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Présidentielle 2017 : l’état des lieux à 8 mois du premier tour VALÉRIE MAZUIR Le 30/08 à 16:43 Partager par mail 1 Imprimer

Publié par MaRichesse.Com sur 30 Août 2016, 03:27am

Catégories : #POLITIQUE, #FRANCE

Présidentielle 2017 : l’état des lieux à 8 mois du premier tour VALÉRIE MAZUIR	Le 30/08 à 16:43     Partager par mail   1  Imprimer

La prochaine élection présidentielle aura lieu les 23 avril et 7 mai 2017. Qui est d’ores et déjà candidat ? Où en est-on des différentes primaires ? Tour d’horizon de l’état des lieux à 8 mois du premier tour.

Dans 8 mois, le 23 avril 2017, se tiendra le premier tour de la présidentielle. L'élection phare de la vie politique française. François Hollande briguera-t-il un second mandat ? Quel parti a déjà désigné son représentant ? Quand et comment se dérouleront les primaires de la droite et du centre, des alliés du PS, d 'Europe-Ecologie Les Verts ? Qui est d'ores et déjà candidat ? Réponses dans ce dossier.

 

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L'inconnue Hollande

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Le chef de l'Etat s'est engagé lors de l'émission « Débats citoyens » le 14 avril à annoncer « à la fin de l'année » s'il se présentera ou pas à la présidentielle de 2017. Il a conditionné à plusieurs reprises une éventuelle candidature à une inversion de la courbe du chômage.

 

image: http://www.lesechos.fr/medias/2016/08/30/2022333_presidentielle-2017-letat-des-lieux-a-8-mois-du-premier-tour-web-tete-0211223723466.jpg

François Hollande annoncera en décembre s'il brigue un second mandat. - AFP
François Hollande annoncera en décembre s'il brigue un second mandat. - AFP

Sur le papier, la probabilité qu'a François Hollande de se succéder à lui-même en 2017 apparaît faible : il bat des records d'impopularité, est donné battu dès le premier tour de scrutin dans les sondages et, hors période de cohabitation, aucun président sortant n'est jusqu'ici parvenu à l'emporter.

 

Dans leur livre « Conversations privées avec le président », en librairie depuis la mi-août, Antonin André et Karim Rissouli explique que François Hollande leur a confié avoir « envie » de se représenter en 2017 mais en prévenant qu'il n'envisage de sauter le pas que s'il y a « une possibilité de victoire »« A partir de soixante ans, les années comptent différemment. Je sais aussi ce qu'est la lourdeur de cette tâche. C'est vrai que ça pourrait être aussi une sorte de libération de ne plus être là... », à l'Elysée. Et d'ajouter : « Si je perds, j'arrête la politique ».

 

S'il devait se lancer, ce ne sera pas une candidature « naturelle » pour le chef de l'Etat, comme cela avait été pourtant le cas pour tous les autres présidents de la Ve République qui avaient brigué un second mandat. François Hollande a en effet accepté de se soumettre à la primaire du PS en janvier prochain.

 

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De nombreux candidats déjà déclarés

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Si Les Républicains et le Parti socialiste n'ont pas encore désignés leurs représentants, d'autres formations politiques ont d'ores et déjà choisies leurs leaders pour la présidentielle.

 

A commencer par le Front national. Sa présidente, Marine Le Pen, a officialisé dès le 8 février 2016 sur TF1 sa candidature. Elle avait expliqué souhaiter aller « au contact des Français » pour forger sa stature présidentielle, avant de lancer sa campagne « début 2017 et pas avant ». Déja en lice en 2012 (17,9% des voix), les sondages la créditent cette fois d'un score de 27 à 30 %. Toutes les enquêtes donne la candidate FN présente au second tour et ce quels que soient ses adversaires.

 

image: http://www.lesechos.fr/medias/2016/08/30/2022333_presidentielle-2017-letat-des-lieux-a-8-mois-du-premier-tour-web-tete-0211223725084.jpg

Marine Le Pen. - AFP
Marine Le Pen. - AFP

D'autres personnalités déjà déclarées étaient déjà candidats il y a cinq ans :

 

Jean-Luc Mélenchon, mais cette fois « hors cadre » du Front de gauche. Le député européen, qui s'est déclaré dès le 10 février 2016 dans le JT de TF1, affirme vouloir « incarner la France insoumise et fière de l'être ». Il fera son discours de rentrée le 28 août à Toulouse. Il s'est déclaré sans le soutien du Parti communiste, dont le secrétaire national, Pierre Laurent, travaille à faire converger la candidature de Jean-Luc Mélenchon, mais aussi celle d'Arnaud Montebourg, autour d'une candidature unique. Le PCF tranchera à l'automne la question de son positionnement pour 2017.

