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Les quatre fois où on a cru que Macron démissionnerait (et en fait non)

Publié par MaRichesse.Com sur 30 Août 2016, 03:27am

Catégories : #POLITIQUE, #FRANCE

Les quatre fois où on a cru que Macron démissionnerait (et en fait non)

Le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, devrait remettre ce mardi sa démission du gouvernement à François Hollande. Il a plusieurs fois flirté avec cette possibilité pendant ces deux ans à Bercy, surtout au cours des derniers mois, avec le lancement de son propre parti politique. Retour sur le numéro d’équilibriste d’Emmanuel Macron au sein du gouvernement.

 

Avril : Lancement du mouvement « En marche ! »

Le 6 avril, le ministre de l’Economie officialise la création de son parti « En marche ! », « ni de droite, ni de gauche », et justifie la mise en place de ce mouvement alors qu’il est membre d’un gouvernement socialiste ainsi : « J’ai pris du temps, j’ai réfléchi, j’ai consulté, j’ai associé et j’ai décidé qu’on allait créer un mouvement politique, un mouvement politique nouveau. »

Pas du goût du président de la République. Quelques jours plus tard, sur le plateau de France 2, François Hollande recadre son ministre, qui « doit être dans l’équipe, sous mon autorité ». « C’est, entre nous, non pas simplement une question de hiérarchie, il sait ce qu’il me doit, c’est une question de loyauté personnelle et politique », assène le chef de l’Etat.

Les enquêtes d’opinion inquiètent peut-être François Hollande, Emmanuel Macron étant considéré en avril après l’annonce du lancement de son mouvement comme la personnalité de gauche préférée des Français.

Mai : « Jeanne fend le système, elle brusque l’injustice qui devait l’enfermer »

Le toujours ministre de l’Economie poursuit en mai son opération funambule, en particulier lorsqu’il se rend à Orléans pour célébrer les fêtes de Jeanne d’Arc le 8 mai. Ce fut surtout la fête des phrases à double sens, Emmanuel Macron multipliant les parallèles entre sa trajectoire politique et la légende de Jeanne d’Arc : « Jeanne se fraye un chemin jusqu’au roi, c’est une femme mais elle prend la tête d’un groupe armé et s’oppose aux chefs de guerre (…) Elle était un rêve fou, elle s’impose comme une évidence. (…) Elle a su rassembler la France pour la défendre, dans un mouvement que rien n’imposait. »

Ses allusions à une possible candidature en 2017 irritent au sein du gouvernement et deux jours plus tard, une caméra capte une scène étonnante dans l’Assemblée nationale. Manuel Valls s’oppose fermement à ce que Macron prenne la parole pour répondre à un député LR qui accuse le ministre de l’Economie de profiter de sa fonction pour lever des fonds au bénéfice de son mouvement. Le Premier ministre lâche alors au micro que « ce (qu’il) souhaite, et ce que nous souhaitons tous, et c’est le cas, c’est que les membres du gouvernement soient pleinement et totalement engagés dans leurs tâches ». Le lendemain, Mediapart annonce que le ministre a l’intention de déclarer sa candidature à la présidentielle le 10 juin, ce qui aurait provoqué la colère de Manuel Valls.

Juin : Aucune annonce, mais un sondage et une polémique qui font mal

Les informations de Mediapart qui ont agité le gouvernement étaient finalement erronées, mais un sondage Odoxa daté du 4 juin indique qu’une courte majorité de Français (52 %) souhaitent son départ du gouvernement. Surtout, ils sont plus nombreux à le vouloir parmi les sympathisants de gauche (55 %) que de droite (44 %).

Dans le même temps, Emmanuel Macron est dans l’œil du cyclone après la révélation d’une réévaluation du patrimoine de son couple par l’administration fiscale, qui l’oblige à payer de façon rétroactive l’ISF. Commentaire de l’intéressé : « Il y a des gens qui veulent créer des polémiques, il y a manifestement une volonté qui arrive à un moment qui n’est pas innocent, après je ne sais pas d’où ça vient et j’ai autre chose à faire que de m’en préoccuper. » Mais toujours pas de démission.

Juillet : Le divorce quasi-acté… et puis non

 

 
 

Sauf que non, le ministre décide de garder la stratégie de la « provocation », en organisant ce jour-là le premier meeting de son mouvement « En marche ! » à la maison de la Mutualité.

 

L’initiative est (très très) mal vue au sein de l’exécutif. Le jour du meeting, Valls lâche excédé qu’« il est temps que tout cela s’arrête ». Le lendemain, il accuse Macron de « céder aux sirènes du populisme ». Plusieurs ministres abondent, notamment Jean-Jacques Urvoas, garde des Sceaux, qui lance sur RMC que « quand on est ministre on agit, on ne parle pas au futur, et on ne regarde pas le passé ».

 

 

Et le lendemain encore, le 14 juillet, lors de son allocution présidentielle, François Hollande recadre plus sévèrement que jamais son ministre : « Respecter ces règles c’est rester au gouvernement, ne pas les respecter, c’est ne pas y rester. (…) Dans un gouvernement, il n’y a pas de démarche personnelle et encore moins présidentielle. » Le soir même, l’attentat de Nice détourne l’actualité de Macron, et le ministre ne démissionnera finalement pas en juillet (si tant est qu’il l’avait prévu). 

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