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Pourquoi Barack Obama et Donald Trump se détestent

Publié par MaRichesse.Com sur 4 Août 2016, 14:17pm

Catégories : #OBAMA, #PEOPLE, #INSOLITE, #VIDEO

Pourquoi Barack Obama et Donald Trump se détestent

Les deux hommes ont un sérieux passif d'attaques particulièrement violentes.

«Non, rien de rien, non je ne regrette rien.» Donald Trump ne regrette rien des commentaires désobligeants qu'il a pu faire sur la famille du capitaine Humayun Khan, l'Américain musulman tué en Irak et dont les parents se sont exprimés lors de la Convention démocrate, puis dans diverses émissions américaines. Le père avait interpellé le candidat républicain au sujet de son projet d'interdire l'entrée aux États-Unis aux musulmans lui demandant notamment s'il avait lu la Constitution lors d'un discours qui avait constitué l'un des moments forts de la Convention démocrate, qui s'est tenue du 25 au 28 juillet.

Depuis, Donald Trump a manqué pas mal d'occasions de se taire et a réussi à se mettre (une fois de plus) une large partie des Républicains à dos, dont certains membres de son équipe de campagne.

C'est dans ce contexte que Barack Obama en a profité pour s'attaquer une nouvelle fois à Donald Trump. Le président américain a jugé que le «candidat républicain est inapte à servir en tant que président».

 

 

«Je l'ai dit la semaine dernière [lors de la convention démocrate] et il continue de le prouver. Le fait qu'il attaque la famille d'un militaire tué, [...] le fait qu'il ne semble pas avoir de connaissances basiques sur des problèmes cruciaux, et l'Europe, et le Moyen-Orient, et l'Asie signifie qu'il n'est tristement pas préparé à tout cela. [...] Ce n'est pas que mon avis. Ce qui est intéressant, c'est la dénonciation répétée de ses propos par les dirigeants républicains. [...] Pourquoi est-ce que vous continuez à le soutenir? [...] Il doit y avoir un moment où l'on dit: “Ce n'est pas quelqu'un que je peux soutenir pour le poste de président des États-Unis.”»

Cette passe d'armes entre les deux hommes est loin d'être née avec la candidature de Donald Trump. En fait, elle remonte au moins à 2011, quand le magnat de l'immobilier, qui était alors une star de la téléréalité, s'était décidé à faire toute la lumière sur le «mystère»qui entourait le lieu de naissance de Barack Obama.

«Personne ne l'a vu grandir. Tout cela est très étrange.»

Trump était persuadé que le président américain n'était pas né à Hawaï, mais au Kenya, et qu'il ne pouvait donc pas –selon la Constitution– être président des États-Unis. La star de «The Apprentice» qui envisageait une candidature aux primaires républicaines pour la présidentielle 2012 était ensuite devenu la figure de proue du mouvement des «birthers», ces théoriciens du complot, persuadés qu'Obama avait caché son véritable lieu de naissance pour accéder à la présidence. Trump s'était également alors demandé si cacher cet acte de naissance ne servait pas à cacher le fait qu'Obama était musulman. 

 

«Nous n'avons pas le temps pour ce genre de bêtises»

La Maison-Blanche avait finalement envoyé le certificat de naissance à la presse et l'avait également publié sur son site pour mettre fin à une polémique grandissante et satisfaire les théoriciens du complot.

Lors d'une conférence de presse un peu plus tard, Barack Obama avait déclaré avoir des choses plus importantes à faire, mais estimait qu'il fallait mettre fin aux débats sur le sujet:

«Nous n'avons pas le temps pour ce genre de bêtises. Nous avons des choses plus importantes à faire. J'ai des choses plus importantes à faire. Nous avons de gros problèmes à résoudre. Et je suis confiant que nous pourrons les résoudre, mais il va falloir se concentrer dessus –pas sur ça.»

Comme l'expliquait alors Le Figaro«la critique était adressée à la fois aux médias et à Donald Trump». 

