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Les 5 chantiers du nouveau propriétaire de l’OM

Publié par MaRichesse.Com sur 31 Août 2016, 04:00am

Catégories : #SPORTS, #FOOTBALL, #FRANCE

Les 5 chantiers du nouveau propriétaire de l’OM

Après vingt ans de règne de la famille Louis-Dreyfus, tout est à refaire ou presque pour Frank McCourt. Le repreneur américain va devoir relever défi colossal. Avec cinq chantiers à régler en urgence.

 

Gérer au mieux la saison de transition

Si le processus de vente est déjà bien avancé, la finalisation de la cession n’interviendra pas avant deux bons mois. Ce qui signifie que Franck Passi, l’actuel entraîneur, devra composer avec un effectif qui s’est déplumé au cours de l’été. Plusieurs cadres sont partis (Batshuayi et Mandanda notamment) et n’ont pas été remplacés quantitativement dans une équipe taillée pour jouer le milieu de tableau. Le ­timing d’annonce du rachat n’est pas idoine pour Frank McCourt qui doit s’attendre à une première saison difficile. L’Américain a la possibilité de signer un premier chèque afin de renforcer l’équipe cet hiver. « J’imagine mal les arrivées de joueurs prestigieux avant la fin du mercato(ce mercredi à minuit, NDLR), à moins que les deux parties ne se soient bien entendues là-dessus mais j’en doute. Il restera éventuellement le mercato hivernal, mais c’est toujours compliqué et risqué. On se dirige vers une saison de transition difficile », confirme Jean-Claude Dassier, président de l’OM entre 2009 et 2011. 

 

Reconstruire toute une équipe dirigeante

Le nouveau propriétaire part d’une feuille blanche pour rebâtir tout l’organigramme. Un chantier à tous les niveaux : la direction marketing, la direction commerciale, la formation mais aussi la communication. Il sera long et compliqué à mettre en place. « Le club est à refonder de A à Z. C’est un désastre », lâche au Figaro l’ancien patron des sports de TF1 farouche opposant de la méthode Labrune, son successeur. « Une des grandes erreurs de Labrune a été de ne pas savoir valoriser les actifs de l’OM. Le cas du nouveau centre d’entraînement Robert Louis-Dreyfus et de la formation est révélateur. Le club dispose d’une vraie ressource mais celle-ci n’a pas été exploitée avec des compétences », analyse Lionel Maltese, spécialiste des questions de management et de marketing dans le sport. « Vous verrez, la grande majorité des cadres vont avoir un mal fou à se recaser ailleurs. La plupart disparaîtront du monde du football. C’est la panique », nous glissait une source proche du club lorsque Margarita Louis-Dreyfus a officialisé vouloir vendre au printemps dernier. 

 

S’adapter à la spécificité marseillaise

Frank McCourt est surtout connu dans le monde du sport pour avoir dirigé la franchise des Dodgers. Mais on ne dirige pas une équipe de baseball comme un club de football en Europe, surtout dans une ville passionnée comme Marseille où l’exigence de résultats est immédiate. « La crainte qu’on peut avoir, c’est qu’on ne peut pas diriger l’OM de Los Angeles », s’interroge l’ancien patron de l’OM. Le promoteur immobilier américain devra nommer un président qui connaît bien le football et ses arcanes, la Ligue, la mairie, les investisseurs locaux mais aussi la presse. « La direction devra communiquer en sachant donner de l’espoir dans les mois qui viennent et en redonnant l’envie aux gens de revenir au stade. Pas simple », prédit Dassier. 

 

Savoir gérer les supporteurs exigeants

Soulagés de voir la page Louis-Dreyfus se tourner, les supporteurs marseillais préfèrent attendre des annonces concrètes avant de s’enthousiasmer sur la reprise. Même s’ils ont perdu depuis quelques mois le droit de commercialisation des abonnements (accordé par Bernard Tapie en 1987), ils constituent toujours un contre-pouvoir de poids. « C’est vrai qu’ils pèsent sur le club et ont un niveau d’exigence élevé », reconnaît Jean-Claude Dassier qui avait, lors de son mandat, plutôt pacifié la relation avec les différents groupes grâce aux bons résultats. L’ancien dirigeant conseille aux futurs dirigeants d’agir avec doigté. Attention sujet ultrasensible. « À l’époque, le maire me le rappelait sans cesse : ne touchez pas aux supporteurs  ! » Après une fin de saison calamiteuse où l’équipe s’est sauvée de peu de la relégation, la tension reste très forte dans les tribunes du Vélodrome plus clairsemées. « Deux matchs, vous nous avez déjà mis la haine. Un conseil, gagnez », avaient prévenu les fans avant la victoire des leurs face à Lorient vendredi dernier… 

 

L’OM locataire d’un Vélodrome coûteux

La location du stade (4 millions d’euros par saison avec une part variable de 20 % sur les recettes) n’arrange pas les comptes du club. « Je n’appellerais pas ça un problème. On reparlera de ce sujet dans le futur. La propriété d’un stade ne fait pas gagner des matches », a tenté de dédramatiser le nouvel actionnaire américain dans L’Équipe. Mais le sujet sera forcément débattu prochainement entre la mairie et l’homme d’affaires. « Non, le Vélodrome n’est pas un boulet même si sa location a beaucoup augmenté. Évidemment que le club disposerait d’un actif précieux en le possédant », estime Dassier. « Oui, mais encore faudrait-il que le club développe une vraie compétence d’exploitation commerciale. C’est un savoir-faire très recherché en Europe », souligne Lionel Maltese. « Cela devient d’autant plus compliqué que le business en plus du football a tendance à se raréfier en France. Il y a de plus en plus de concurrence », conclut l’ancien dirigeant.Le futur propriétaire du club phocéen, Frank McCourt (au centre) en compagnie de Margarita Louis-Dreyfus et de son fils Kyril, lundi, à l’hôtel de ville de Marseille. 

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