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Sarkozy n'est "pas du tout" contre le cannabis

Publié par MaRichesse.Com sur 6 Août 2016, 10:49am

Catégories : #CANNABIS, #PEOPLE

Sarkozy n'est "pas du tout" contre le cannabis

"Je n'ai jamais fumé un pétard de ma vie, ce n'est pas du tout que je suis contre", a affirmé le président du parti Les Républicains sur RTL ce samedi. Venant de quelqu'un qui, en 2012, voyait l'hypothèse d'une dépénalisation comme une "folie", le décalage est surprenant.

Alors que la France est l'un des pays les plus consommateurs de cannabis en Europe, la dépénalisation de cette drogue ne cesse de faire régulièrement l'objet de polémiques. En avril dernier, en plein débat sur la loi Travail, Jean-Marie Le Guen, médecin de formation, relançait l'idée. Face à une situation qui "ne marche pas", le secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement appelait à l'ouverture d'un débat "sur la fin de la prohibition". Fin de non recevoir de la part du gouvernement : le porte-parole Stéphane Le Foll répondait qu'il n'y avait "aucune piste ni de travail, ni de réflexion".

 

► Favorables à l'ouverture d'un débat
Tout comme Jean-Marie Le Guen, certains politiques sont favorables à l'ouverture d'un débat sur le sujet. C'était le cas en 2012 pour l'ancien ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon : "Cette interrogation mérite d'être menée, et je suis très étonné parfois du côté un peu retardataire de la France sur un sujet qui pour moi est d'ampleur". Mais le Premier ministre d'alors, Jean-Marc Ayrault, l'avait rappelé à l'ordre, assurant que dépénaliser le cannabis "n'est pas la position ni du gouvernement, ni du président de la République et ça n'a pas changé". 

L'ancienne ministre de la Justice, Christiane Taubira, s'était également déclarée prête à la discussion. Cette dernière est d'ailleurs à l'origine de la réforme qui sanctionne d'une simple amende la consommation de cannabis

A droite, François Bayrou, le président du MoDem, qui se disait un temps contre la légalisation du cannabis, ne se dit aujourd'hui "pas fermé à la discussion" même s'il "pense que la légalisation augmenterait la consommation" qui "n'est pas anodine".

 

► En faveur de la légalisation
Dans le camp de ceux qui sont favorables à la dépénalisation figure Cécile Duflot, qui n'a pas manqué d'égratigner l'ancien chef de l'Etat sur sa sortie.

 
 

L'ancienne ministre du Logement est même pro-légalisation. Elle déclarait en 2012 : "Il faut considérer que le cannabis, c'est comme l'alcool et le tabac, même régime: une politique de santé publique et de prévention, notamment vis-à-vis des plus jeunes". De même, la députée européenne Eva Joly considère qu'il faut légaliser le cannabis pour lutter contre les trafics d'armes. 

Au Parti socialiste, Patrick Mennucci, député des Bouches-du-Rhône, est l'un des seuls à partager ce point de vue. Mais il est un membre actuel du gouvernement,, Jean-Michel Baylet, pour militer en faveur de la commercialisation du cannabis. Le ministre de l'Aménagement du territoire a toutefois mis en sourdine ses velléités depuis son entrée dans l'équipe de Manuel Valls. 

 

► Pour la dépénalisation
Le chef de file des députés PS Bruno Le Roux, l'ancien ministre socialiste Daniel Vaillant – auteur en 2011 d'un rapport favorable à la légalisation contrôlée – ou encore la maire de Lille Martine Aubry sont favorables à la dépénalisation.

Fin 2014, une étude d'un groupe de réflexion proche du PS, Terra Nova, mettait en avant une légalisation très encadrée afin de renflouer les caisses de l'Etat. L'UMP avait immédiatement dénoncé en coeur une telle proposition. Le député Eric Ciotti l'avait pour sa part qualifiée de "totalement irresponsable et scandaleuse". Début 2015, des sénateurs écologistes avançaient l'idée d'autoriser l'usage et la vente contrôlée par l'Etat du cannabis. L'initiative avait, sans surprise, été rejetée.

Le candidat du Front de Gauche Jean-Luc Mélenchon préconise également la dépénalisation de la consommation de cannabis. Selon lui, "il est complètement absurde de punir les consommateurs parce que c'est disproportionné". Mais promet de continuer "la traque des producteurs".

A droite, le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, est l'un des rares hommes à être favorable à la dépénalisation. Le député-maire de Drancy, en Seine-Saint-Denis, estime qu'une dépénalisation aurait des "gains en terme de sécurité publique". Même opinion pour Luc Ferry, l'ancien ministre de Jacques Chirac. "Rationnellement si on veut épuiser le marché de la drogue, il faut dépénaliser le cannabis", estimait le philosophe.

 

Contre la dépénalisation

François Hollande, tout comme Manuel Valls qui assurait l'été dernier que le débat était clos, se sont toujours déclarés contre. "Le cannabis doit rester un interdit", rappelait le président durant sa campagne présidentielle. Najat Vallaud-Belkacem l'a également rappelé : "Le gouvernement s'est exprimé clairement, il n'y a pas de dépénalisation en vue", assurait la ministre de l'Education nationale. Pas mieux pour Marisol Touraine : "Le cannabis est néfaste pour la santé et la ministre de la Santé que je suis est donc totalement opposée à sa légalisation ou à sa dépénalisation".

Du côté des Républicains, c'est la quasi unanimité. "Je suis et reste hostile à la dépénalisation du cannabis", rappelait encore il y a peu Alain Juppé, candidat à la primaire de la droite. "Si nous légalisons le cannabis, alors nous donnerons le sentiment aux jeunes que ça n'a pas d'effet sur leur santé", assurait Jean-François Copé, également candidat. Pour Xavier Bertrand, ancien ministre de la Santé, "ce n'est pas parce qu'un produit est dépénalisé qu'il n'y a pas de contrebande. La voie qui consisterait à dire 'On dépénalise pour régler', c'est une erreur totale et c'est une erreur dangereuse pour nos jeunes."

Pourtant, l'une des plus grandes autorités en matière de santé avait créé la surprise en début d'année. Le pneumologue Bertrand Dautzenberg prônait la légalisation afin de réduire sa consommation et les risques sur la santé. 

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