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Jean-Marc et ses escorts : « Je ne suis pas un salaud »

Publié par MaRichesse.Com sur 23 Août 2016, 11:33am

Catégories : #FAITSDIVERS, #INSOLITE, #VIE

Jean-Marc et ses escorts : « Je ne suis pas un salaud »

Je le retrouve dans la rue. Jean-Marc est un homme grand, l’air plutôt doux. Il a 33 ans.

Nous allons dans un café. Tout de suite, il entame :

« C’est peut-être un peu caricatural, mais il m’arrive de dire que ces escorts m’ont sauvé la vie. Elles m’ont fait énormément de bien, pour mon équilibre mental et physique. »

Il nous détaille sa « Vie de baise ».

Mes dates-clés

Avant de voir des escorts, j’avais une vie sexuelle assez... y avait pas grand-chose. J’ai eu pas mal de déception. Quand j’étais ado, je me prenais des vestes. Quand je draguais, ça ne marchait pas. Aujourd’hui j’ai pris du poids, mais même quand j’étais mince, ça ne fonctionnait pas. Au bout d’un moment, ça ruine la confiance en soi.

Ma première expérience sexuelle, j’avais 21 ans, c’était en vacances, au Brésil, avec une Brésilienne. Ça s’est pas super bien passé, parce que la fille a fait l’étoile de mer. Et je me suis dit : « Finalement, le sexe, c’est pas grand-chose. » Et quand je suis rentré à Paris, j’avais un cadeau : elle m’avait filé la gale.

La deuxième fois, c’était avec l’ex de mon frère aîné, qui était aussi une amie. Elle avait une sexualité très libre. Je lui avais beaucoup parlé de mon problème et un jour elle m’a proposé de coucher avec elle. Ça se passait bien, je sentais que je commençais à comprendre le truc, et là j’ai entendu un « clac ». Je suis allé dans la salle de bains et ça pissait le sang : je m’étais pété le frein.

Je me suis fait opérer. J’ai eu une posthectomie, c’est-à-dire une circoncision à l’âge adulte. Mais j’ai perdu beaucoup de sensibilité, car il y a beaucoup de terminaisons nerveuses au niveau du prépuce.

Ma vie sexuelle était vraiment un désastre. Je crois que le contact physique est un besoin primal car ça me faisait me sentir vraiment très mal d’en manquer. J’ai une libido assez importante, je crois, et j’étais sevré. Je savais que pour mon équilibre, il fallait que je trouve une solution.

Au fil des années, cette solution c’est de plus en plus devenu les escorts.La première fois avec une escort, c’était en 2011. Au début, je me suis beaucoup renseigné sur les sites, les annonces, j’ai appris sur des forums. Et je me suis lancé : j’ai tenté un rendez-vous qui n’a pas abouti. J’avais pris une chambre d’hôtel, j’y ai passé la nuit. C’était très stressant. Je devais la retrouver le lendemain matin à la bouche de métro, mais elle n’était pas là. Elle m’a dit que je n’avais pas reconfirmé. Je ne savais pas qu’il fallait reconfirmer. Je me suis dit : « Même quand je propose de payer, ça marche pas. » J’étais pas très bien. J’ai fait quelques autres tentatives foireuses avant de vraiment me lancer, dans la première moitié de 2013.

En général, les filles ont entre 20 et 25 ans, mais il peut y avoir des filles plus jeunes. Certaines ont 18 ans. Mais il n’y a pas de mineures. Chaque agence a des profils de filles différents. Par exemple, il y a une agence qui a des filles que les autres agences n’arrivent pas à avoir, plus jeunes, plus inexpérimentées. Les filles de cette agence peuvent avoir jusqu’à dix ou douze rendez-vous dans la journée et elles sont crevées au bout de deux jours. Quand une nouvelle fille arrive, tous les clients se jettent dessus. Elles tombent parfois de haut. Mais elles viennent toutes de façon volontaire : j’en ai parlé avec certaines d’entre elles, personne ne les force.

