continent le plus généreux du monde, arrêtons de culpabiliser."

» LIRE AUSSI : Sarkozy attendu à Calais auprès des ouvriers et des transporteurs routiers 

» LIRE AUSSI - Migrants : Sarkozy veut un centre fermé en Grande-Bretagne

 

à 21:37
«La pénibilité existe à condition que ce soit un médecin qui la constate», dit Nicolas Sarkozy
 
Interrogé sur la pénibilité du travail, l'ancien président reconnaît "bien volontiers qu'elle existe (...) mais elle doit être actée pour des raisons médicales, à condition que ce soit un médecin qui la constate, parce que nous n'avons pas tous la même santé". Selon lui, "la question est assez simple: nous devons travailler plus longtemps parce qu'on vit plus longtemps. Sinon on ne pourra pas payer les retraites".

"Quel métier n'est pas pénible ? C'est pénible d'être devant un écran toute la journée. C'est pénible de porter du poids toute la journée. C'est pénible de garder des enfants", assure l'ancien chef de l'Etat. Nicolas Sarkozy juge enfin que la principale préoccupation des gens n'est pas de partir le plus tôt possible à la retraite, "mais de gagner sa vie et de nourrir sa famille".

"Sarkozy : "la vraie pénibilité, c'est d'être au chômage". 

 
 


» LIRE AUSSI : Le compte pénibilité est-il «inapplicable»?
à 21:25
Affaire Bygmalion: «Je suis le Français justiciable le plus interrogé depuis quatre ans et demi»
 

Sur la question de l'affaire Bygmalion, "Vous étiez le patron de votre campagne. Quel a été votre rôle? Ne devez-vous pas assumer votre rôle moral", lui demande David Pujadas. "Mes responsabilités, je les assume moralement, pénalement, financièrement et politiquement. "Je suis le Français justiciable le plus interrogé depuis quatre ans et demi. J'ai été interrogé 91 heures par différents juges d'instruction." Visiblement irrité, Sarkozy qualifie Pujadas de "juge d'instruction".

Il rappelle qu'il est mis en examen pour le délit formel d'avoir dépassé le plafond des dépenses électorales en 2012 - fixé à 22,5 millions d'euros-. Pas pour le reste."Le juge a refusé de me mettre en examen pour les délits commis par les dirigeants de Bygmalion", a-t-il dit. "J'assume toutes mes responsabilités, j'ai été lavé de toute accusation mettant en cause ma probité dans l'affaire Bygmalion." 

Il rappelle que s'il est élu, il ne se séparera pas forcément d'un ministre mis en examen, par respect pour la présomption d'innocence. A la question: "Appliqueriez-vous la jurisprudence Balladur (instauré quand Edouard Balladur était premier ministre, entre 1993 et 1995) si vous étiez élu", l'ex-chef de l'Etat a répondu: "Non. Je crois beaucoup à l'Etat de droit et à la présomption d'innocence. J'ai trop vu ce qui s'est passé avec M. Baudis qui a été insulté, bafoué" à tort, a-t-il ajouté lors de L'Emission politique à France 2. Il faisait allusion à Dominique Baudis, ancien maire de Toulouse, décédé en 2014, qui avait été faussement mis en cause, alors qu'il est président du CSA en 2003, dans une affaire liée au tueur en série Patrice Alègre. "Le respect de la présomption d'innocence, ça compte", insiste Sarkozy.

» EN SAVOIR PLUS : L'affaire Bygmalion en cinq questions
» LIRE AUSSI : Malgré l'affaire Bygmalion, Sarkozy reste déterminé pour 2017
à 21:23
Nicolas Sarkozy plaide pour la création d'un parquet national antiterroriste
 
Interrogé sur l'état des lieux de la justice en matière terroriste, l'ancien chef de l'Etat s'est exprimé en faveur de la création d'un parquet terroriste national spécialisé. "Nous disposons d'un parquet national spécialisé dans les affaires financières, je ne vois pas pourquoi on n'aurait pas un parquet spécialisé dans les affaires terroristes. Est-ce moins grave ? Je ne le pense pas", a-t-il déclaré. Il existe pourtant déjà un pôle dédié au sein du parquet de Paris depuis 1986.

Nicolas Sarkozy a ensuite pris l'exemple de l'attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray. "Cet assassin, ce barbare, cet individu de 19 ans qui commet l'impensable sur le territoire français en égorgeant un prêtre de 84 ans, et qui a fait deux tentatives pour partir faire le djihad, a été présenté à un juge d'instruction. Or le juge d'instruction n'est pas un spécialiste en matière terroriste". Selon lui, la justice traite cet homme "comme un délinquant ordinaire". 

L'ancien président propose ainsi la création de centres de déradicalisation sur le territoire français. "On ne peut pas attendre que ces individus, fichés S, soient remis en liberté et qu'on attende qu'ils passent à l'acte". Une fois sortis de prison, Nicolas Sarkozy souhaite que la justice vérifie qu'ils soient effectivement déradicalisés. "Une fois dans la nature, nous devons savoir s'ils ont toujours cette haine pour la France", déclare-t-il.

Enfin, l'ancien chef de l'Etat propose :
o S'ils sont étrangers, que ces individus soient expulsés de France.
o S'ils sont binationaux, qu'ils soient démis de la nationalité française.
o S'ils sont français, qu'ils restent dans un centre de déradicalisation le temps "d'enlever ces idées folles de leurs esprits".

» LIRE AUSSI : Déradicalisation : scepticisme autour du plan gouvernemental
à 21:11
Sur la menace terroriste, Nicolas Sarkozy en appelle au principe de précaution
 
Léa Salamé entame l'émission en interrogeant l'ancien président sur la menace terroriste: "Est-ce que le langage de vérité c'est de dire 'moi je ferais mieux' ?"  "Est-ce que le langage de vérité c'est de dire 'Il n'y a rien à faire' ? Est-ce qu'on peut faire mieux ? Ma réponse est oui", répond l'ancien chef de l'Etat. 

Mettant en avant son expérience d'ancien ministre de l'Intérieur, il répète sa demande que les fichés "S" qui présentent des critères de dangerosité soient mis en rétention administrative, au nom du "principe de précaution". Il rappelle qu' "on n'est pas fiché "S" sans raison". 

"Pourquoi faire ce fichier si on ne l'utilise pas ? ", demande-t-il. Léa Salamé lui dit qu'il veut passer outre l'état de droit. "Absolument pas", rétorque l'ancien président, martelant le principe de précaution.

» En savoir plus : Qu'est ce qu'une fiche "S"
à 20:43
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France 2 inaugure ce soir son nouveau programme L'Émission Politique, héritier de Des Paroles et des Actes, avec, comme premier invité, l'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy. Suivez avec nous les déclarations marquantes de ce nouveau rendez-vous politique, en vue de l'élection présidentielle de 2017.

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