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Retrouver confiance en soi après un rejet

Publié par MaRichesse.Com sur 25 Août 2016, 13:34pm

Catégories : #DEVELOPPEMENT, #TRAVAIL

Retrouver confiance en soi après un rejet

Qui n’a pas reçu un jour dans sa boîte aux lettres le courrier type suivant: «Bonjour, par la présente, nous tenons à vous remercier pour votre candidature. Nous sommes au regret de vous informer que celle-ci n’a pas été retenue. Néanmoins, nous vous sommes reconnaissants de vous être adressé à notre société et vous souhaitons plein succès dans vos futures recherches.»

L’auteur T. Jackson a parfaitement résumé le parcours du demandeur d’emploi dans sa phrase «Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non Oui.»

L’échec et le rejet concernent tout le monde, y compris les individus les plus adulés de la planète. Comme chacun de nous, ils sont nombreux à avoir essuyé de multiples «peut-être» et «vous ne correspondez pas au profil recherché» avant de s’entendre dire le fameux «vos qualifications, votre parcours, vos expériences ont retenu toute notre attention».

En 1956, Andy Warhol envoya par exemple son tableau «Shoe» au Musée d’Art Moderne de New York qui le refusa, prétextant un manque de place. Alfred H. Barr, directeur des collections du musée, ajouta même «qu’il n’(était) pas juste d’accepter en présent une œuvre qui ne pourrait être montré que peu fréquemment.» 

 

De nombreux exemples

Dans les années 80, Marvel Comics refusa la candidature de Jim Lee au motif que son travail «donn(ait) l’impression d’avoir été exécuté par quatre personnes différentes». La société l’invita à postuler à nouveau lorsqu’il aurait «appris à dessiner des mains.»

Soichiro Honda ne fut pas retenu par la Toyota Motor Corporation pour un poste d’ingénieur, ce qui lui valut une longue période de chômage.

Quant au fondateur d’Alibaba Jack Ma, il a été rejeté plus de trente fois lors de ses recherches d’emploi, dont une fois par KFC.

Du côté des écrivains, l’éditeur londonien Alfred C. Fifield refusa en 1912 de publier «Américains d’Amérique» de Gertrude Stein. Une vie, expliqua-t-il, n’était pas suffisante pour venir à bout de ce pensum illisible: «Je n’ai qu’une seule vie, il n’y a que soixante minutes par heure. Je n’ai que deux yeux, un seul cerveau. […] Je ne peux lire votre manuscrit trois ou quatre fois. Pas même une fois. Un seul regard, je dis bien un seul regard est suffisant. Vendre un seul exemplaire sera difficile.»

Dans un courrier daté du 7 novembre 1962, Howard Moss du New Yorker demanda à Sylvia Plath de couper la moitié de son poème «Amnesiac». «Difficile de croire que la poétesse, lauréate du prix Pulitzer quelques années plus tard, ait pu voir un jour son travail «découpé» de la sorte», écrit à cet égard le blogueur Hurluberlu.

Quant au livre culte «La Ferme des Animaux» de George Orwell, il s’est heurté au refus catégorique des éditeurs parce qu’il était selon eux «impossible de vendre des histoires d’animaux aux Etats-Unis». Enfin, J.K. Rowling a essuyé une dizaine de refus, y compris de la part de HarperCollins, avant qu’une petite maison d’édition londonienne donne sa chance à Harry Potter.

Quel est le point commun entre toutes ces personnalités? Elles comprenaient que la défaite est un état passager – on peut bâtir quelque chose de beau avec les pierres qui entravent le chemin, dit Goethe – mais aussi un appel urgent à redoubler d’effort. Lors d’une interview, J.K. Rowling a ainsi déclaré ne jamais avoir baissé les bras: «Je n’allais pas abandonner tant qu’il restait au moins un éditeur qui n’avait pas encore refusé mon manuscrit.» Parlant de ses premiers échecs, Jack Ma – l’homme qui vaut aujourd’hui à lui seul 2,5% du PIB de la Chine – a expliqué que les refus n’ont fait que renforcer sa détermination à réussir. Quant à Gertrude Stein, elle patienta treize longues années avant de trouver un éditeur. Son manuscrit, publié en 1925, est aujourd’hui considéré comme un document d’une valeur historique et littéraire inestimable.

Dans son best-seller «Think and Grow Rich», Napoléon Hill insiste sur l’importance de la persévérance. «Parfois, il semble qu’un «guide caché» teste les hommes en leur faisant subir toutes sortes d’épreuves, dit-il. Le «guide caché» ne vous laisse rien entreprendre sans éprouver votre persévérance. Ceux qui ne le comprennent pas n’avancent pas. Ceux qui l’ont compris par contre sont magnifiquement récompensés. Ils reçoivent ce qu’ils ont désiré et bien plus encore: la preuve que tout échec porte en soi le germe de la réussite.» 

 

Tourner la page

Tout le monde n’a cependant pas la force mentale de Gertrude Stein et de J.K. Rowling. Perdre un emploi ou postuler sans succès auprès de multiples employeurs ébranle la confiance en soi. Chantal Baumgart, auteure du livre Le parcours gagnant pour retrouver un emploi (Editions Diateino), explique à cet égard que l’échec «est là, quelque part en vous, mais il ne reviendra pas: ce n’est que son image que vous voyez dans le présent.» Cette image est cependant inscrite dans le corps et se manifeste par des emballements cardiaques, une boule à la gorge, un serrement à l’estomac et des pensées négatives. Lorsque la période sans emploi se prolonge, le sentiment de ne pas être à la hauteur s’amplifie et entrave les efforts du chercheur d’emploi.

Comment devient-on cet oiseau confiant dont parlait Victor Hugo? Posé sur des rameaux trop frêles, il sent ployer la branche et chante pourtant, sachant qu’il a des ailes. «Arrêtez-vous et pensez aux trois choses les plus remarquables que vous avez réalisées, conseille dans son livre Docteur Emploi l’expert en gestion de carrière Daniel Porot. Ecrivez-les et placez-les à un endroit où vous pouvez les voir souvent. Par ailleurs, identifiez les périodes les plus douloureuses de votre vie. Puis, notez sur une feuille les étapes que vous avez franchies pour surmonter cette difficulté. En étudiant la façon dont vous vous y êtes pris pour traverser ces dures épreuves, vous découvrirez que vous êtes tout à fait capable de vous sortir de cette mauvaise passe.»

Parfois, une aide extérieure peut s’avérer nécessaire pour lutter contre le découragement. Pour répondre à la conjoncture économique difficile, Fabienne Revillard, coach certifiée, a créé les Samedis du Coaching. Lors de cette manifestation à but non lucratif qui aura lieu à Paris et à Genève les 24 septembre et 26 novembre (les dates seront régulièrement annoncées sur le sitewww.coachinggeneve.ch), des professionnels de la relation d’aide se mobiliseront bénévolement pour offrir un espace de parole favorisant le mieux-être.

A cette occasion, les participants pourront bénéficier de séances individuelles d’une heure sur le thème du licenciement et de la recherche d’emploi, notamment. A noter que le nombre de place étant limité pour les séances individuelles, il est fortement conseillé de s’inscrire par téléphone au 022 321 89 79 ou par e-mail à l’adresse info@coachinggeneve.ch. 

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