«Le magnat de l'immobilier, qui grimpe dans les sondages après avoir repris à son compte la théorie du “complot nativiste” (birther), était intervenu quelques minutes avant le président à la télévision pour aborder la question. On l'avait aussi vu la veille, dans un échange surréaliste avec le journaliste de CNN Anderson Cooper, certifier qu'il avait des preuves accablantes contre Barack Obama. “Je suis fier, s'est-il vanté, d'avoir réussi ce que personne n'avait jamais réussi à faire”, en forçant Obama à publier son acte de naissance.»

 

«Où sont Biggie et Tupac?»

Barack Obama avait réglé ses comptes personnellement avec Donald Trump quatre jours plus tard, lors du dîner des correspondants 2011. Après avoir passé la vidéo de sa naissance(oui, c'était une blague, avait-il précisé à l'attention de Fox News), le président américain avait passé quelques minutes à s'occuper personnellement du cas du magnat de l'immobilier.

 

«Personne n'est plus heureux de passer à autre chose que le Donald. Il peut enfin se reconcentrer sur les sujets qui comptent. Comme, savoir si l'on a vraiment mis le pied sur la Lune, ce qui s'est vraiment passé à Roswell, et où sont Biggie [Notorious B.I.G.] et Tupac?»

Et ce n'était pas fini pour Trump. Après Barack Obama, l'humoriste Seth Meyers en avait rajouté une couche. Et Donald Trump –malgré ce qu'il a pu dire– semble avoir très mal vécu ces quelques minutes, raconte Roxanne Roberts, une journaliste du Washington Post qui était à ses côtés pendant le dîner.

«Lorsque les caméras étaient pointées sur lui, Trump a souri lors des blagues d'Obama et salué la foule. Sa réponse aux blagues de Meyers était moins légère. Alors que le comédien lui tapait dessus, il n'a pas lâché un sourire.»

Beaucoup de choses ont été racontées sur cette soirée. Pour certains, comme le New York Times, c'est cette humiliation publique qui a «accéléré ses efforts intenses à gagner une stature politique»Le New Yorker se demandait d'ailleurs en septembre dernier le rôle qu'avait pu jouer cette nuit d'avril dans la course à la présidentielle 2016:

«On ne peut s'empêcher de suspecter que ce soir-là, ce sentiment d'humiliation publique est devenu si intense que Trump a décidé, peut-être inconsciemment de prendre sa revanche [...] et se racheter. Même s'il a abandonné la lutte lors de cette campagne, il ne semble pas trop tiré par les cheveux d'imagine que la rage implantée en lui ce soir-là l'habite depuis. [...] La micro-histoire de cette nuit qui doit encore s'écrire sera largement dévouée à la double vie d'Obama à la fois humoriste cool et commandant taiseux [il s'agissait de la nuit du raid d'Abbottabad, ndlr] ou elle sera peut-être dévoué au moment où la nouvelle vie s'est construite sur une vieille idéologie, quand les ambitions de Trump vers les politiques de disgrâce et de vengeance.»

Reste que cet avis est loin d'être partagé par la totalité de la presse américaine, comme la journaliste du Washington Post qui estime que l'on va trop loin dans l'interprétation de cette soirée.

Un deuxième mandat largement critiqué

Mais depuis, la situation ne s'est pas vraiment arrangée entre les deux hommes. Lors de son second mandat, le président américain a régulièrement essuyé les critiques de Donald Trump. Et ce, dès sa victoire pour un second mandant le 6 novembre 2012, où Trump avait notamment osé déclarer qu'Obama avait perdu le vote populaire (il l'avait emporté par un peu plus de cinq millions de voix), mais gagné grâce au collège électoral (ce qui est possible comme l'a montré l'élection présidentielle de 2000).

Deux ans plus tard, il se plaignait de la façon dont le président descendait de l'avion, et sur Fox News, il considérait que le bilan économique de l'administration Obama était un«désastre» et ne pas avoir anticipé que le bilan plus général serait aussi mauvais.

