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Conseils, science, sante et bien-être


A quel âge autoriser sa fille à se maquiller ?

Publié par MaRichesse.Com sur 18 Septembre 2016, 21:04pm

Catégories : #ENFANT, #BEAUTÉ, #PARENT

A quel âge autoriser sa fille à se maquiller ?

L’envie de se maquiller est une progression logique dans la construction identitaire d’une adolescente. Elle s’approprie les gestes qui pour elle caractérisent la femme afin de s’affirmer et montrer à ses parents qu’elle n’est plus une enfant. « La première inquiétude pour les parents est de voir leur fille aspirée par la planète ado trop tôt, explique Xavier Pommereau, ils redoutent une puberté précoce source de conflits à leurs yeux. » Si voir son adolescente se maquiller peut fait peur, c’est aussi qu’on l’associe à une sexualité naissante et une volonté de séduire le sexe opposé. A tort selon le sociologue Michel Fize.  Dans son livreL’adolescent est une personne, il précise que les garçons ne sont pas les destinataires premiers de cette métamorphose. Si les adolescentes se maquillent, c’est avant tout pour être plus à l’aise avec leur image ou être acceptées par leurs amies.

Difficile aussi pour les parents de lutter contre le phénomène de révolution numérique : sur les réseaux sociaux, les marques de cosmétiques redoublent d’inventivité pour séduire les adolescentes et les youtubeuses beauté sont devenues de véritables stars et  servent désormais de modèles. Dans ce contexte, comment établir le dialogue et se faire entendre si besoin? 

Interdire : est-ce vraiment la bonne solution ?

La fille de Karine a commencé à se maquiller à la fin de sa 6ème. « Au début, j’étais gênée parce que je la trouvais trop jeune ; et le résultat était un peu grossier. A mes yeux, elle n’en avait pas besoin. Je lui ai toujours fait part de mon avis, mais je l’ai laissé faire. Aujourd’hui, à 15 ans, elle a affiné sa technique et son maquillage est discret mais efficace. Plutôt qu’interdire, j’ai préféré l’accompagner vers son passage à l’âge adulte et lui montrer comment exprimer sa féminité. » 

Beaucoup de parents avouent redouter que trop de restrictions poussent à braver l’interdit. « Soyez modérés, conseille Xavier Pommereau, car l’interdiction pure et simple sera interprétée comme un aveu de faiblesse et suscitera inévitablement une envie de transgression. » Un conseil confirmé par l’expérience de Jackie. « Ma fille a commencé à se maquiller à la fin de sa sixième. Quand je l’ai accompagnée acheter un crayon et un mascara, le but était qu’elle reste le plus naturelle possible. Elle en était très heureuse car à l’époque ses amies avaient interdiction de se maquiller. Je remarque aujourd’hui que ces mêmes amies sont fardées à outrance. »  

 

 La fin de l'innocence? 

 

 

Reste que dans les esprits le maquillage fait disparaître l’innocence et la spontanéité propres à l’enfance. « Certains pères découvrent une nouvelle facette de la paternité et expérimentent un instinct protecteur parfois accompagné de possessivité, voire de jalousie, remarque Xavier Pommereau. Ils redoutent les écarts et les dangers de cette entrée dans l’âge adulte, persuadés que leur adolescente n’en est pas consciente. Elles le sont, mais croient à tort être en contrôle de la situation. "Je gère" est la réponse habituelle de l’adolescente face aux inquiétudes de ses parents. »

Les mères quant à elles, ne se reconnaissent pas toujours dans cette féminité en miroir. « Elles peuvent avoir peur du jugement d’autrui, des professeurs, des autres adultes, des camarades de classe et craignent l’exclusion ou le harcèlement. » Les mères doivent s’interroger sur les raisons de leurs réticences : pourquoi est-ce que je ne supporte pas de voir mon ado se maquiller ? Ai-je du mal à accepter que ma fille ne soit plus une enfant ? Quel est mon propre rapport à la féminité ? 

 

Elle se maquille en cachette, que faire ?

Charlotte rentre en 4ème et se maquille tous les jours en secret avant d’aller à l’école car elle ne sait pas comment aborder le sujet avec sa mère. Alison elle, se maquille dans les toilettes du collège avec des produits achetés sans l’autorisation de ses parents. « Quoi qu’il arrive, se maquiller en cachette fait partie du folklore de l’adolescence, rassure Xavier Pommereau. Les parents n’ont pas à culpabiliser ou remettre en question l’éducation donnée à leur fille. » Mais comment réagir ? La confrontation si elle est brutale ne sera pas forcément bénéfique. Cherchez plutôt à comprendre quelle image d’elle-même l’adolescente veut donner en se maquillant (si elle souhaite paraître plus âgée, se sentir plus jolie, ressembler à son idole) ou ce qu’elle veut cacher (des boutons ou cicatrices d’acné par exemple). L’important est de lever le tabou que l’adolescente a instauré en se maquillant en cachette. Après en avoir discuté, vous pouvez lui proposer de composer avec elle une trousse de maquillage pour lui apprendre à ne pas brûler les étapes ou l’accompagner à une leçon donnée par un expert. Et, pourquoi pas, y participer à deux ? Laurence a autorisé sa fille de 12 ans à se maquiller uniquement sous certaines conditions : des produits 100% naturels et des couleurs nude. « Nous avons composé ensemble sa trousse qui contient une poudre, un mascara, un crayon pour les yeux et une pince à épiler. Ma fille est contente et je veille à ce que son maquillage reste discret. »

                                                                                   

 

Quels gestes conseiller à son adolescente? 

 Maya Benamer, maquilleuse professionnelle, guide les débutants à travers les étapes essentielles pour réussir ses premiers pas en maquillage. 

Un bon démaquillage

La peau doit être propre au risque de favoriser l’apparition des boutons. Nettoyez-la le matin avec un savon pour peau jeune et démaquillez-vous le soir à l’aide d’une eau micellaire et d’un coton doux. N’oubliez pas d’appliquer par la suite une crème hydratante. Je recommande d’utiliser des produits pharmaceutiques, mieux adaptés aux peaux fragiles des adolescents.

Une BB crème

Pour cacher rougeurs et imperfections, la crème teintée vaut mieux qu’un fond de teint. Elle couvrira légèrement tout en laissant la peau respirer. L’avantage est qu’elle s’utilise comme une crème de jour, jusque dans le cou pour éviter les démarcations disgracieuses sur les maxillaires.

Un stick correcteur

Le stick correcteur s’applique après la crème teintée pour camoufler les boutons ou les rougeurs. 

Un blush crème

Très facile à utiliser, il s’applique sans pinceau. Déposez un peu de matière sur les pommettes et estompez en massant avec vos doigts pour harmoniser la couleur et illuminer légèrement le teint.

Un crayon pour les yeux

Pour souligner le regard, choisissez un crayon mat, non irisé en complément du mascara. Sa mine doit être légèrement sèche pour éviter les bavures. Vous pouvez flouter le trait tracé à l’aide de votre doigt pour un effet fard à paupières.

Un gloss

Les rouges à lèvres, trop adultes et difficiles à choisir en fonction de sa carnation sont à éviter. Optez pour un gloss hydratant, non pigmenté, qui donne un aspect brillant aux lèvres et s’estompe facilement.  

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