 

Nicolas Dupont-Aignan. Le député souverainiste de l'Essonne et président de Debout la République a expliqué vouloir être un « président de l'ordre et de la justice ».

 

Philippe Poutou a été de nouveau désigné pour le Nouveau parti anticapitaliste (NPA). Tout comme Nathalie Arthaud pour Lutte ouvrière. Jacques Cheminade, le fondateur de Solidarité et progrès, qui avait recueilli 0,28% des voix en 1995 puis 0,25% en 2012, est à nouveau en lice. Il se définit comme un « gaulliste de gauche ».

 

Un septième, l'écologiste Antoine Waechter a déjà concouru pour la présidentielle... mais c'était il y a 30 ans. Le président fondateur du Mouvement écologiste indépendant espère fédérer les écologistes qui ne veulent pas rester dans un système d'alliance avec le PS.

 

Le Mouvement républicain et citoyen (MRC), qui n'avait pas présenté de candidat depuis 2002 avec Jean-Pierre Chevènement, a investi Bastien Faudot, jeune conseiller départemental du Territoire de Belfort.

 

L'élection phare de la vie politique française suscite systématiquement de multiples candidatures. Ainsi pour l'édition 2017, sont aussi en lice le député centriste des Pyrénées-Atlantiques Jean Lassalle (en congé du Modem) ; l'ancienne secrétaire d'Etat Rama Yade ; l'ancien porte-parole des Bonnets rouges Christian Troadec ; Paul Mumbach, le président des maires ruraux du Haut-Rhin ; Henry le Lesquen, le président de Radio Courtoisie ; Oscar Temaru, l'ancien président de la Polynésie française...

 

Mais pour pouvoir concourir, toutes ces personnalités devront réunir 500 signatures d'élus habilités à les parrainer, une condition qui entraîne habituellement l'élimination d'un certain nombre de prétendants. En 2012, dix candidats avaient pu se présenter.

 

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La primaire de la droite lancée

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Avec l'annonce officielle de l'entrée en lice de Nicolas Sarkozy le 22 août, la primaire de la droite et du centre connaît un coup d'accélérateur. Reste désormais à connaître la liste officielle des candidats.

 

Ils sont désormais 13 à s'être déclarés mais pour pouvoir concourir, ils doivent recueillir les parrainages de 250 élus, dont au moins 20 parlementaires, répartis sur un minimum de 30 départements, et d'au moins 2.500 adhérents. Un seuil que certains ne parviendront probablement pas à franchir. Les éventuels candidats issus d'autres partis ne sont pas soumis aux même conditions.

 

image: http://www.lesechos.fr/medias/2016/08/30/2022333_presidentielle-2017-letat-des-lieux-a-8-mois-du-premier-tour-web-tete-0211223721452.jpg

Alain Juppé, Nicolas Sarkozy, François Fillon et Bruno Le Maire, quatre des 13 candidats à la candidature pour la primaire de la droite et du centre.
Alain Juppé, Nicolas Sarkozy, François Fillon et Bruno Le Maire, quatre des 13 candidats à la candidature pour la primaire de la droite et du centre.

La date limite pour le dépôt des candidatures est fixée au 9 septembre 2016. La liste officielle des candidats sera dévoilée le 21 septembre, qui sera aussi la date du lancement officiel de la campagne.

 

Trois débats télévisés sont d'ores et déjà prévu : le 13 octobre sur TF1, le 3 novembre sur BFM et i-Télé, le 17 novembre sur France télévisions.

 

Cette pré-présidentielle, la première organisée à droite, aura lieu les 20 et 27 novembre 2016. Les électeurs qui souhaitent y participer doivent être inscrits sur les listes électorales, signer « une charte de l'alternance » dans laquelle ils indiqueront « partager les valeurs de la droite républicaine et du centre » et s'engager pour « l'alternance afin de réussir le redressement de la France ». Il leur faudra aussi s'acquitter 2 euros par tour.

