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Nicolas Sarkozy veut un droit du sol sous conditions

Publié par MaRichesse.Com sur 11 Août 2016, 12:36pm

Catégories : #POLITIQUE, #PEOPLE

Nicolas Sarkozy veut un droit du sol sous conditions

Dans un entretien accordé à Valeurs Actuelles à quelques jours de sa probable déclaration de candidature à la primaire de la droite, l'ancien président propose d'en finir avec l'automaticité du droit du sol.

Dernier tour de chauffe avant d'entrer dans l'arène. Nicolas Sarkozy, qui devrait bientôt annoncer sa candidature à la primaire de son parti, revient sur ses propositions «fer de lance» dans une interview estivale accordée ce jeudi au magazine Valeurs Actuelles.

 

Il en profite pour évoquer la question du droit du sol, qui permet à un enfant né en France de parents étrangers d'obtenir la nationalité à sa majorité: «Je suis contre sa suppression mais pour sa modification assez substantielle», déclare t-il. Le potentiel candidat à l'Élysée évoque une «présomption de nationalité» qui permettrait «de ne pas attribuer la nationalité à quelqu'un qui aurait un casier judiciaire à sa majorité, ou dont on pourrait prouver que ses parents étaient en situation irrégulière au moment de la naissance». «Je veux qu'on le garde mais pas de manière automatique», déclare l'ancien président.

Il s'agit d'un débat que Nicolas Sarkozy avait déjà lancé au début de l'été 2015,lors d'une réunion avec ses nouveaux adhérents lors de laquelle il déclarait: «Faut-il remettre en cause le droit du sol? Cette question incontestablement peut se poser». Sur ce sujet sensible, ses détracteurs l'accusent pourtant de se contredire. En effet dans son ouvrage La France pour la vie paru en janvier 2016, le président des Républicains affirmait qu'il était «plus que réservé sur la remise en question généralisée du droit du sol». C'est ce que rappelle ce journaliste sur Twitter:

 

Guillaume Larrivé, inconditionnel soutien du président LR, n'a pas manqué de partager son enthousiasme concernant cette prise de position. Invité ce jeudi au micro de France info, il affirme qu'il s'agit d'une «proposition forte». «Le droit du sol ne doit plus être automatique en France», affirme-il, avant de renchérir: «Quand on naît en France, on a vocation à devenir Français à condition de respecter le contrat avec la France, il y a des droits mais aussi des devoirs». Pour le député de l'Yonne, «un délinquant condamné à une peine de prison ne doit plus bénéficier demain du droit du sol». Il conclut: «l'assimilation à la communauté nationale ce n'est pas un gros mot».

 

Les propos de Nicolas Sarkozy ne sont cependant pas du goût de tous les Républicains. Hervé Mariton, autre candidat à la primaire de novembre, n'entend pas se laisser doubler sur sa droite par l'ancien président. Il réagit ce jeudi sur RTL aux propos de Nicolas Sarkozy et s'agace de l'annonce d'une «demi-mesure qui ne va pas au bout des choses». «J'ai pris position très clairement pour le droit du sang comme régime principal», assure-t-il. «On est Français parce que l'un des parents est Français. On peut le devenir si on démontre son assimilation» dit-il, avant d'asséner un dernier coup à son adversaire: «Nicolas Sarkozy s'est contredit sur le droit du sol. On a besoin d'un contrat clair pour 2017».


Pour rappel…

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, aujourd'hui en droit Français les notions de droit du sol et de droit du sang cohabitent: lorsqu'un enfant naît de parents français, il obtient la nationalité française par filiation, c'est le droit du sang. Si un enfant naît de parents étrangers sur le sol français, c'est alors le droit du sol qui s'applique: l'enfant obtient la citoyenneté française à 18 ans, à condition de résider en France et d'y avoir vécu durant au moins cinq ans depuis l'âge de 11 ans. Il peut aussi l'obtenir avant sous conditions et si une demande est formulée. En France, le caractère automatique de l'acquisition de nationalité pour un enfant né en France de parents étrangers a été abrogé en 1993 sous le gouvernement Balladur, avant d'être rétabli cinq ans plus tard par le gouvernement de Lionel Jospin. 

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