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Le succès de l’œnotourisme fluvial, ou quand le vin s’allie au fleuve

Publié par MaRichesse.Com sur 27 Août 2016, 18:03pm

Catégories : #VACANCES, #FRANCE, #BOISSON, #ALCOOL

Le succès de l’œnotourisme fluvial, ou quand le vin s’allie au fleuve

Une dame d'un certain âge bronze sur chaise en plastique, deux copines se prennent en selfie et un couple regarde la mer au loin. Rien à voir avec la plage. Nous sommes partis en croisière oenologique sur la Garonne. Ces dégustations, qui se font à bord d'un bateau Bordelais, sont désormais tendance à Bordeaux.

 

«C’est une façon de comprendre la ville et les vignes par le fleuve. Sur le bateau, on a un tout autre point de vue sur cette culture», explique Nathalie Lassegues, guide-conférencière pour le Bordeaux river cruise. Sur son bateau noir et rouge, elle apprend aux touristes à déguster trois vins différents, tout en leur parlant du port, des ponts et du vignoble.

bateau vin

Le bateau suit le chemin de la Garonne jusqu'à Bourg. C. LUDWIG/20MINUTES

Pendant ce temps, le bateau remonte doucement la Garonne en direction de l’estuaire de la Gironde. Mickael, un Australien venu de Sydney, profite de son après-midi le nez au vent, un verre à la main. «Bien sur, on aurait pu faire une dégustation normale. Et finalement on s’est dit que ce serait plus sympa avec le paysage du Bordelais tout autour», explique cet amateur d’œnologie, qui a déjà visité l’Alsace et la Bourgogne.

 

Goûter des vins plus rares

Bien sûr, le cadre est idyllique. Mais ce type de tourisme leur permet de goûter des assemblages de cépages moins connus, comme du sémillon ou du petit verdot. Les croisières œnologiques sont devenues une vitrine de plus pour les vignerons, qui ne se contentent plus d’attendre que les visiteurs passent la porte de leur exploitation.

«Les gens viennent à Bordeaux ou à Saint-Emilion, ce sont les villes qu’ils connaissent. Ils n’auraient peut-être pas fait l’effort de pousser plus loin», explique Nathalie Lassegues. A bord, deux camps se dessinent. Ceux qui n'y connaissent rien en vin et qui viennent aiguiser leur palais. A côté, les fins connaisseurs, qui sont là pour trouver des vins atypiques. A part deux soeurs originaires de la région, Suisses, Néerlandais et Australiens échangent en anglais.

Environ 70 personnes peuvent embarquer sur la Sardane pour une dégustation. C. LUDWIG/20MINUTES

Environ 70 personnes peuvent embarquer sur la Sardane pour une dégustation. C. LUDWIG/20MINUTES

 

Au plus près des vignerons

Le bateau marque ensuite l’arrêt à Bourg pour une deuxième dégustation dans la maison des côtes de Bourg, où deux autres vins sont présentés aux participants. Pour y arriver, les visiteurs doivent traverser le village et ses marches escarpées. «C’est important de faire venir le client jusqu’ici car nos appellations ne sont pas très connues du grand public, en tout cas moins que les grands crus classés. Ici, on leur sert du côte de Blaye ou du côtes de Bourg», explique Alice Masrol, chargée de l’oenotourisme à la maison des côtes de Bourg. Les vignerons ont bien fait de s'y adapter.

Pour que leur vin fasse partie des dégustations proposées, il leur suffit de se mettre en relation avec leur Maison des vins locale. Elle devient une vraie «extension de leur domaine», comme le souligne Alice Masrol. Le pari de l'œnotourisme fluvial semble être gagné. Entre deux gorgées, Mickael le reconnaît, c’est bien la première fois qu’il goûte un vin de cette appellation. Assis à l'ombre, sur une embarcation qui ne tangue pas, les bateaux sont aussi un moyen de rencontrer des passionnés des quatre coins de la planète. 

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