 

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Primaire du PS : les candidats sortent du bois

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Le PS a décidé mi-juin d'organiser une primaire ouverte aux acteurs de la « Belle alliance populaire » : PS, radicaux de gauche et écologistes en rupture avec EELV. L'élection aura lieu les 22 et 29 janvier 2017. Les candidatures sont ouvertes du 1er au 15 décembre 2016. Une commission de suivi de la primaire doit faire des propositions en septembre sur les conditions d'organisation, puis début octobre, un Conseil du PS devrait ratifier les modalités de vote et de débats.

 

image: http://www.lesechos.fr/medias/2016/08/30/2022333_presidentielle-2017-letat-des-lieux-a-8-mois-du-premier-tour-web-tete-0211223713328.jpg

La Belle Alliance populaire regroupe le PS, les radicaux de gauche et les écologistes en rupture avec EELV. - SIPA
La Belle Alliance populaire regroupe le PS, les radicaux de gauche et les écologistes en rupture avec EELV. - SIPA

Benoît Hamon, Marie-Noëlle Lienemann, François de Rugy et Jean-Luc Bennhamias ont d'ores et déjà annoncé leur candidature. Gérard Filoche est aussi candidat, mais il préférerait « une grande primaire citoyenne de toute la gauche ».

 

Quant à Arnaud Montebourg , s'il a officialisé le 21 août à l'occasion de son rassemblement à Frangy-en-Bresse sa candidature à la présidentielle, il ne dira que le 15 décembre, soit au dernier moment, s'il participera à la primaire.

 

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Une primaire aussi chez les écologistes

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Après la décision de Nicolas Hulot de ne pas se présenter en 2017, Europe Ecologie-Les Verts a décidé officiellement le 9 juillet d' organiser une primaire ouverte à des candidatures de la société civile . Les candidatures doivent être déposées d'ici à fin août, parrainées par 36 conseillers fédéraux sur un total de 240. Le vote se tiendra fin octobre. Pourront voter les adhérents d'EELV mais aussi les sympathisants. Pour participer, il faudra signer une charte et verser une somme « inférieure à 10 euros ».

 

image: http://www.lesechos.fr/medias/2016/08/30/2022333_presidentielle-2017-letat-des-lieux-a-8-mois-du-premier-tour-web-tete-0211223718480.jpg

SIPA
SIPA

Yannick Jadot a informé mi-juillet les membres du conseil fédéral d'EELV son intention d'y participer. Puis ce fut le tour de Michèle Rivasi . De Cécile Duflot . Et enfin Karima Delli . Ils ont tous les quatre réussi à recueillir les parrainages nécessaires.

 

Le député Noël Mamère, déjà candidat en 2002 (5,25% des suffrages, soit le meilleur score jamais réalisé par un candidat écologiste) a, pour sa part, fait savoir qu'il ne serait pas candidat.

 

Depuis son départ du gouvernement en mars 2014, EELV traverse une crise profonde marquée par des démissions tonitruantes, une hémorragie des militants et la confusion liée au retour de certains anciens membres du parti (Emmanuelle Cosse, Barbara Pompili, Jean-Vincent Placé) au gouvernement. Le parti a aussi été profondément troublé par les accusations d'agressions sexuelles portées contre Denis Baupin , figure d'EELV et mari d'Emmanuelle Cosse.

 

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L'hypothèse Macron

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Emmanuel Macron entretient toujours le flou sur ses intentions politiques. Lancé il y a quatre mois, son mouvement En marche entre dans une nouvelle phase : celle des propositions. Le ministre de l'Economie doit les présenter à la rentrée. L'objectif est de peser dans la campagne de 2017, sans préciser encore qui les portera. L'ancien conseiller de François Hollande à l'Elysée a jusqu'à présent expliqué qu'il n'entend pas se porter candidat contre le chef de l'Etat si celui-ci brigue un second mandat.

 

Emmanuel Macron suscite en tout cas beaucoup d'interrogations. Quittera-t-il le gouvernement ? Sera-t-il candidat (hors primaire évidemment il n'est pas membre du PS) en 2017 ? Il se prépare « au cas où », assurent ses proches. Mais, plus le temps passe, plus sa présence au gouvernement est inconfortable. Après une année à faire de l'économie, le ministre passe beaucoup de temps à faire de la politique.


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