En novembre 2014, Trump jugeait le bilan d'Obama si catastrophique que l'on ne reverrait pas «un président noir avant plusieurs générations».

Sadly, because president Obama has done such a poor job as president, you won't see another black president for generations!

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En juillet 2015, il en remettait une couche sur le lieu de naissance de Barack Obama, tout en assurant que cette affaire ne l'intéressait plus. Deux semaines plus tard, invité du Daily Show de Jon Stewart, le président rigolait de la présence du magnat de l'immobilier dans la course républicaine et des membres et figures du parti «qui doivent aimer la domination de M. Trump dans leur primaire»

Attaques récurrentes depuis la candidature de Trump

Depuis sa déclaration comme candidat à la primaire républicaine, Donald Trump s'en est régulièrement pris au président, qui ne peut pas se représenter en raison d'une limitation à deux mandats, mais il a également su rendre hommage à un de ses discours, prononcé lors de l'enterrement de Clementa Pinckney, le pasteur de Caroline du Sud tué par Dylan Roof.

Lors de son dernier discours sur l'état de l'union, au Congrès, Barack Obama s'en était pris à Donald Trump sans le nommer, alors que le caucus de l'Iowa, première étape des primaires, devait rendre son verdict un peu moins de trois semaines plus tard:

«Rejeter toute politique qui vise les personnes en raison de la race ou de la religion, ce n’est pas une question de correction politique, a assuré le président. C’est comprendre ce qui nous rend forts. Le monde ne nous respecte pas seulement pour notre arsenal. Il nous respecte pour notre diversité et notre ouverture et la façon dont nous respectons toutes les religions.»

Un mois plus tard, le président américain assurait cependant ne pas craindre une victoire du magnat de l'immobilier parce qu'il a foi dans le peuple américain, et avait envoyé une pique au candidat à la primaire républicaine expliquant que le travail d'un président n'avait rien à voir avec «la présentation d'un talk show ou d'une émission de téléréalité».

Quelques jours plus tard, Donald Trump avait réagi et estimé que Barack Obama devait être heureux qu'il n'ait pas continué la course en 2012, parce que sinon «il n'aurait fait qu'un mandat».

Au mois de mai, lors de son dernier dîner des correspondants, Barack Obama avait regretté l'absence du magnat de l'immobilier, et avait profité de ce moment pour lancer quelques attaques.

 «L'establishment républicain pense que Donald manque trop d'expérience en politique étrangère pour être président. Mais il faut rappeler qu'il a passé des années à rencontrer des dirigeants du monde entier: Miss Suède, Miss Argentine, Miss Azerbaïdjan...»

Donald Trump avait ensuite expliqué qu'il n'était pas gêné par ces déclarations, expliquant qu'il avait déjà entendu tout cela par le passé.

Barack Obama enfin dans la course

Au début du mois de juin, le New York Times indiquait que Barack Obama était finalement prêt à rentrer dans la course, au début du mois de juin pour soutenir Hillary Clinton. Le quotidien américain précisait que le président avait hâte de pouvoir s'attaquer à un Donald Trump qui l'avait «blessé personnellement pendant sa campagne».

Depuis, le président américain continue d'attaquer le candidat républicain. Lors de la convention démocrate, il a d'ailleurs eu des mots assez durs contre lui, sans toujours prononcer son nom et le plaçant aux côtés des fascistes, communistes et djihadistes:

«L'Amérique a changé au fil des années. Mais ces valeurs que mes grands-parents m'ont inculquées ne sont parties nulle part. Elles sont aussi fortes que par le passé, chéries par les membres de chaque parti, chaque race, chaque religion. Elles vivent en chacun d'entre nous. Ce qu'il y a dedans nous rend américains, nous rend patriotes. C'est ce qui compte. [...] C'est pour cela que quiconque menace nos valeurs, que ce soit des fascistes ou des communistes, des djihadistes ou des démagogues d'ici finiront toujours par échouer.»

Il reste encore trois mois de campagne avant l'élection, le 8 novembre prochain. Le rythme risque de ne probablement pas retomber d'ici là. 

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