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Pourquoi la démission d’Emmanuel Macron est une bonne nouvelle pour la France

Publié par MaRichesse.Com sur 30 Août 2016, 03:57am

Catégories : #POLITIQUE, #FRANCE

Pourquoi la démission d’Emmanuel Macron est une bonne nouvelle pour la France

On saura peut-être bientôt pourquoi Emmanuel Macron n’a pas quitté plus tôt le navire sacrément ballotté par la tempête de l’actuel gouvernement français. Depuis le début de l’année, tout plaidait en effet pour son départ, à commencer par le lancement de son mouvement En marche!, qui revendique aujourd’hui plusieurs dizaines de milliers d’adhérents. Ministre depuis août 2014, le «jeune» Emmanuel Macron – 38 ans et deux ans au sein du gouvernement – a profité mieux que quiconque de l’extraordinaire rampe de lancement que constitue, en France, le pouvoir régalien.

A lui le monopole des idées novatrices, les périples «branchés» dans la Silicon Valley, les phrases en anglais qui font mouche à l’étranger, la défense de l’économie numérique, la remise en cause des «totems» socialistes et la première brèche social-libérale de ce quinquennat avec sa loi de juillet 2015 qui a ouvert la porte de la libéralisation des transports par autocars et l’extension de l’ouverture des magasins le dimanche. A lui, aussi, la force du contraste entre une gauche moderne qu’il prétend incarner – tout en disant «ni à droite ni à gauche» tandis que le premier ministre, Manuel Valls, happé par la spirale sécuritaire, s’est retrouvé éteint et condamné à l’ombre des décisions douloureuses.

 

Or de tout cela, Emmanuel Macron n’a plus besoin aujourd’hui. Sa crédibilité de ministre est acquise, au moins dans l’opinion, même si son vrai bilan réformateur reste maigre. Ses réseaux affichent complet, cornaqués en coulisses par des mentors tels que Jacques Attali, Alain Minc ou Henry Hermand. Sa réputation internationale et pro-européenne est faite, ce qui n’était pas difficile dans un gouvernement si franco-français et perçu comme si provincial en dehors des frontières de l’Hexagone. Et tout cela s’est, à coup sûr, traduit en promesses sonnantes et trébuchantes pour une possible aventure électorale, tant les grands patrons croient avoir trouvé en lui un (rare) interlocuteur au fait des réalités. Avec, en plus, cette confiance que procure dans les milieux d’affaires son passé de banquier chez Rothschild, qui le vit entre autres négocier pour le compte de Nestlé…

De la peur à droite, du ressentiment à gauche

Il fallait donc rompre le cordon. Bouger. Changer. Risquer. Trancher. C’est ce qu’Emmanuel Macron a donc, semble-t-il, décidé de faire et c’est une bonne nouvelle pour la France. Mais gare: le voici maintenant au large, seul sur son voilier En marche! que les paquebots des appareils politiques rêvent de voir couler. A droite? Une peur panique de voir ce porte-parole des jeunes générations à l’aise avec le multiculturalisme ringardiser le discours identitaire en vogue. A gauche? Une volonté de la plupart des caciques socialistes de lui faire payer au prix fort son crime de lèse-majesté: avoir réussi à s’imposer sans le PS, voire contre lui, par la seule grâce de l’Elysée.

 

Emmanuel Macron jouait jusque-là avec malice au chamboule-tout de fête foraine. Je casse tout devant les caméras, puis je replace les boîtes et je souris comme un bon élève sur les marches du Conseil des ministres. Le premier de la classe était dissipé, mais il restait sage. Au point que François Hollande n’a eu de cesse d’insister sur son absolue fidélité. Le voici maintenant plongé dans un jeu de massacre. Manuel Valls doit le «tuer» politiquement pour exister. Arnaud Montebourg doit le faire passer pour un homme de droite déguisé en centriste de gauche. Jean-Luc Mélenchon va continuer à faire de lui le diable médiatique et politique incarné. Feu!

Au fond, un seul homme a encore besoin de lui: l’actuel président de la République. Soit pour lui proposer Matignon et le poste de premier ministre en cas d’hypothétique candidature à un second quinquennat. Soit pour tresser ses louanges et défendre son (maigre) bilan s’il devait renoncer. Sa visite à l’Elysée ce mardi confirme ce qu’on supposait. Emmanuel Macron, depuis 2012, s’est en réalité trouvé un nouveau mentor en manœuvres politiques: François Hollande. 

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