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À La Rochelle, les frondeurs lancent un appel à une primaire de toute la gauche

Publié par MaRichesse.Com sur 11 Septembre 2016, 04:24am

Catégories : #POLITIQUE, #FRANCE

À La Rochelle, les frondeurs lancent un appel à une primaire de toute la gauche

Au PS, les candidatures à l'Élysée fleurissent en été. Marie-Noëlle Lienemann et Benoît Hamon se sont lancés dans la course en août, Arnaud Montebourg les a suivis à la fin de l'été à Frangy… Mais, depuis quelques jours, on arrête tout. À La Rochelle, ce week-end, les frondeurs du PS (c'est-à-dire les soutiens du courant « À gauche, pour gagner », opposé à Hollande) ont, semble-t-il, éteint la machine à fabriquer des candidats socialistes. À l'inverse, ils en appellent à une primaire élargie à toute la gauche, au-delà du périmètre actuel, c'est-à-dire limité au PS et à quelques partis satellites. « Il ne faut pas une primaire riquiqui », a lancé à la tribune Emmanuel Maurel, eurodéputé proche de Benoît Hamon. Un appel en ce sens est lancé à La Rochelle, un « appel du 10 septembre » pour éviter de perdre la bataille de 2017 — l'élimination dès le premier tour de la gauche, et une bérézina aux législatives. 

 

Négociations accélérées

Que s'est-il passé depuis la valse estivale des candidatures ? Plusieurs sondages ont, semble-t-il, fait pencher la balance. Ils montrent avec de plus en plus de certitude que la gauche peut être éliminée dès le premier tour, surtout si elle y arrive morcelée entre communistes, écologistes, mélenchonistes et socialistes. Les divers chefs de file ont donc entamé des discussions pour tenter de rapprocher leurs points de vue.

La sénatrice Marie-Noëlle Lienneman a ainsi discuté de terrains d'entente possibles avec l'entourage d'Arnaud Montebourg. Ce dernier, qui ne pensait pas venir à La Rochelle il y a encore quelques semaines, a changé d'avis. « Certains sondages ont montré qu'il pouvait être un élément de rassemblement de la gauche », observe le député Philippe Baumel, l'un de ses proches. Une façon élégante de dire que le sondage Ipsos commandé par le PS qui donnait Montebourg gagnant dans une primaire face à François Hollande a galvanisé l'ex-ministre du Redressement productif !

Ces derniers jours, les négociations se sont accélérées. Benoît Hamon comme Arnaud Montebourg ont notamment fait, avant de venir à La Rochelle, le crochet par la Fête de l'Huma, à La Courneuve. Mais les espoirs sont minces. À vrai dire, les frondeurs eux-mêmes n'y croient pas trop. Pourquoi Jean-Luc Mélenchon ou les Verts accepteraient-ils ce qu'ils ont refusé en début d'année, cette grande primaire ouverte à toute la gauche ? « Je n'ai pas beaucoup d'espérance, mais il n'est pas inutile d'essayer », dit Laurent Baumel, député d'Indre-et-Loire et lieutenant de Montebourg.

Si la tentative échoue, les frondeurs réduiront leurs ambitions : ils tenteront de limiter le nombre de candidatures au sein de la primaire du PS. « Mon but n'est pas qu'il y ait un seul candidat pour notre motion. S'il y en a deux, pourquoi pas », confie toutefois Mathieu Hanotin, député de Seine-Saint-Denis, proche de Benoît Hamon, qui ne semble pas si désireux que cela de réduire le nombre de candidatures. Pour lui, « Hamon ira au bout. En janvier, il sera candidat ». Retour à la case départ mi-août, quand Hamon s'est lancé dans la course à l'Élysée, suivi de Montebourg… 

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