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Conseils, science, sante et bien-être


L'angiome du nourrisson est-il inquiétant ?

Publié par MaRichesse.Com sur 29 Août 2016, 11:32am

Catégories : #SANTE-BIEN-ETRE, #ENFANT

L'angiome du nourrisson est-il inquiétant ?
Cette pathologie, bénigne le plus souvent, affecte un nourrisson sur dix. Son évolution doit néanmoins être contrôlée afin de vérifier qu'il n'atteigne pas certaines zones à risque.

 

L'angiome est une pathologie très fréquente: 10 % des nourrissons en sont atteints, les filles principalement (trois à quatre fois plus que les garçons). Il se développe par prolifération des cellules des vaisseaux sanguins. Celles-ci forment une petite masse rouge en relief à la surface de la peau, indolore. Leur origine est encore imparfaitement connue. «Le terme angiome désigne en réalité deux catégories d'anomalie de vascularisation, précise le Pr Franck Boralevi, responsable de l'unité de dermatologie pédiatrique au CHU de Bordeaux. D'un côté les hémangiomes, des lésions réactionnelles au potentiel évolutif, qui apparaissent le plus souvent dans les premières semaines de vie. Ces anomalies sont l'objet d'un suivi médical régulier les premiers mois de la vie. De l'autre, les angiomes plans, des malformations vasculaires qui forment une tache lie-de-vin sur la peau et qui n'évoluent pas.» Ces dernières sont beaucoup moins fréquentes (moins d'un enfant sur mille).

Les hémangiomes ont tendance à grossir pendant les trois à six premiers mois, avant de se stabiliser, puis de décroître très lentement. «Il faut quatre à six ans pour une régression spontanée», indique le spécialiste. La grande majorité de ces angiomes est située à la tête et les trois quarts disparaissent presque complètement. Quand ils dépassent plusieurs centimètres, ils laissent souvent des marques. En tout cas, ils ne nécessitent généralement pas de traitement. Une petite minorité (10 % environ) prend des formes préoccupantes voire graves. C'est surtout une question de zone atteinte. «Deux localisations sont inquiétantes. Sur les paupières ou autour de l'œil, car on craint des atteintes oculaires. Et un angiome sur le territoire du menton laisse planer un risque plus élevé au niveau du larynx. S'il grossit, il peut alors gêner la respiration.» 

 

Un médicament révolutionnaire

Ce type de lésions sur des zones à risque justifient un traitement. Tout comme certains angiomes très étendus ou particulièrement inesthétiques car défigurants. Les risques de cicatrice sont en effet plus importants. Ces dernières années, un médicament est venu révolutionner le traitement des angiomes, le propanonol, un bêtabloquant habituellement utilisé pour soigner des troubles cardiaques. Le laser est parfois utilisé en complément. Plus rares, les angiomes plans sont eux aussi le plus souvent bénins. Il s'agit avant tout d'un problème esthétique car ils forment une tache rouge sur la peau et peuvent être situés sur le visage.

«Seule une situation peut être problématique: quand l'angiome plan se trouve sur certaines régions du front ou du cuir chevelu. On risque une atteinte cérébrale qui peut exposer au risque de convulsion.» Les autres cas se traitent généralement au laser car ce type d'angiome ne régresse jamais. Cette technique atténue la tache, mais ne la fait pas toujours disparaître complètement. L'angiome, sans être inquiétant dans la plupart des cas, nécessite néanmoins un suivi médical régulier chez un pédiatre ou un dermatologue dès les premiers mois de la vie. 

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