Les filles annoncent leurs pratiques par un système d’acronymes :

  • si elle fait l’anal, par exemple, c’est « A Level », ou « A + » ;
  • BBBJ ça veut dire « Bare Back Blow Job » – des fellations sans capote ;
  • SW (swallow), c’est qu’elle avale ;
  • parfois, c’est BBBJTCWS : « Bare Back Blow Job To Completion With Swallow » : une fellation sans capote et elle avale ;
  • CIF, c’est l’éjaculation faciale, « Cum In Face » ;
  • CIM c’est « Cum in mouth », éjaculation dans la bouche.

Il y a deux grosses tendances au niveau des prestations :

  • GFE, « girlfriend experience » : une fille qui est plus « câlin », gentille ;
  • et PSE, « Porn Star Experience », où c’est plus une expérience comme dans les films de boules.

A Paris, les prix commencent à 150 euros de l’heure : plutôt des Roumaines, des filles qui sont « moins jolies », qui viennent plus en indépendantes ou en petits groupes. A 180 ou 200 de l’heure, vous trouvez quelques agences. Mais pour les agences les plus connues, c’est 230 ou 250 de l’heure. Et il y a des extras. L’anal, c’est toujours en extra : 100 euros en plus la plupart du temps. Pour que les filles avalent, c’est 30 ou 50 de supplément.

Il y a beaucoup d’arnaques. Parfois les filles sont très, très différentes de leurs photos. Il y a beaucoup de Photoshop. Ou elles disent qu’elles font une pratique mais une fois sur place, elles refusent. C’est pour ça que se sont créés des sites de review, où les clients peuvent noter les escorts. J’avais vu un reportage de France 2 sur ces sites, qui disait « Ces salauds de clients notent les escorts comme si c’était de la marchandise » mais la réalité, c’est qu’il y a beaucoup de mensonges, de photos fausses, de prestations annoncées qui ne sont pas proposées. C’est pour se prémunir de ça que les clients parlent entre eux, se disent : « Elle a été carrée, elle est bien, elle est à la hauteur de ce qu’elle annonce. »

Quand j’ai commencé avec les escorts, je voulais réaliser des fantasmes. Je l’ai fait avec deux filles, avec des jumelles. C’était pas si top, finalement.

Alors que trois filles, physiquement, ça devient plus difficile, mais c’est incroyable. C’était la fois la plus folle. Elles étaient trois sur moi. Elles étaient très... comment dire... très bonnes dans leur job. C’était incroyable. J’étais sur le lit, j’avais une fille à droite, une fille à gauche et une fille entre les jambes et j’étais toujours en train de rouler une pelle à l’une ou à l’autre, j’avais les mains prises entre les jambes des filles à côté... Je les ai prises l’une après l’autre... Trois filles, on sait plus où donner de la tête ! C’était génial, j’ai pas vu l’heure passer. A la fin, j’étais lessivé. Je suis sorti, j’avais la dalle, je suis allé au resto à côté. Le serveur a vu que j’étais un peu bizarre... et à la fin je lui ai dit « Aujourd’hui, je l’ai fait avec trois filles », et je suis parti. Fallait voir sa gueule !

Désormais, je fais l’amour deux ou trois fois par semaine.

La dernière fois que j’ai eu une relation sexuelle, c’était hier. C’était bien. J’ai eu du plaisir et je lui en ai visiblement donné. C’était avec une Française, qui a fait des trucs beaucoup plus extrêmes que moi.

Ma sexualité

Il y a deux volets :

  • d’un côté, il y a de la consommation, je peux pas le nier. C’est peut-être le côté détestable du truc. Si je vois une fille qui est très jolie, j’ai envie de l’avoir, je me la paye. Les abolitionnistes ne voient que ça ;
  • mais de l’autre côté, quand je les rencontre, il y a aussi mon côté romantique et protecteur qui se manifeste et j’ai envie de partager quelque chose avec elles, de prendre soin d’elles. Et je trouve que ce n’est pas correct d’accuser les gens comme moi d’être sans cœur, d’être des exploiteurs.

