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Cancer de la prostate : faut-il vraiment recourir à l'ablation ?

Publié par MaRichesse.Com sur 19 Septembre 2016, 07:29am

Catégories : #CANCER, #SANTE-BIEN-ETRE

Cancer de la prostate : faut-il vraiment recourir à l'ablation ?
Une étude américaine suggère qu'une surveillance active des patients atteints d'un cancer localisé de la prostate serait autant efficace que la chirurgie ou la radiothérapie. Explications.

TF1 group

 

Avec  55.000 nouveaux cas par an en France, le cancer de la prostate reste le plus fréquent chez l’homme. Et de nombreux patients subissent une ablation complète de la prostate. Un acte toujours justifié ? Peut-être pas. Une étude publiée récemment dans le New England Journal of Medicine prouve que ce traitement  ne serait pas plus efficace qu'un autre. 

 

Les chercheurs de l’université d’Oxford (Royaume-Uni) se sont intéressés aux trois modes de traitement : la radiothérapie, la chirurgie et la surveillance active (qui désigne des visites médicales régulières, un contrôle de la prostate, des biopsies et un test permettant de mesurer l’évolution de la maladie).  Cet essai clinique a été réalisé sur 1643 patients âgés de 50 à 69 ans. Au hasard, chaque patient a  été dirigé vers l’une des trois options thérapeutiques.

 

17 décès

 

Dans les dix ans suivant le diagnostic, 17 personnes sont décédées : huit dans le groupe de surveillance, cinq parmi ceux qui ont subi une opération et quatre au sein du groupe de radiothérapie. Indépendamment du traitement assigné, la survie à 10 ans est d’environ 99%. Un excellent résultat qui pose donc la question de la nécessité de l’ablation. Comme le rappelle l’Institut national du cancer, cette technique entraîne de nombreux effets secondaires non négligeables : une incontinence urinaire, des troubles de l’érection ou un risque de phlébite. Un bémol toutefois, les patients sous surveillance active avaient un risque de propagation du cancer plus important que ceux qui avaient subi une radiothérapie ou une chirurgie.

 

Les résultats de cette étude pourraient jouer un rôle clé dans le choix du traitement le plus adapté. Ces conclusions s’appliquent aux hommes dont les tumeurs ne sont pas propagées à l’extérieur de la prostate.

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