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À Paris, deux sites pour accueillir les réfugiés vont bientôt ouvrir

Publié par MaRichesse.Com sur 6 Septembre 2016, 04:20am

Catégories : #MONDE, #FRANCE, #FAITSDIVERS

À Paris, deux sites pour accueillir les réfugiés vont bientôt ouvrir

La maire Anne Hidalgo doit détailler mardi le projet «Camp de réfugiés» dans la capitale. L'ouverture de la première de ces deux structures, dans le nord de Paris, est prévue pour la fin du mois de septembre.

Mettre fin aux camps informels. Les raisons de l'ouverture d'un centre pour réfugiés à Paris semblent claires. Cette structure, divisée sur deux sites, doit être présentée et détaillée mardi par la maire Anne Hidalgo après une annonce le 31 mai 2016. «Il s'agit de camps de transit, une alternative aux campements de rue», explique au Figaro Dominique Versini, adjointe à la Solidarité. Après des travaux débutés fin juin, le premier camp, dans le nord de Paris, doit voir le jour à «la fin du mois de septembre», ajoute-t-elle.

● Dans quel lieu?

Le premier site sera situé dans le nord de Paris à proximité de la porte de la Chapelle dans le 18e arrondissement. Le dispositif sera installé sur un terrain de la SNCF. La structure sera pilotée par Emmaüs Solidarités. Ce lieu a été choisi car proche de la majorité des camps de rue. En effet, 24 des 26 opérations de mise à l'abri ont eu lieu dans le 18e. Le second site sera lui basé dans le sud-est de la capitale, pour une ouverture «fin décembre», révèle l'adjointe. «Il n'est pas exclu qu'il y en ait d'autres», précise-t-elle. La possibilité d'ouvrir plusieurs sites avait été évoquée à plusieurs reprises par Anne Hidalgo comme par l'État.

La localisation exacte des sites devait être révélée fin août «quand les travaux seront suffisamment avancés» pour éviter que les lieux ne soient envahis et squattés avant. Finalement, c'est mardi qu'Anne Hidalgo donnera plus de détails sur le projet.

● Pour qui?

Le campement situé au nord de Paris sera dédié aux hommes seuls. L'autre regroupera les «publics fragiles»: femmes seules, avec enfants, familles. Ces sites serviront d'accueil de jour afin d'étudier la situation des réfugiés. Une partie hébergement provisoire doit également être créée. Les migrants pourront y être hébergés pendant quelques jours avant d'être relogés par l'État. «Les demandeurs d'asile seront d'abord accueillis par des travailleurs sociaux. Les gens pourront se poser et ensuite, leur situation administrative sera évaluée. Ce n'est pas un lieu pour les sans-abris», détaille Dominique Versini.

Lors de son annonce du projet le 31 mai, Anne Hidalgo expliquait que ce site «s'inspirera de ce qui a été fait à Grande-Synthe», dans le Nord, créé par Médecins sans frontière. Son adjointe Dominique Versini ajoute que la mairie s'est «aussi inspirée du modèle allemand, notamment des camps de Munich et Sarrebrück». Des hébergements modulaires, avec «tout le confort nécessaire», seront ainsi mis en place. Le centre, tous sites réunis, offrira 200 à 400 places avec une «montée en charge» pour accueillir jusqu'à 800 personnes, précisait la mairie en juillet. Lors de son annonce, fin mai, Anne Hidalgo avait estimé que le camp devrait être «suffisamment vaste pour accueillir plusieurs centaines de personnes».

● Pourquoi?

Depuis juin 2015, la ville de Paris affirme avoir mis à l'abri près de 15.000 réfugiés. Au total, 80.000 demandes d'asile ont été faites en France l'an dernier, dont 41% en Ile-de-France. La multiplication des camps illégaux, en plein air, a poussé à la création d'une structure respectant les normes internationales du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et de l'ONU. Anne Hidalgo avait annoncé que «nous ne pouvons plus accepter la situation humanitaire et sanitaire» à laquelle les migrants sont réduits sur les campements de fortune dans la capitale. «Chaque jour, une cinquantaine de migrants arrivent à Paris. Ça fait du monde et ça va très vite», indique Dominique Versini.

Fin juillet, l'un d'entre eux, accueillant plus de 2.500 personnes, avait été évacué. Même chose pour trois autres camps du 19e arrondissement, à la mi-août. Mais parfois, certains se reconstituent. Comme sous le métro Stalingrad, évacué trois fois ou avenue de Flandres, dans le 19e. Au total, 26 opérations de mise à l'abri ont eu lieu depuis juin 2015. La situation n'était «plus tenable», confiait l'adjointe au Point, fin août. 

 

● Quel financement?

Concernant le financement, Anne Hidalgo souhaitait pallier une carence de l'État en installant ce nouveau camp. «C'est une compétence de l'État de prendre en charge la mise à l'abri des personnes à la rue», affirmait-elle en mai. «On souhaite donc que l'État s'associe au projet et, s'il ne le fait pas, on continuera d'agir seul.» Son appel a néanmoins été entendu puisqu'en juillet, l'État a annoncé son engagement dans la création de ces centres de premier accueil. Le montant du projet n'a pas encore été dévoilé, mais pourrait atteindre plusieurs millions d'euros.

Du côté de l'opposition, le projet avait été vivement critiqué, notamment par Nathalie Kosciusko-Morizet. «C'est un nouveau Sangatte à Paris et on a vu ce que cela donnait. Créer un centre de transit, c'est créer un lieu de fixation, c'est créer un appel d'air.» Même point de vue du côté du Front national. «Installer ces camps est une incitation à une immigration économique et pérenne que les dix millions de Français pauvres ne peuvent plus accepter», défendait Wallerand de Saint Just, ex-candidat aux municipales à Paris. 

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