En décembre dernier, il y a une fille qui a craqué dans mes bras. Elle avait peur que ses proches savent ce qu’elle faisait. Je l’ai consolée. On présente les hommes comme des bites ambulantes mais ce n’est pas vrai. Les filles, c’est jamais un numéro pour moi. Je me souviens de chacune d’entre elles, et elles comptent pour moi. Je ne suis pas un salaud.

J’ai toujours envie qu’il se passe un truc après. On échange nos numéros... Ça m’est arrivé d’emmener une fille manger des sushis après sa journée.

J’ai eu des bribes de relations avec ces filles et parfois j’ai eu des déceptions. Mais on arrive à oublier beaucoup plus facilement quand on va voir une autre fille juste derrière. Si je suis rejeté, je sais que je peux passer à autre chose.

Une partie de ma famille m’a rejeté il y a quelques années. J’ai pris vingt kilos en six mois, j’ai fait une grosse dépression. Au début, les escorts, c’était un réflexe de survie, de faire appel à une affection qui me manquait gravement. Même de façon artificielle. Ça répondait à un gros manque et ça m’a fait beaucoup de bien. Et j’essaie de leur rendre le plus possible.

Au lit (ou ailleurs)

Quand j’arrive, je frappe, la fille ouvre. J’espère que c’est la fille des photos – parfois même, elle est plus belle que sur les photos ! Elle est en tenue sexy (on peut demander un dress-code spécifique au moment où on prend le rendez-vous).

Je lui donne le « cadeau », c’est-à-dire la rémunération. Moi, je donne l’argent dans une enveloppe. C’est tout le temps du cash. Souvent, j’amène aussi un petit panier de fraises ou de framboises, et du champagne. Ensuite, je pars prendre ma douche. Puis on se retrouve dans la chambre et on commence à s’embrasser.

Une barquette de framboises
Une barquette de framboises - Ginny/Flickr/CC

Honnêtement, au niveau des sensations physiques, le sexe, en soi, c’est pas tellement incroyable. Pour moi, c’est surtout un truc psychologique : pouvoir me dire que j’ai été avec cette magnifique fille, que c’est arrivé dans ma vie !

Maintenant que je me suis amélioré, j’aime bien voir que la fille prend du plaisir. C’est pas facile parce qu’il y a des filles qui... simulent un peu.

Mon fétiche, c’est... que la fille avale. J’ai toujours eu ce fétiche-là. Quand je regardais du porno, c’était toujours ces films-là qui m’intéressaient. Pour moi, c’est une sorte de barrière qui est franchie. C’est aussi un truc qui crée du lien : c’est une petite partie de moi qui devient une petite partie d’elle. Le mieux, c’est quand je le fais avec une fille pour qui c’est la première fois. Je suis une personnalité qui aime avoir fait des trucs, j’aime pouvoir dire : « Ouais je l’ai fait dans ma vie. » Je n’ai jamais été le premier mec d’une fille, alors ça me console un peu.

Une autre pratique que j’aime beaucoup, c’est l’annulingus. Ça donne beaucoup de plaisir et ça compense ma perte de sensation au niveau du sexe.

La pénétration anale, j’aime pas trop. Payer 100 euros pour ça, non. Je l’ai fait une seule fois, avec une fille qui disait qu’elle était amoureuse de moi, et qui ne m’a pas fait payer.

Récemment, une fille m’a demandé de lui pisser dessus. Je l’ai fait. C’était pas fou mais je peux dire que je l’ai fait.

Je sais que certaines filles aiment être bousculées dans le sexe, mais moi je ne vais jamais être violent. C’est pas ma nature, je suis un gentil garçon.

Je déteste quand une fille m’a dit oui pour avaler et qu’elle ne le fait pas finalement. Je me sens volé, ça me ruine mon meeting. Et je vais ficher la fille sur Internet, parce que ça m’énerve.

