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Aux Etats-Unis, tous se disputent le vote des Afro-Américains

Publié par MaRichesse.Com sur 21 Septembre 2016, 02:01am

Catégories : #ETATS-UNIS, #POLITIQUE

Aux Etats-Unis, tous se disputent le vote des Afro-Américains

L’opération séduction des communautés afro-américaines par les candidats à la Maison Blanche bat son plein aux Etats-Unis. Mardi, lors d’un meeting à Kenansville, en Caroline du Nord, Donald Trump a tenté de mettre en lumière les conditions de vie précaires dans les quartiers majoritairement noirs. Tel un boomerang, les propos du candidat républicain, prompt à l’exagération, se sont retournés contre lui. Et les critiques ont vite plu sur les réseaux sociaux.

«Nos communautés afro-américaines sont dans un état pire que jamais. Jamais, jamais, jamais.» Jamais ? Ses détracteurs (et les historiens) se sont frotté les yeux, rappelant, au hasard, l’esclavage aux Etats-Unis – qui dura la bagatelle de deux siècles et demi – ou la ségrégation raciale, à laquelle les Etats-Unis ont officiellement mis fin en 1964 – Trump avait 18 ans.

«Donald Trump oubliant des siècles d’atrocités vécues par les populations noires en Amérique» — Hamlet Garcia (@hamletgarcia17) 21 septembre 2016

 

Pire que l’Afghanistan

«Regardez nos centres-villes, il n’y a ni éducation ni travail, vous vous faites tirer dessus en pleine rue. C’est pire, honnêtement, que des endroits comme l’Afghanistan qui sont plus sûrs, a ajouté le milliardaire lors du meeting. Je le dis aux communautés afro-américaines et je pense que cela les touche, quand on regarde ce qui se passe avec ma popularité auprès d’eux dans les sondages. Elle monte en flèche.» Trump a commencé sa conquête de l’électorat afro-américain depuis plusieurs semaines, et sa stratégie a, un temps, fonctionné.

«Le fait que les médias prétendent que tous les Noirs vont voter pour Hillary est la partie la plus stéréotypée de ce bazar. C’est un mensonge!» — Black Women 4 Trump (@TallahForTrump) 21 septembre 2016

 

Honestly the media pretending that all blacks are voting for Hillary is the most stereotypical part of this mess. It's such a lie!

 
 

Selon les sondages quotidiens USC Dornsife/LA Timesles intentions de vote des Afro-Américains pour Trump étaient montées, en quelques semaines, de moins de 5% à 20%, le 18 septembre, avant de s’effondrer de nouveau pour atteindre, mercredi, 5,9%. Ce retournement de situation peut s’expliquer, en partie, par les dérapages à répétition de Trump, accusé de caricaturer la situation des communautés afro-américaines dans ses discours.

 

«Ce serait une insulte à mon héritage»

Le président Obama a très probablement joué un rôle dans cette chute de popularité de Trump. Samedi, lors du gala de la fondation du Congressional Black Caucus, à Washington, il est monté au créneau pour venir en aide à son ex-secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, qui peine à convaincre la jeunesse noire de voter pour elle. Obama a appelé, dans un discours véhément, la communauté afro-américaine à voter massivement pour la candidate démocrate. «Un vote qui ne compte pas, cela n’existe pas. Ils comptent tous, a-t-il lancé. Alors que nous avons obtenu des taux de participation électorale historiques en 2008 et 2012, particulièrement dans la communauté afro-américaine, je considérerai comme une insulte personnelle, une insulte à mon héritage, que la communauté baisse sa garde et ne se mobilise pas pour cette élection. Vous voulez me faire un bel adieu ? Allez voter !» Lors de la présidentielle en 2012, les Afro-Américains avaient représenté environ 7,5% de l’électorat.

 

 

"You want to give me a good send-off? Go vote.” —Barack Obama: http://IWillVote.com 

 
 

Obama a, au passage, égratigné Donald Trump : «Vous avez peut-être entendu dire par l’adversaire d’Hillary qu’il n’y a jamais eu de pire moment qu’aujourd’hui pour être noir. Je pense qu’il a raté ses cours d’éducation civique sur l’esclavage et les lois Jim Crow [votées principalement dans les Etats du Sud, elles différenciaient les citoyens en fonction de leur appartenance raciale et imposaient une ségrégation dans les lieux publics, ndlr] 

«Je ne prends pas votre vote pour acquis»

A ce même gala, après cette intervention d’Obama largement relayée dans les médias américains, Hillary Clinton s’est aussi exprimée sans que cela fasse grand bruit. Elle a stratégiquement insisté sur la nécessité de poursuivre l’héritage d’Obama, et a cité à trois reprises Michelle, la première dame, dont le discours à la convention démocrate en juillet a été acclamé. Hillary a aussi directement attaqué Trump : «Cette élection n’est pas une question de promotion de terrains de golf ou de certificat de naissance [le millardaire a enfin reconnu, la semaine dernière, que Barack Obama était américain, ndlr], mais de qui se battra pour les laissés-pour-compte. Je ne prends pas votre vote pour acquis.» Comme Obama, Hillary Clinton a appelé à une forte mobilisation électorale, rappelant son message de campagne : «We are stronger together. Love Trumps Hate» (Nous sommes plus forts ensemble. L’amour surpasse la haine).

 

Prochaine étape : le premier débat présidentiel, qui promet d’être sportif. Il se tiendra le 26 septembre à l’université Hofstra, dans l’Etat de New York.

«Hillary Clinton prend encore un jour de repos, elle doit se reposer. Dors bien Hillary - on se voit au débat!» — Donald J. Trump (@realDonaldTrump) 20 septembre 2016 

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