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Une victime et l'assaillant du train de Saint-Gall sont décédés

Publié par MaRichesse.Com sur 14 Août 2016, 06:03am

Catégories : #FAITSDIVERS, #EUROPE

Une victime et l'assaillant du train de Saint-Gall sont décédés

La femme de 34 ans qui a été hospitalisée samedi soir, grièvement blessée après l'attaque d'un train dans le canton de Saint-Gall, a succombé à ses blessures, a indiqué dimanche matin la police (voir le bref communiqué ici). Elle était entre la vie et la mort pendant la nuit.

A 13h40, la police a annoncé que l'agresseur est à son tour décédé. Il avait été fortement brûlé par l'incendie qu'il avait provoqué dans le train. Selon les dernières indications en date données par la police, un enfant de six ans se trouve dans un état critique.

«Pas d'indice» permettant de parler de terrorisme

Auparavant ce dimanche, la police a indiqué qu'il n'y a «pas d'indice» permettant de qualifier l'attaque d'un train à Saint-Gall de «terroriste». Elle part en outre du principe qu'il s'agit de l'acte d'un agresseur isolé. «A l'heure actuelle, il n'y a aucun indice montrant que cet acte est terroriste ou motivé politiquement».

Ce dimanche matin, les enquêteurs ont perquisitionné le domicile de l'agresseur. Ils seraient en outre en possession d'une vidéo montrant les faits, indique le St Galler Tagblatt.

Hormis le fait qu'il s'agit d'un Suisse de 27 ans, peu d'informations ont filtré à propos de l'agresseur; les autorités ont confirmé qu'il réside «dans un canton voisin», ce qui, avec les deux Appenzell, ouvre sept possibilités.


Ce que l'on sait des événements

■ Le drame s'est produit vers 14h20, entre les communes saint-galloises de Buchs et Sennwald, peu avant l'entrée du train en gare de Salez. Le jeune homme a bouté le feu à l'aide d'un liquide inflammable. Le feu s'est alors propagé dans le train.

■ Le jeune homme était aussi armé d'un couteau, avec lequel il a agressé des passagers. Certaines victimes présentent tant des brûlures que des blessures au couteau.

■ Au moment de l'attaque, le train était occupé par plusieurs douzaines de passagers. L'auteur présumé fait donc partie des blessés, tout comme un jeune de 17 ans, un homme de 50 ans, 3 femmes âgées de 17, 34 et 43 ans, ainsi qu'un enfant de 6 ans.

■ Le porte-parole la police saint-galloise Hanspeter Krüsi a précisé: «Un passager a tiré l'accusé du train, il était en feu au moment où nous l'avons arrêté.»

■ Plusieurs victimes ont dû être héliportées dans des cliniques spécialisées. Passant outre l'alerte incendie, le conducteur a continué à rouler, ce qui a permis une évacuation du train en gare de Salez, et surtout, un accès rapide pour les ambulances.

■ La femme de 34 ans est décédée dimanche des suites de ses blessures, a annoncé la police saint-galloise à 12h30.

■ L'agresseur n'a pas survécu à ses brûlures. Sa mort a été rendue publique dimanche à 13h40.

 

Des réseaux en surchauffe

Dans le climat de menace terroriste permanente, la nouvelle a fait le tour d'Europe sur les réseaux sociaux cette nuit. D'autant qu'en Bavière le 18 juillet dernier, un jeune homme de 17 ans a blessé quatre personnes dans un train, les agressant à la hache.

 

 

Sur Twitter en particulier, l'affolement a atteint un certain paroxysme, jusqu'à l'évocation, largement relayée, d'une «réunion d'urgence du Ministère suisse de l'intérieur», ce qui est absurde – en Suisse, les questions sécuritaires dépendent du Département fédéral de justice et police, les opérations de police sont cantonales.

 

Le silence de la police

Cet emballement a été attisé par le silence des autorités saint-galloises: la police cantonale est restée injoignable durant plus de deux heures après l'alerte, samedi soir. Enfin atteint dans la soirée de samedi par notre correspondante à Zurich, le porte-parole de la police saint-galloise Bruno Metzger a souligné qu'il a été «seul» à répondre aux questions de nombreux médias du monde entier: «Le téléphone n'arrête pas de sonner...».

 

Le doute sur les motivations

Bruno Metzger a d'emblée affirmé «qu'il n'est pas possible de confirmer ou infirmer une motivation terroriste». La police tient à laisser ouvertes toutes les hypothèses, y compris celle d'une affaire passionnelle. Dans le climat actuel, le porte-parole apporte néanmoins une précision d'une certaine importance: «Nous ne savons pas si l'auteur a dit quelque chose lorsqu'il se trouvait dans le train. Les personnes que nous avons pu interroger n'ont pas pu nous renseigner à ce sujet.»

Bruno Metzger a voulu ajouter: «Nous n'avons aucune idée des raisons qui l'ont poussé à agir. Nous ne savons pas s'il souffre d'une maladie psychique, ou s'il a des motivations terroristes et, à ce stade, nous ne faisons aucune hypothèse.»

 

Un déploiement important, puis un retour à la normale

En plus d'une forte présence policière, les pompiers, trois hélicoptères de secours et des équipes de soin ont été déployés sur place. A 20h samedi soir, le trafic ferroviaire circulait à nouveau en gare de Salez.

Le Ministère public saint-gallois a ouvert une enquête pour lésions corporelles graves et incendie volontaire. 

 Source

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Mélinda 15/08/2016 10:48

Ce qui est bizarre c'est que le domicile de l'agresseur ait été perquisitionné mais que son nom ne soit pas encore communiqué .

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