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Conseils, science, sante et bien-être


Un implant qui soigne l’asthme, nouveau projet fou de Google

Publié par MaRichesse.Com sur 2 Août 2016, 06:07am

Catégories : #MALADIE, #MEDICAMENT, #SANTE-BIEN-ETRE

Un implant qui soigne l’asthme, nouveau projet fou de Google

Après les lentilles intraoculaires intelligentes intégrant un capteur de glucose ou la cuillère pour les malades atteints de Parkinson, Alphabet, la maison-mère de Google, va un cran plus loin dans les biotechnologies. Sa filiale « sciences de la vie », Verily, va créer une nouvelle entreprise, en partenariat avec le labo pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline (GSK), dans la « bio-électronique ».

Son nom, Galvani Bioeletronics, est un clin d’œil à Luigi Galvani, lephysicien et médecin italien du XVIIIe siècle à l’origine de la théorie de la bioélectricité ou électricité animale, théorie contestée par ses pairs mais qui a ouvert la voie à la neuroscience et aux expériences traumatisantes sur des grenouilles en cours de SVT...

Modifier les impulsions électriques

La lentille intraoculaire intégrant un capteur de glucose pour le suivi des diabétiques
La lentille intraoculaire intégrant un capteur de glucose pour le suivi des diabétiques - Verily

La « bio-électronique » n’a rien à voir avec la pseudo-sciencequi prétend faire de la médecine préventive à partir de trois paramètres. C’est un nouveau champ de la recherche médicale qui vise à implanter des dispositifs électroniques miniatures dans le corps pour modifier les impulsions électriques du système nerveux. 

Dis comme ça, c’est glaçant – Google voudrait-il nous commander à distance de cliquer sur une pub comme Galvani faisait se contracter le muscle de la cuisse de grenouille ? Restons calmes : la première application de bioélectronique, historiquement, c’est tout simplement le pacemaker.

Miniaturisation et analyse des données

Pour Brian Otis, le directeur des technologies de Verily :

« La médecine bioélectronique est un nouveau domaine d’exploration thérapeutique et nous savons que le succès nécessite la convergence d’une profonde expertise biologique en matière de maladies et de nouvelles technologies hautement miniaturisées. »

Un inhalateurs contre l'asthme
Un inhalateurs contre l’asthme - NIAID/Flickr/CC

En clair, Verily ne peut pas y aller tout seul. Mais c’est Glaxo qui a annoncé ce partenariat. Le labo a créé une division dédiée à la bio-électronique il y a quatre ans et créé un fonds de capital-risque de 50 millions de dollars dans le domaine.

Il reconnaît que l’ex-Google Life Sciences va lui apporter « son expertise technique de rang mondial dans la miniaturisation de l’électronique à faible consommation d’énergie, dans le développement d’appareil électronique, de logiciels et d’analyse de données sur des applications cliniques ».

640 millions d’euros

Les applications envisagées par Verily et Glaxo pourraient concerner des millions de patients : les deux entreprises, qui ont prévu d’investir 640 millions d’euros dans les sept ans à venir dans ce projet, veulent tester dans le corps humain ces mini-appareils dans le traitement de maladies chroniques, telles que le diabète, l’asthme, l’arthrose. Le responsable des vaccins chez Glaxo, Moncef Slaoui, explique :

« Beaucoup de processus du corps humain sont contrôlés par des signaux électriques échangés entre le système nerveux et les organes, ce qui peut être altéré dans de nombreuses maladies chroniques. »

 

Les équipes seront constituées, au démarrage, de 30 experts, ingénieurs et médecins, répartis sur deux sites, au Royaume-Uni et à San Francisco. Leurs premiers travaux vont porter sur « les troubles inflammatoires, métaboliques ou hormonaux, en particulier le diabète de type II ».

Ce ne sera pas seulement de la recherche et développement : l’objectif est d’aboutir à « la commercialisation de médicaments bioélectroniques ». Mais pas forcément pour tout de suite : raisonnablement optimiste, le labo estime qu’une autorisation de mise sur le marché de tels produits devrait arriver « au cours de la prochaine décennie ». 

Depuis plusieurs mois, la filiale biotech d’Alphabet multiplie les partenariats avec les labos pharma : avec Sanofi dans la lutte contre le diabète (qui lui tient à cœur, décidément, et l’un des marchés les plus lucratifs du secteur pharma), avec le Suisse Novartis dans les lentilles,avec Johnson & Johnson dans les robots chirurgicaux, etc. Un moyen efficace de passer à la vitesse supérieure et sortir du seul cadre expérimental. 

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