Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Marichesse.com

Marichesse.com

Conseils, science, sante et bien-être


12 francs de l'heure: Ras le bol d’être exploités

Publié par MaRichesse.Com sur 21 Septembre 2016, 10:01am

Catégories : #SUISSE, #TRAVAIL, #ECONOMIE, #EMPLOI

12 francs de l'heure: Ras le bol d’être exploités

Des ouvriers venus de Pologne, hommes à tout faire, sous-payés et exploités... Un cliché éculé? Il s’agit pourtant de la réalité que vivent six hommes recrutés via internet par un compatriote basé en France. Ils travaillent pour une entreprise neuchâteloise spécialisée dans la construction et la rénovation. Selon Unia, cette société pratique le dumping salarial dans les cantons de Vaud et de Neuchâtel. 

 

Des badges pour contrer le dumping 
Dès 2017, tous les ouvriers de la construction devraient porter un badge sur leur lieu de travail partout dans le pays. Ce projet de la Société suisse des entrepreneurs est déjà en vigueur à Genève et Vaud. La photo, le nom et un code inscrits sur le badge permettront de vérifier si l'ouvrier est inscrit à l'AVS. Pour Olivier Haussener, de la Fédération neuchâteloise des entrepreneurs, «le dumping salarial est la pire menace pour les sociétés qui ne trichent pas».

Le syndicat a mené, mardi matin, une action sur un chantier de Sainte-Croix où bossent six Polonais. «Ils reçoivent un salaire de 12 fr. l’heure, ce qui ne respecte pas la convention collective de travail. Ils dorment dans les bâtiments qu’ils rénovent pour un loyer exorbitant de 600 fr. par personne. Nous exigeons le paiement des sommes dues», a protesté le syndicaliste Edy Zihlmann. Les ouvriers, eux, ont entamé une grève.

La trentaine, marié et père de trois enfants, Lukas* ne cache plus sa lassitude et son découragement: «Depuis mon arrivée en Suisse en février, je travaille plus de 51 h par semaine, avec un seul jour de repos. A Pâques, je me suis blessé à l’œil sur un chantier. Le patron m’a demandé d’aller me faire soigner en Pologne.»

Tobias* aussi en a gros sur la patate. «Le chef n’a qu’un mot à la bouche: viiite! Je stresse rien qu’en le voyant. Mais j’ai besoin de ce travail pour nourrir ma famille en Pologne», confie-t-il. Contactés, les responsables de la société avaient promis de donner leur version par courriel. Mardi soir, ils ne l’avaient toujours pas fait.

*Prénoms d’emprunt 

 Source

Commenter cet article

Archives