A cause de mon opération, j’ai du mal à éjaculer. Je ne peux éjaculer qu’en me masturbant moi-même. J’ai déjà eu des filles réputées pour leurs fellations s’acharner sur moi pendant trois quarts d’heure... Après, ça joue pour mon endurance : je peux « limer » pendant trois quarts d’heure. Mais donc, pour m’amener à l’orgasme, j’ai besoin d’être stimulé, et principalement en pensant à des films pornos qui m’ont marqué – alors que j’ai une fille magnifique entre les jambes. Ça me déprime.

Un truc qui me stimule énormément, c’est d’embrasser. J’adore ça. Il y a des filles qui n’aiment pas embrasser et je me dis : « Elle accepte d’embrasser ma bite mais pas ma bouche ? C’est bizarre. »

Sinon, l’aine est une zone très érogène. C’est très agréable quand une fille me lèche par là.

Côté contraception, je me teste régulièrement pour les MST. Et j’utilise des capotes.

Mes mots

Je n’utilise pas le mot « baiser ». Parfois, je dis aux filles « I do not fuck you, I make love to you ». Mais à cause de l’anglais, elles ne comprennent pas toujours et elles entendent « love » et elles croient que je parle d’amour.

Une fois, pour me stimuler, j’ai demandé à une fille de se mettre debout sur le lit, parce qu’elle avait un corps qui répondait totalement à mes critères. Je la trouvais vraiment parfaite. Ne serait-ce que la voir nue, comme ça, sur le lit, ça me stimulait et je lui disais : « Mais toi, toi, tu acceptes de faire l’amour avec moi ? » Et là, elle m’a répondu : « Je n’accepte pas, j’ai envie de faire l’amour avec toi. » Ça m’a stimulé énormément. J’en ai tellement été sevré plusieurs années avant, et je me suis tellement dit qu’il n’y avait aucune fille qui avait envie de moi queces mots ont un effet incroyable.

Dans ma tête

Quand j’avais une dizaine d’années, on était au bois, avec des potes, et l’un racontait qu’il avait vu un film porno et qu’à la fin, la fille suçait l’acteur et qu’elle s’est retirée, et qu’il y a eu un gros plan sur elle, et qu’elle avait laissé couler le sperme de sa bouche. Ça m’avait ultra-choqué. J’’imaginais pas qu’une fille pouvait se prendre ça dans la bouche.

J’ai « fait » des filles de 18 ans. Ça me fait bizarre de me dire qu’elle sont nées en 1996. De se dire qu’une fille jeune accepte un mec comme moi... J’ai demandé à une des filles de 18 ans avec qui j’ai couché quel âge avait son plus vieux client, elle m’a dit 75 ans. J’espère qu’à 75 ans, je pourrai encore le faire avec des filles de 18. C’est un peu glauque mais tellement glorifiant.

Avant, le porno constituait l’essentiel de ma vie sexuelle. J’en regarde beaucoup moins aujourd’hui. Il y a quelques années, j’ai intégré l’équipe d’un site américain qui a le même fétiche que moi. Récemment j’ai contacté une actrice belge pour me filmer avec elle. C’est un truc qui a attisé ma curiosité.

Beaucoup de femmes me plaisent, pas des escorts, mais je n’essaie rien du tout. Je me suis mis en dehors du marché. C’est de la facilité. Je sais qu’en payant, c’est une « yes card », la fille va dire oui.

J’en ai parlé avec deux de mes frères et mon meilleur pote. Ils me disent qu’ils ne me jugent pas. Ils me disent : « Tu déconnes, tu dépenses beaucoup trop d’argent. » Mais il y a toujours une nouvelle fille mignonne qui arrive. J’ai l’impression d’avoir développé un comportement addictif, j’en suis conscient. Mais je ne me vois pas arrêter totalement du jour au lendemain. 

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